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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Maladresse par Celiag

[60 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Quand Harry pénètre sur le Chemin de Traverse, il ne sait toujours pas exactement ce qu’il fait là. C’est Hermione qui a insisté pour qu’il l’accompagne, sous prétexte qu’il a besoin de sortir. Harry n’a pas besoin de sortir, il sort suffisamment. Il se rend tous les jours à sa formation d’Auror et il s’y investit beaucoup. Il n’a jamais autant travaillé à Poudlard qu’il le fait pour sa formation. Il ne s’est jamais autant engagé dans quelque chose. A chaque fois qu’il en parle, Hermione le regarde avec une légère condescendance, un peu d’inquiétude et beaucoup de tristesse. Harry sait très bien ce qu’elle pense, elle pense qu’il s’est plongé dans son métier d’Auror pour ne pas songer au reste et elle a bien raison, même si Harry n’a pas envie de le dire à haute voix. Harry se lève tôt, se rend à ses cours, reste tard le soir pour lire des manuels et s’entrainer avec ses collègues. Quand il rentre chez lui, il fait nuit et la soirée est bien entamée. Il a juste le temps de dîner et de se coucher. Surtout, ne pas trop penser, ne pas trop ressentir.

Harry n’a absolument aucune envie d’aller se promener sur le Chemin de Traverse pour faire des achats de Noël. C’est Hermione qui a insisté, elle ne voulait pas le faire seule. Elle a également fait remarquer à Harry que ce serait le bon moment pour rendre une petite visite à Ron qui s’est décidé à travailler avec son frère dans leur boutique de Farces et Attrapes pour Sorciers Facétieux. Quand elle a fait cette suggestion, Harry s’est senti coupable. Cela fait maintenant cinq mois que Ron travaille sur le Chemin de Traverse et Harry n’est encore jamais allé le voir. De toute manière, ces derniers temps, Harry n’a pas vu grand monde. Et il se sent coupable.

La mort de Lord Voldemort remonte maintenant à plus de quatre ans dont deux demeurent flous et imprécis pour Harry. Après la bataille menée à Poudlard, Harry n’avait rien fait. Il s’était rendu au Terrier avec Ron, avait assisté à la souffrance de la famille Weasley avec détachement, sans trop la ressentir. Il était resté aux côtés de Ginny, sans trop la voir. Ensuite, sans aucun signe annonciateur, sans que personne ne s’y attende, Harry s’était effondré. C’était comme une baguette usée qui s’était cassée en deux en jetant un sortilège de trop. Harry était devenu incapable de se lever, de manger, de parler, de sourire, de s’intéresser à quoi que ce soit. Il restait prostré, mutique, hermétique à toute tentative d’approche. Il était sujet à des crises de larmes incontrôlables, à des cauchemars terrifiants, à des douleurs fantômes au niveau de sa cicatrice, à des attaques de panique injustifiées. Après force disputes, cris, discussions et regrets, Harry avait été conduit à Ste Mangouste. Bien sûr, le problème de Harry n’était en rien lié à un maléfice, un empoisonnement ou une maladie mais les guérisseurs de l’hôpital l’avaient accueilli avec respect et bienveillance. On l’avait mis dans une chambre individuelle, on lui avait donné des potions calmantes et Harry avait dormi longtemps. Le simple fait de pouvoir se reposer et d’être seul avait fait du bien à Harry. Il ne l’avouerait jamais mais fuir la maison endeuillée des Weasley l’avait libéré d’un poids important, tout comme fuir les gestes tendres de Ginny l’avait soulagé. Harry avait pu cesser de se sentir coupable de la mort de Fred, cesser de se sentir coupable de son attitude distante envers Ginny, cesser de se sentir coupable d’éviter les discussions avec Hermione qui voulait simplement l’aider. Oh bien sûr, la culpabilité n’était pas complètement partie mais elle était devenue plus supportable. Dans le même temps, un guérisseur spécialisé dans les troubles mentaux magiques était venu parler avec Harry plusieurs fois par semaine et lui avait permis de mettre enfin des mots sur ce qu’il ressentait. Au début, Harry n’avait pas voulu parler mais il avait fini par céder et devait avouer qu’il ne le regrettait pas. Il était resté deux mois à Ste Mangouste puis avait eu la surprise de recevoir la visite du professeur McGonagall qui lui avait proposé de venir passer quelques temps à Poudlard.

- Je suis que vous n’avez nulle part où aller, avait-elle dit d’un ton ému et crispé.

C’était vrai et il avait été bien heureux que quelqu’un le reconnaisse. Harry avait emménagé à Poudlard, dans une chambre libre occupée autrefois par un professeur. Il avait passé de nombreuses heures à se promener dans le parc avec Hagrid. Cela lui avait fait beaucoup de bien.

Le professeur McGonagall, maintenant directrice, avait fait savoir que les élèves qui désiraient obtenir leurs ASPIC et en avaient été empêchés par la guerre, étaient les bienvenus à Poudlard pour une année de formation un peu spéciale. Harry avait aussitôt accepté. Il n’avait pas renoncé à son ambition de devenir Auror et il n’avait pas grand-chose d’autre à faire pour le moment. Ils n’étaient pas très nombreux à revenir pour valider leur diplôme. Beaucoup de septième année étaient morts pendant la bataille de Poudlard, la plupart des Serpentard se terraient chez eux dans l’espoir de se faire oublier et beaucoup préféraient rester auprès de leurs familles plutôt que de se rendre à Poudlard. Hermione était venue, évidemment, ainsi que Ron. Il y avait également Dean Thomas qui avait été forcé de fuir lors de la guerre, Susan Bones, d’autres élèves que Harry ne connaissait pas et Drago Malefoy. Cette année à Poudlard avait été très différente des autres. Les professeurs parlaient à Harry, Ron et Hermione comme s’ils étaient des adultes, ne leur reprochaient plus de bavarder, leur adressaient beaucoup plus de remarques personnelles du type « Vous allez bien aujourd’hui Harry ? » et étaient globalement plus aimables qu’avant. Tout le monde avait obtenu ses ASPIC et la vie avait repris son cours.

Harry avait emménagé au Square Grimmaurd, dans cette maison que Sirius lui avait léguée et dont il n’osait pas se débarrasser. Ginny venait souvent le voir, se plaignait de cet endroit sombre et lugubre et Harry ne pouvait s’empêcher d’être d’accord avec elle. Ron et lui avaient intégré la formation des Aurors, ce qui leur avait demandé beaucoup de travail et d’investissement. Harry était bien plus doué que Ron qui avait souvent du mal à obtenir des notes correctes. A la fin de la première année de formation, Ron avait décidé d’arrêter et de se tourner vers une autre carrière. Harry savait que ce n’était pas seulement dû à ses difficultés mais surtout à sa répugnance des combats et des mages noirs. Ron n’avait plus envie de cela, il ne voulait pas passer sa vie à pourchasser des criminels, il ne le supportait plus. Harry avait respecté son choix et cela n’avait rien changé à leur amitié. Ron avait intégré une autre formation, pour travailler dans le commerce, un métier bien moins dangereux.

A la fin de sa deuxième année de formation, Harry s’était décidé à détruire la maison des Black pour en reconstruire une autre bien plus à son goût. Hermione l’avait aidé à réaliser que Sirius avait toujours détesté cette maison et ne s’en formaliserait certainement pas. La tapisserie familiale et le portrait de Mrs. Black n’avaient pas résisté aux sortilèges des ouvriers de la Construction Magique et cette nouvelle avait remonté le moral de Harry. Grâce à la magie, les travaux sorciers étaient bien plus rapides que les travaux moldus et au bout de deux mois seulement, Harry s’était retrouvé avec une nouvelle demeure moderne, confortable et accueillante. Il ne regrettait son choix pour rien au monde. C’était à peu près à cette époque-là qu’il avait quitté Ginny. Cette relation avait duré trois ans puis avait pris fin pour de multiples raisons. La principale étant que Harry et Ginny n’allaient pas ensemble et ne se comprenaient pas. Ginny avait une grande famille chaleureuse, avait été désirée et aimée, était forte, heureuse et équilibrée. Harry, lui, était tout l’inverse. En d’autres termes, comme il l’avait expliqué à Hermione, Ginny allait bien, trop bien pour Harry qui devait continuellement se battre avec les traumatismes de sa vie.




Et aujourd’hui, Harry a entamé sa dernière année de formation, Ron travaille avec George et Hermione développe la S.A.L.E. Aujourd’hui, Harry doit accompagner son amie sur le Chemin de Traverse pour acheter des cadeaux de Noël et n’en a franchement aucune envie. Harry et Hermione arpentent la grande allée bondée, saluant d’un geste de la main de nombreuses personnes qui les reconnaissent. Hermione monologue sur son hésitation d’achat. Devrait-elle offrir un nouveau balai à Ron ? Ou alors des places pour le prochain match des Canons de Chudley ? Ou encore ce nouveau jeu de société sorcier qui a du succès en ce moment et qui pourrait plaire à Ron, lui qui aime tant les échecs ? Harry se contente de répondre par de vagues grognements à peine audibles et regarde les vitrines sans trop les voir. Les décorations de Noël, scintillantes et colorées lui agressent les yeux. Il aimerait mieux rentrer chez lui et se morfondre seul, comme il le fait si souvent.

- Je me demande si je ne devrais pas proposer à Ron de venir vivre avec moi, dit soudain Hermione en changeant de sujet sans prévenir.

Harry manque de s’étouffer avec sa propre salive et tousse quelques secondes. Hermione lui jette un regard agacé.

- Quoi ? demande-t-elle froidement. Tu trouves cela idiot ? Précipité ?

- Non, non, fais comme tu veux…

- Nous n’avons que vingt-deux ans, je le sais mais mon appartement est assez grand pour y vivre à deux. Et il est temps que Ron quitte un peu sa famille, tu ne crois pas ?

- Euh, si, sans doute. A cet âge-là, mes parents étaient déjà mariés, avaient déjà un enfant et… étaient déjà morts alors tu sais, il y a pire que vous.

Hermione lance à Harry un regard moins dur qu’avant et pousse un soupir. Sa séparation avec Ginny était plutôt le choix de Harry mais tout de même, il ne peut s’empêcher de ressentir un tout petit peu de jalousie devant le bonheur de Ron et Hermione. Ce qui lui donne bien sûr l’impression d’être misérable.

Harry et Hermione arrivent enfin devant la boutique des frères Weasley et échangent un sourire spontané. La devanture est toujours aussi drôle et tapageuse, bariolée et attirante. S’efforçant de ne pas trop penser à Fred, les deux amis pénètrent dans le magasin bondé. Visiblement, le succès des farces et attrapes ne décline pas et Harry observe, amusé, les jeunes sorciers et sorcières regarder les produits avec excitations en poussant des cris enthousiastes. Harry est un peu trop vieux pour acheter quoi que ce soit ici, il ne saurait pas quoi en faire et il en ressent un léger regret. A côté de lui, Hermione s’extasie devant l’originalité des différents objets.

- Fred et George ont toujours été très doués pour inventer des choses prodigieuses, dit-elle avec sérieux. Je suis contente de constater que George et Ron continuent d’y arriver.

- Oui, dit Harry.

La foule et les bruits qui l’entourent l’empêchent d’avoir une conversation plus approfondie. Néanmoins, il comprend parfaitement ce qu’Hermione veut dire et il est d’accord avec elle. Lui aussi est heureux du succès de Ron. En parlant de Ron, celui-ci apparait enfin sous leurs yeux, s’extirpant de la foule et leur adresse de grands signes joyeux. George le suit de près et serre la main de Harry avec un grand sourire.

- Vous êtes venus ! s’exclame Ron, ravi. Alors Harry, qu’en penses-tu ? Nous avons fait quelques modifications…

- C’est très réussi, vraiment.

Harry fait les éloges de la boutique pendant un long moment. Après la mort de Fred, elle avait été laissée à l’abandon. George n’était plus capable de s’y rendre et n’avait plus aucune motivation. Finalement, c’est l’idée d’y travailler avec Ron qui l’avait poussé à y retourner. Ils avaient changé beaucoup de choses pour s’approprier l’endroit et commencer un nouveau départ. Visiblement, cela fonctionnait et ils avaient l’air heureux.

- Alors, tu as acheté des choses avant de venir ici ? demande Ron en montrant le sac de Harry.

- Oui, seulement de la nourriture pour mon hibou et quelques bonbons. Je n’ai pas pu résister.

Près d’eux, Hermione et George sont en grande discussion au sujet d’un nouveau produit qui vient de sortir et qui impressionne Hermione. Ron donne un coup de coude à Harry.

- Je ne sais pas vraiment quoi offrir à Hermione pour Noël. J’ai encore un peu de temps, ce n’est que dans deux semaines mais bon… Tu as une idée ?

Harry lui lance un regard blasé et se prépare à supporter un autre monologue d’hésitations ridicules.

- Vous devriez venir dîner chez moi un de ces jours, propose Harry pour changer de sujet. Nous aurons davantage le temps pour discuter et ce sera moins bruyant.

- Oui, compte sur moi !

Harry et Ron essaient de trouver une date qui les arrangerait puis Ron se lance dans le récit de quelques anecdotes amusantes. Apparemment, de nombreux adolescents tentent de voler des produits de leur boutique mais Ron et George les prennent toujours en flagrant délit et se délectent de l’expression coupable et honteuse qui apparait sur le visage des voleurs.

- Ils ne savent pas qu’on a ensorcelé tous nos produits et qu’on sait tout de suite quand on veut nous voler, chuchote Ron, très fier de lui.

Harry sourit, un peu amusé à l’idée de son ami faisant la morale à des gamins de treize ans.

- Très bien, va regarder, je t’attends ici, dit soudain une voix trainante juste derrière Harry.

Harry et Ron reconnaissent immédiatement cette voix, parce qu’elle a été un objet de haine pendant des années. Tous deux se retournent et observent Drago Malefoy faire un signe à une femme qui s’éloigne. Il reste debout, jetant autour de lui des regards ennuyés et méprisants, comme s’il était de son devoir de faire comprendre à tout le monde qu’il n’a aucune envie de se retrouver ici. Cette attitude agace immédiatement Harry mais il renonce à faire le moindre commentaire. Malgré cela, Malefoy doit sentir qu’il est observé et tourne la tête vers eux. Ses yeux gris et froids accrochent ceux de Harry et les deux hésitent quelques secondes. Ils sont à trois mètres l’un de l’autre et il est dur de s’ignorer. Pourtant, Malefoy pourrait très bien s’éloigner pour rejoindre la femme à qui il parlait peu de temps auparavant. Au lieu de cela, il fait un pas vers Harry et ce dernier fait la même chose. Ron suit Harry, machinalement.

- Potter, dit Malefoy en faisant un signe de la tête raide et glacial.

- Bonjour Malefoy, dit Harry en s’efforçant de mettre davantage de chaleur dans sa voix. Cela fait longtemps que je n’ai pas eu de tes nouvelles, tu semblais avoir disparu.

Quand ils étaient retournés à Poudlard pour obtenir leurs ASPIC, Drago Malefoy avait souhaité venir et s’était heurté à des protestations émanant du conseil de l’école et des professeurs eux-mêmes. Slughorn, directeur de Serpentard, avait fait comprendre qu’il n’avait pas spécialement envie d’accueillir un nouveau Mangemort dans sa maison. Les membres du conseil avaient eu la même réaction. Le procès avait acquitté Drago de la plupart des charges mais l’opinion demeurait et les parents avaient, disaient-ils, peur pour leurs enfants. Harry les soupçonnait surtout de vouloir se venger de Lucius Malefoy qui ne s’était jamais dérangé pour les menacer de toute sorte de maux au cours des dernières années. Bref, Malefoy avait pu intégrer Poudlard, finalement, mais il était perpétuellement surveillé par des Aurors qui patrouillaient dans l’école pour protéger les élèves. Durant les quelques mois qu’ils avaient passé à Poudlard, Drago s’était arrangé pour éviter Harry le plus possible et y avait si bien réussi qu’ils s’étaient à peine croisés. Cela avait convenu à tout le monde. Après la validation de leur diplôme, Malefoy était reparti de son côté et Harry l’avait très peu revu. Il l’avait aperçu à un match de Quidditch, une fois, l’avait croisé au Ministère, une autre fois mais c’était tout. Il n’avait absolument aucune idée que ce que Malefoy avait vécu depuis trois ans.

- J’aimerais bien pouvoir en dire autant de toi, répond Drago de son éternelle voix trainante. Malheureusement, les journaux nous tiennent régulièrement informés de tes faits et gestes… Je sais donc que tu étudies pour devenir Auror, que tu as détruit l’antique et illustre maison de ma famille pour reconstruire je ne sais trop quoi à la place, que tu t’es séparé de Ginny Weasley et que tu vas toutes les semaines à Ste Mangouste pour y rencontrer un guérisseur de l’esprit. Comme s’est charmant.

Il y a une moquerie évidente dans la dernière phrase de Malefoy et Harry sent immédiatement la colère monter en lui. Après la guerre, Drago s’était fait discret et silencieux, soucieux d’échapper aux représailles mais maintenant que le temps a passé, il reprend ses vieilles habitudes. Visiblement, il n’a pas pu résister à l’envie de venir insulter Harry, comme autrefois.

- C’est justement parce que c’était la maison de ta famille que je l’ai détruite, rétorque Harry avec un sourire un peu cruel. Et cela me touche beaucoup que tu t’intéresses à moi au point de lire tous les articles qui me concernent…

Malefoy rougit et regarde Harry avec de la haine. Harry ne peut s’empêcher d’en ressentir une importante satisfaction, un peu comme si cet échange digne du « bon vieux temps » faisait naitre en lui une douce nostalgie.

- Je ne lis pas les articles Potter ! Je ne peux pas échapper aux unes, c’est tout ! Mais enfin bon, tu as toujours tellement aimé te retrouver au cœur de l’attention que ce n’est pas près de s’arrêter, j’en ai bien peur…

- Tu es toujours aussi stupide et jaloux, c’est pathétique, répond Harry avec mépris.

- Jaloux ? C’est toi qui es pathétique de croire que je suis jaloux de toi !

- Pourrait-on se calmer s’il vous plait ? demande Ron avec raison. Nous sommes dans une boutique de Farces et Attrapes censée inspirer la joie et la bonne humeur…

Drago Malefoy se tourne brusquement vers Ron et le regarde pour la première fois depuis le début de la conversation.

- Ah oui, c’est vrai que nous sommes dans la boutique Weasley… Elle marche bien apparemment, tu dois être heureux de gagner autant d’argent. N’est-ce pas trop choquant pour toi ?

- La ferme Malefoy ! Sors donc de mon magasin si c’est pour dire des choses aussi désagréables !

- Avec plaisir !

Ron hausse les sourcils mais un client l’interpelle et il se détourne. Harry et Drago se fixent, en colère l’un et l’autre bien qu’ils ne sachent pas vraiment pourquoi. A l’instant où Harry s’apprête à dire une nouvelle méchanceté, une jeune fille d’environ douze ans tente d’attraper une plume d’encre couleur arc-en-ciel. Trop chargée, elle fait tomber ses précédents achats qui se déversent à ses pieds dans un grand fracas. Une fiole rose vif rebondit sur le sol et vient se briser aux pieds de Drago et Harry, qui sont trop occupés à se disputer pour y faire véritablement attention. Autour d’eux, tout le monde recule instinctivement quand une fumée rose bonbon s’élève dans les airs.

- Si j’avais eu le choix, je n’aurais jamais mis les pieds dans cette boutique, assure Malefoy. Je ne vais tout de même pas donner de l’argent aux Weasley, ce serait un comble !

- Eh bien dégage, personne ne te retient !

- J’attends quelqu’un !

- Ah oui, tu as encore des amis ?

- La ferme Potter ! Et puis c’est quoi encore que cette chose ?

Malefoy fait un geste imprécis de la main pour chasser la fumée rose. Harry remarque l’étrange phénomène et l’observe avec surprise. La fumée monte jusqu’à leurs visage et Harry recule avec un peu de retard. Il tousse et la fumée se dissipe aussi rapidement qu’elle est apparue. Autour d’eux, les gens ne s’y intéressent plus et continuent leurs achats. Seuls Ron et George fixent Harry et Drago avec un certain malaise et les rejoignent lentement, comme s’ils avaient un peu peur de ce qui allait se passer. Ron pose une main sur l’épaule de Harry.

- Allez viens, dit-il doucement. Je voudrais te montrer quelque chose dans l’arrière-boutique…

Mais Harry n’écoute pas ce que Ron lui raconte. Il regarde Malefoy avec intensité, comme s’il le voyait pour la première fois. Et c’est drôle parce que Malefoy semble beaucoup plus beau qu’avant. Pourquoi Harry n’avait-il jamais remarqué à quel point Malefoy était beau et élégant ? C’est criminel de sa part ! A moins d’un mètre de lui, Drago le fixe de la même manière et pose une main sur sa bouche comme s’il craignait de vomir. Ses joues sont moins pâles que d’habitude et cela lui donne un air un peu moins guindé. Quand Harry réalise qu’il a très envie de passer sa main dans les cheveux de Drago pour les décoiffer, il attrape vivement le bras de Ron et le serre de toutes ses forces. Il ne devrait pas avoir envie de cela, n’est-ce pas ? Quelque chose cloche, c’est évident. Malefoy retire sa main de sa bouche et la tend vers Harry.

- Potter, murmure-t-il d’un ton qui ressemble à un gémissement.

La voix de Drago détruit les dernières résistances de Harry qui lâche Ron et se penche en avant pour venir rencontrer la main de l’autre. Brusquement, Ron attrape Harry et le tire en arrière.

- Viens avec moi Harry, il faut absolument partir d’ici, dit-il précipitamment.

Harry se débat mais George aide son frère et les deux Weasley l’entrainent au fond de la boutique, sous les regards sidérés des clients. Ils entrent dans le bureau, referment la porte derrière eux et observent Harry avec inquiétude. Harry voit immédiatement qu’ils ont l’air coupables de quelque chose.

- Quoi ? demande-t-il d’un ton agressif. Pourquoi m’avez-vous trainé ici ? Je dois aller retrouver Drago, il faut que…

- Non ! s’écrie Ron d’une voix plus aigüe que d’habitude. Non, tu ne dois surtout pas aller voir Malefoy.

- Et pourquoi pas ? Je l’aime, je dois le retrouver tout de suite, il le faut !

Oui, c’est cela, Harry l’aime, il ne l’avait pas encore compris mais maintenant c’est clair et limpide. Devant lui, George a la lèvre tremblante, comme s’il se retenait de rire mais il reste fermement devant la porte pour empêcher Harry de quitter la pièce.

- Ecoute Harry, dit Ron en le forçant à se tourner vers lui. Cette fumée rose que tu as vue tout à l’heure, c’est un philtre d’amour. Normalement, il se boit mais vous en avez inhalé une bonne dose donc ça fait aussi effet, apparemment. Quand on le boit, ça dure dix heures donc pour vous, ça ne devrait pas être long.

- Peut-être une heure ou deux, confirme George. Il vaut donc mieux que tu restes ici en attendant que ça passe…

Harry les fixe comme s’ils étaient fous ou stupides.

- Qu’est-ce que vous racontez ? Je n’ai bu aucun philtre d’amour, j’aime Drago, c’est tout, ça n’a rien à voir ! Je l’aime et il m’attend, laissez-moi partir !

George se mord l’intérieur de la joue pour rester impassible mais Ron ricane sans pouvoir s’en empêcher.

- C’est bien ce qu’on dit, affirme-t-il. Tu n’aimes pas Malefoy, c’est une illusion. Comment pourrais-tu l’aimer alors qu’il est aussi méchant et insupportable ?

- Ne critique pas Drago ! s’énerve Harry, vexé. Je l’aime, il est parfait !

Incapable de résister davantage, George éclate de rire. Conscient que l’autre se moque de lui même s’il ne comprend pas pourquoi, Harry s’énerve pour de bon. Il marche résolument vers la porte mais George l’attrape au vol et le maintient immobile. Au même moment, la porte s’ouvre à la volée et Drago Malefoy entre, les joues rougies, le regard vague et l’air paniqué.

- Où est Harry ? s’écrie-t-il comme s’il avait perdu un objet d’une importance vitale.

Le rire de George redouble, à tel point qu’il est obligé d’essuyer des larmes qui coulent sur ses joues. Malefoy remarque enfin Harry et le dévore des yeux, toute dignité envolée.

- Je t’aime, dit Harry.

Malefoy rejoint Harry d’un pas vif, attrape les pans de son manteau, l’attire vers lui et l’embrasse passionnément. Ron et George observent la scène, figés de stupeur puis Ron s’écroule de rire sur le bureau. George tire Harry en arrière pour le défaire de l’étreinte de Malefoy et parvient à l’éloigner de quelques mètres. Ron, toujours hilare, donne des coups de poing sur le bureau.

- Par Merlin, jamais je n’oublierai ça ! s’écrie-t-il entre deux spasmes de fou-rire. Vous allez vous sentir tellement idiots quand la potion ne fera plus effet ! Ah, c’est trop… c’est trop…

- Quelle potion ? demande Malefoy d’une voix étrange qui n’a plus rien de trainant.

- La potion d’amour que vous avez respirée sans le vouloir ! Elle vous donne l’impression d’être amoureux mais c’est faux…

- Enfin, soyons clairs, précise George, les lèvres toujours agitées de tremblements. Aucune potion ne peut imiter l’amour donc vous ressentez surtout une obsession dévorante et une attirance sexuelle intolérable.

Aux derniers mots, le fou-rire de Ron repart pour de bon tandis que Harry et Malefoy le fixent sans vraiment le voir. Harry se tourne à nouveau vers Malefoy et le regarde avec une légère supplique. Tout ce qu’il veut, lui, c’est être avec Drago, le toucher, l’embrasser encore, le serrer contre lui. Ron et George commencent à le faire chier. En plus, il ne comprend rien de ce qu’ils disent. Avec un geste brusque et violent qui surprend George, Harry se dégage de sa prise et court vers Malefoy. Ce dernier tend la main, attrape celle de Harry et transplane immédiatement. Le rire de Ron se bloque dans sa gorge et il regarde le bureau vide avec stupéfaction.

- Merde, dit-il, une légère panique dans la voix.

- Oui, merde, répète George qui ne rit plus du tout. Hermione va nous tuer et puis, quand ils reprendront conscience, Harry et Malefoy aussi…




Harry atterrit sur un tapis noir et blanc, dans une chambre qu’il ne reconnait absolument pas. Cela lui est complètement égal cependant, puisque Malefoy est avec lui. Harry ne sait pas très bien comment il est arrivé ici mais tout ce qu’il sait, c’est qu’il meurt d’envie de toucher la personne qui est à côté de lui. D’ailleurs, c’est ce qu’il va faire. Les sens étrangement engourdis, le cœur battant, Harry se jette sur Malefoy qui répond immédiatement à son baiser. Les lèvres de Drago, c’est exactement ce que Harry désire. Sa langue aussi. Harry a chaud alors qu’il neige au-dehors, mais peu importe. Drago et Harry retirent leurs manteaux, leurs écharpes, leurs gants et leurs chaussures puis se rejoignent à nouveau. Drago lèche la langue de Harry, la suce lentement puis l’embrasse. Jamais personne n’a embrassé Harry de cette manière et jamais cela n’a été aussi bon. Un baiser, cependant, ce n’est pas assez. Harry veut sentir la peau de Drago contre la sienne, il veut la toucher, la caresser, la lécher, s’en enivrer. Il ne sait pas trop comment ils en arrivent là mais Harry et Drago retirent leurs pulls, leurs chemises et se serrent l’un contre l’autre. Malgré le froid de décembre, Harry a des bouffées de chaleur étranges qui le submergent. Il a un peu mal à la tête aussi mais il s’en moque éperdument. Quand la peau nue de Drago touche la sienne, Harry ressent de petites décharges électriques courir dans son corps.

Harry se penche vers Drago, pose ses lèvres sur son cou et respire profondément le parfum de sa peau. C’est mieux qu’une drogue, songe Harry qui n’a jamais pris de drogue. C’est surement ça l’amour, aucun doute. Harry embrasse le cou de Drago, sa clavicule, l’arrondi de son épaule pendant de ses mains caressent son dos, suivant la ligne droite de sa colonne vertébrale. Les mains de Harry atteignent la nuque de l’autre et ne résistent pas à la tentation. Elles défont doucement le ruban de soie qui gardent les cheveux de Drago attachés. Il a les cheveux longs, jusqu’aux épaules, comme s’il ne se les était pas coupés depuis la guerre. Harry se rappelle vaguement Lucius, qui portait les cheveux longs, lui aussi mais cette idée demeure floue. Harry passe ses doigts dans les cheveux blonds et soyeux de Drago en se disant que c’est la sensation la plus douce et la plus agréable qui lui a été donné d’expérimenter.

Ses gestes semblent exciter Drago qui attrape les cheveux de Harry et l’attire vers lui pour l’embrasser à nouveau. Les mains de Drago abandonnent les cheveux de Harry, glissent sur son dos, entrent dans son pantalon et caressent doucement ses fesses. Harry pousse un soupir et passe ses bras autour du cou de Drago pour le maintenir contre lui. Voilà, se dit Harry, il pourrait mourir maintenant. Il en a même un peu envie. Il pourrait mourir là, dans les bras de Drago Malefoy, en sentant sa peau contre la sienne, ce serait parfait. D’ailleurs, c’est tellement bon que Harry a presque l’impression qu’il va vraiment mourir. Son cœur bat trop vite, une douleur lancinante lui vrille le crâne et il se sent étrangement étourdi, comme s’il était dans un monde brumeux et cotonneux. Mais ce n’est pas grave, Harry aime cela. Il aime absolument tout ce qui a trait à Drago Malefoy. Surtout que Drago appuie sur les fesses de Harry pour le serrer davantage contre lui et que leurs sexes se frôlent, à travers leurs pantalons. Harry a le sentiment qu’il va devenir cinglé. L’amour est quelque chose de dangereux.

Drago pousse un peu brusquement Harry sur le lit et le sort momentanément de sa torpeur. Harry tombe assis sur le bord du lit et Drago le fixe, avec ses yeux gris couleur de tempête, ses joues rosies et ses longs cheveux blonds qui tombent en cascade lunaire sur ses épaules. Harry le regarde comme s’il était une apparition divine, bouche bée et l’air surement idiot. Drago se met à genoux devant Harry, lui écarte les jambes, défait sa ceinture, sa braguette et prend son sexe dans sa main. Pendant une seconde, Harry songe que le contact des doigts de Drago sur sa verge va suffire à le faire jouir mais non, tout va bien. Les yeux écarquillés et la respiration haletante, Harry regarde la main de Malefoy monter et descendre sur son sexe. C’est bon mais quelque chose dérange Harry, comme une légère frustration. Les sensations qu’il éprouve semblent lointaines, comme si ce n’était pas vraiment son corps que Drago touchait. Absurde, évidemment. Harry en veut plus. Comme s’il lisait dans ses pensées, Drago se penche et lèche doucement le gland de Harry. Ce dernier frissonne et se tend, dans un sentiment d’attente insupportable. La langue de Drago court sur le sexe de Harry, de bas en haut et un nouveau frisson parcourt Harry. Enfin, Drago prend le sexe de Harry dans sa bouche et resserre délicatement ses lèvres. La sensation est incroyable et Harry pousse un gémissement qui, cette fois-ci, fait frissonner Malefoy. La bouche de l’autre est chaude, humide et elle a vraiment l’air faite pour accueillir le sexe de Harry. Il ferme les yeux un instant, se laisse griser par le plaisir qui monte dans son corps quand les lèvres de Drago glissent sur sa verge puis remontent, quand sa langue lèche son gland, quand ses mains enserrent ses testicules et les caressent lentement. La respiration de Harry s’emballe et ses soupirs s’accélèrent. Pourtant, encore une fois, il a l’impression de ne pas suffisamment ressentir tout cela. Son plaisir semble loin et lui parvient légèrement étouffé. Peut-être est-ce dû à cet engourdissement persistant que Harry sent dans ses membres et dans son crâne… Dans tous les cas, ce n’est pas assez. Il voudrait que Drago le suce encore plus profondément, prenne entièrement son sexe dans sa bouche.

- Plus, gémit Harry. Encore plus…

Harry tend la main, la glisse dans les cheveux blonds de Drago. Il voudrait bien appuyer sur sa tête pour l’obliger à le sucer davantage mais Harry retient son geste au dernier moment. Un vague pressentiment, venu du fin fond de son cerveau, lui crie de ne pas faire cela. Harry retire sa main et ferme les yeux. C’est meilleur quand il ne voit rien, il peut se concentrer uniquement sur la sensation des lèvres de Drago sur son sexe, de sa langue, de sa salive, de l’intérieur de sa bouche. Harry réalise qu’il risque de jouir bientôt si tout cela continue et il n’en a pas envie. S’il jouit tout de suite, ce sera fini et Harry ne veut pas que ce moment se termine. Il pose doucement sa main sur les cheveux de Drago et ouvre les yeux.

- Arrête s’il te plait, murmure Harry dans un gémissement étouffé.

Malefoy termine son mouvement puis redresse la tête. Il essuie sa bouche d’un revers de main, comme s’il venait de faire quelque chose d’anodin qu’il faisait régulièrement et se relève. Il pose un genou entre les jambes de Harry et le pousse pour l’allonger sur le lit. Harry se laisse faire, complètement excité à l’idée que la personne qu’il aime s’apprête à le toucher davantage et l’esprit totalement vide. Drago enlève le pantalon de Harry puis se penche vers lui pour embrasser et caresser la peau de son torse, son ventre, l’intérieur de ses cuisses. Ses longs cheveux tombent autour de son visage et chatouillent la peau de Harry qui trouve cela étrangement excitant. Harry continue de trembler et de soupirer, incapable de se retenir mais ne peut s’empêcher de ressentir une frustration incompréhensible. Les mains de Drago caressent à nouveau ses testicules, son sexe puis remontent vers son nombril. N’en pouvant plus, Harry attrape les épaules de Drago et le repousse sur le lit. Il l’allonge et s’installe sur lui pour pouvoir le toucher à sa guise. Les yeux de Drago s’assombrissent et Harry reste immobile, regardant l’étrange phénomène. Les iris grises de Malefoy deviennent de plus en plus sombres, comme un ciel d’orage et Harry se fait la réflexion qu’il n’a jamais rien vu d’aussi beau. Incertain, il tend la main et caresse le visage de Drago du bout des doigts. Le contour de ses yeux, l’arrête de son nez, puis le dessin de ses lèvres. Drago ouvre légèrement la bouche et fixe Harry avec intensité.

- Je t’aime, dit doucement Harry. J’aime absolument tout de toi…

Drago lèche les doigts de Harry.

- Je t’aime aussi, répond-il. Je t’aime tellement que je pourrais en mourir.

Harry a la nette impression que son cœur et son cerveau viennent de se fissurer et il se penche pour embrasser Drago avec le plus de passion qu’il est capable de mettre dans un baiser. Il agrippe ses cheveux blonds qui glissent entre ses doigts comme de l’eau claire et songe qu’il n’a jamais autant aimé quelqu’un. D’ailleurs, Harry ne se souvient même plus des personnes qu’il a aimées avant Drago, elles n’existent plus, elles ne veulent rien dire. L’amour de sa vie, c’est Drago Malefoy, c’est une absolue certitude.

Harry retire le pantalon et le caleçon de Drago et s’allonge sur lui pour que leurs sexes se touchent et se caressent. Drago gémit et les poils de Harry se hérissent sur sa nuque. Harry tend la main, enserre leurs deux sexes et se met à bouger entre les jambes de Drago. Drago passe ses bras autour du cou de Harry et se cambre pour accentuer les caresses. Sentir le corps de Drago se tendre sous le sien est absolument grisant et Harry est à peu près sûr qu’aucun corps ne l’a jamais rendu fou à ce point-là. Les gémissements de Drago s’accélèrent et Harry l’embrasse pour les aspirer. Il peut sentir le souffle chaud de Drago contre ses lèvres, les frémissements de ses bras, la moiteur de sa peau contre la sienne. Harry lâche leurs sexes et recule un peu. Il lèche le cou de Drago puis descend vers son torse. Il fait glisser sa langue sur les mamelons de Drago qui durcissent sous ses caresses. Drago gémit à nouveau et Harry s’enivre du plaisir de l’autre. Il caresse les lèvres de Malefoy qui ouvre la bouche et suce les doigts de Harry comme il a sucé sa verge, quelques minutes auparavant. Cette idée rend le sexe de Harry douloureux. Il retire ses doigts, continue de mordiller les mamelons de Drago et rapproche sa main des cuisses de l’autre. Il les effleure puis caresse les testicules de Drago qui écarte davantage les jambes. Encouragé par cette réaction, Harry entre un doigt en Drago qui se crispe et pousse un nouveau gémissement. Harry continue ses caresses, de plus en plus profondément et les hanches de Drago se mettent à bouger pour venir à la rencontre de ses doigts.

- C’est bon arrête, dit enfin Drago d’une voix légèrement suppliante.

Harry retire ses doigts et baisse les yeux vers Drago qui frissonne, allongé nu sur le lit. Ses joues sont encore plus rouges qu’avant et ses cheveux sont complètement décoiffés. Harry n’a jamais vu Malefoy dans une tenue aussi négligée mais il aime cela. Souriant tendrement, il se penche, attrape l’un des nombreux coussins qui ornent le lit et le glisse sous les hanches de Drago qui se laisse faire, impatient et l’esprit tout aussi vide que Harry. Caressant les jambes de Drago au fur et à mesure qu’il se penche, Harry embrasse ses fesses, les mordille puis les écarte doucement et se met à le lécher. Le souffle de Drago s’emballe aussitôt, encore une fois, son corps se cambre pour venir chercher la langue de Harry. Drago agrippe les cheveux noirs de Harry, s’y accroche comme s’il risquait de sombrer et appuie doucement sur sa tête pour en demander plus. La langue de Harry lèche Drago, le pénètre, le fait gémir et chaque gémissement fait mal au sexe de Harry.

- C’est bon, dit à nouveau Drago comme s’il souffrait. Vas-y, prends-moi Harry, prends-moi tout de suite !

Une fois encore, Harry a l’impression que son cerveau subit un court-circuit. Il se redresse, s’agenouille entre les jambes de Drago et entre doucement son sexe en lui. Comme la bouche de Drago, c’est chaud, humide mais plus étroit. Le corps de Drago semble vouloir l’attirer en lui pour ne plus jamais le laisser partir et cela va parfaitement à Harry. Sans trop savoir ce qu’il fait, il entame des gestes lents entre les jambes de Drago qui agrippe l’oreiller sur lequel il a posé sa tête. Malefoy gémit avec encore moins de retenue qu’avant et ses mèches blondes collent à son front. Harry regarde la poitrine de Drago se soulever à chaque respiration, de plus en plus rapidement et griffe ses cuisses avec le bout de ses ongles. Drago tourne la tête et enfouit son visage dans l’oreiller, l’air plus désordonné que jamais. Harry n’a jamais vu Drago Malefoy dans un tel état et il en ressent un plaisir sauvage qui le submerge complètement. Il agrippe les cuisses de Drago et le tire vers lui au moment où il s’enfonce dans son corps. Son sexe est tout entier en Drago, il ne peut pas le pénétrer plus profondément, même s’il voudrait bien. Drago pousse un gémissement qui ressemble plus à un cri qu’autre chose et sa poitrine se soulève encore plus vite.

- Encore… demande-t-il sans regarder Harry.

Harry le pénètre à nouveau, le plus profondément possible et le corps de Drago se soulève pour en demander plus. Harry se penche vers lui, dans une sorte de brouillard étrange et l’embrasse passionnément.

- Je t’aime, dit-il en reprenant sa respiration. Je t’aime, je t’aime…

Les mots de Harry se changent en plainte tant il est bon de bouger à l’intérieur de l’autre. Encore une fois, il a l’impression désagréable qu’il ne ressent pas complètement les choses et qu’il se trouve très loin de ses sensations mais il ne peut rien y faire. Il peut simplement bouger encore plus rapidement, enfouir son visage dans le cou de Drago, lécher la sueur sur sa peau moite, sentir le ventre de Drago toucher le sien à chaque inspiration. Harry ne sait plus exactement si ce sont ses gémissements qu’il entend ou ceux de Drago et il se dit qu’il risque de devenir fou avant la fin de leur ébat. A tâtons, Harry cherche le sexe de Drago, l’emprisonne dans sa main et le masturbe au rythme de son bassin qui va et vient entre ses jambes. Le regard de Drago devient légèrement vague, comme s’il devenait fou lui aussi puis il éjacule dans la main de Harry. Ce dernier sent qu’il va jouir à son tour et se redresse mais Drago resserre ses jambes autour de lui pour l’empêcher de s’en aller.

- C’est bon, dit Drago d’une voix ressoufflée. Jouis à l’intérieur, je veux que tu…

Il ne va pas au bout de sa phrase et Harry éjacule en lui en poussant un gémissement presque douloureux. Harry et Drago restent immobiles quelques secondes, frémissants et haletants puis Harry se penche pour l’embrasser. Malefoy caresse les cheveux noirs de Harry et écarte enfin les jambes pour lui permettre de se retirer. En poussant un soupir de bien-être, Harry s’allonge entre les bras de Drago et se blottit contre lui, toujours enivré par le parfum de sa peau.

- Je t’aime Harry, murmure Malefoy en entrelaçant ses jambes avec celles de Harry.

Ils restent dans cette position pendant de longues minutes, goûtant le plaisir d’être l’un contre l’autre. Harry est heureux d’être là, contre la personne qu’il aime, il ne voudrait être nulle part ailleurs. Dommage que cette douleur sourde lui vrille le crâne avec persistance… Mais ce n’est pas grave, son amour est plus fort que cette petite contrariété. Que vont-ils faire maintenant ? Ils vont sortir ensemble, oui, voilà. Et Harry va se marier avec Drago, parce qu’il l’aime et qu’il veut passer toute sa vie avec lui. Ce plan semble absolument parfait.

Drago se relève sur un coude et adresse à Harry un sourire aguicheur que ce dernier n’avait encore jamais vu sur le visage de Malefoy.

- Je veux recommencer, dit Drago. J’en veux encore, ce n’était pas assez. Je t’aime tellement, je veux tout…

Harry tire les cheveux blonds de Drago pour rapprocher son visage du sien et l’embrasser. Lui aussi veut recommencer et lui non plus n’en a pas eu assez. Drago se redresse et grimpe sur Harry. Il se penche vers lui, pour l’embrasser à nouveau mais s’immobilise brusquement. Harry regarde les yeux de Drago devenir aussi pâles que la lune. Tout le sang de Drago semble se retirer de son visage et Harry voit nettement une expression d’horreur se peindre sur ses traits. Harry s’inquiète et lève une main pour caresser la joue de son partenaire.

- Drago, que se passe-t-il ?

Le dernier mot de Harry se bloque dans sa gorge et sa main n’atteint jamais la joue de Malefoy. Harry est à peu près sûr que son visage exprime la même horreur que l’autre. Malefoy… Pourquoi Malefoy est-il assis sur lui, nu et décoiffé ? Harry le repousse violemment, si violemment que Drago tombe sur le lit, à côté de lui. Harry s’assoit d’un geste vif.

- Dégage putain ! hurle Harry d’un ton hargneux. Ne me touche pas !

Harry et Drago se fixent dans les yeux quelques secondes, effrayés et perdus. Puis Harry tourne la tête pour observer la chambre dans laquelle il se trouve. Il est assis sur un large lit recouvert d’une couverture blanche en fourrure, la plus douce que Harry ait jamais touchée. Face à lui, accroché au mur, un immense miroir lui rend son reflet pâle et sidéré et Harry s’empresse de détourner le regard. Il lève les yeux vers le plafond et regarde sans vraiment le voir le lustre majestueux qui illumine la pièce de tous ses feux. Harry ferme les yeux, persuadé qu’il n’est jamais venu dans cette pièce auparavant. Comment est-il arrivé là ? Harry cache son visage derrière ses mains pour reprendre ses esprits et être certain de ne pas croiser le regard de Malefoy. Il était sur le Chemin de Traverse avec Hermione, oui, voilà, ils faisaient des achats pour Noël. Ils étaient entrés dans la boutique de Ron et ils avaient croisé Malefoy. Ce dernier avait été désagréable, comme d’habitude et ils s’étaient disputés. Puis il y avait eu cette étrange fumée rose. Qu’avaient dit George et Ron ? Ils avaient parlé d’un philtre d’amour qui créait une obsession et une attirance physiques incontrôlables. Harry étouffe un gémissement de détresse. Malefoy lui avait pris le bras et ils avaient transplané ici. Ensuite… Harry aurait aimé dire que ses souvenirs devenaient flous mais c’estt faux. Plus les secondes passent et plus il se rappelle nettement ce qu’il vient de faire. Il se rappelle embrasser Malefoy, le toucher, lui dire des choses complètement délirantes et pathétiques.

Harry écarte ses mains de son visage d’un geste brusque et fixe ses doigts avec dégoût. Il se souvient nettement que Malefoy a sucé ses doigts puis que Harry l’a ensuite doigté avant de le…

- Oh non, non, gémit Harry d’un ton désespéré. Non, c’est impossible…

- Par pitié Potter, épargne-nous ça, ordonne Malefoy entre ses dents.

Harry risque un regard vers Drago. Ce dernier fixe la couverture blanche, le teint blafard et semble lutter contre une violente envie de vomir. Harry a du mal à réprimer un frisson mais il prend une profonde inspiration et tente de garder la tête froide. Ce qui est arrivé n’est pas leur faute, c’est à cause de la potion.

- Où sommes-nous ? demande Harry d’une voix qu’il essaie de rendre détachée.

- Chez moi, dans ma chambre, répond Drago en ouvrant la bouche le moins possible.

- Chez toi…

Harry sursaute et se redresse sur le lit pour regarder par la fenêtre. Il ne risque pas d’oublier les buis parfaitement taillés du jardin. Le manoir des Malefoy fait clairement partie de ces lieux douloureux dans lesquels Harry espérait ne jamais remettre les pieds. L’idée de se retrouver ici le rend presque aussi malade que l’idée d’avoir couché avec Drago. Harry a mal à la tête, des nausées persistantes dues à la potion et se sent un peu perdu. Malgré cela, il est sûr d’une chose : il faut qu’il s’en aille d’ici le plus vite possible.
Harry se lève et part à la recherche de ses vêtements. Il prend soin de ne surtout pas regarder Drago et enfile son pantalon avec des gestes machinaux. De son côté, Drago reste assis sur son lit, incapable de bouger et attendant que Harry disparaisse pour recommencer à respirer. Harry voudrait préciser quelques petites choses avant de partir, pour qu’il n’y ait aucun malentendu.

- Je ne pensais pas un mot de ce que j’ai dit, déclare-t-il. Je ne t’aime pas du tout.

Harry avait dit « J’aime absolument tout de toi » et il voudrait dire « Je n’aime absolument rien de toi » mais il songe que ce serait peut-être un peu cruel de lui balancer cela juste après avoir fait l’amour avec lui. Faire l’amour avec lui… Harry veut prendre une douche. Il se rend compte que Malefoy ne lui a toujours pas répondu et se tourne vers lui. Drago est assis sur le lit et fixe Harry avec un regard tellement glacial que ce dernier rougit, sans trop savoir pourquoi. La mâchoire serrée et un rictus nerveux déformant son visage, Drago se penche légèrement.

- Est-il nécessaire de préciser que je ne t’aime pas non plus ?

- Non, confirme Harry dans un souffle.

Harry remet son pull puis ses chaussures et attrape son manteau, son écharpe et ses gants. Il hésite quelques instants puis baisse la tête.

- Bon, j’y vais.

- Oui, fais donc ça.

Harry jette un coup d’œil à Drago, dont les longs cheveux blonds tombent sur ses épaules de manière totalement désordonnée. Sans prévenir, l’image de Drago disant « Prends-moi, prends-moi tout de suite » vient flotter à la surface de la mémoire de Harry et il cligne des yeux pour la chasser. Malefoy est toujours nu sur le lit, frissonnant, de froid sans doute et Harry prend pleinement conscience de ce qu’il vient de lui faire. Brusquement honteux, bien qu’il n’y soit pour rien, il essaie de regarder Malefoy avec une certaine douceur.

- Est-ce que ça va aller ? demande-t-il le moins froidement possible.

- C’est-à-dire ? rétorque immédiatement Drago.

- Je veux dire… euh… ton corps, ça va ? Tu n’as pas mal ?

Drago comprend enfin ce que Harry veut sous-entendre et son regard devient presque noir. Harry regrette d’avoir posé la question.

- Va-t‘en de chez moi Potter, siffle Malefoy entre ses dents. Dégage avant que je te tue !

Il y a tellement de haine dans les yeux de Drago que Harry est persuadé que l’autre serait capable de le tuer sur place sans aucune hésitation.

- Oui, je pars, assure-t-il en faisant un pas vers la porte.

- Je vais lever les sortilèges qui empêchent de transplaner et tu n’auras qu’à le faire d’ici, ce sera plus rapide.

Harry hoche la tête et attend, conscient qu’il vaut mieux pour tout le monde qu’il arrête de parler. Drago se lève du lit, fait deux pas en direction de son manteau pour aller récupérer sa baguette mais s’immobilise brusquement, comme il l’a fait quelques minutes plus tôt avant d’embrasser Harry. Le visage de Drago se fige et reste si inexpressif qu’il ressemble à une statue. Drago ferme les yeux, comme s’il cherchait à chasser un cauchemar et Harry l’observe avec inquiétude. Enfin, Malefoy prend une profonde inspiration, lui aussi et ouvre les yeux. Il baisse la tête pour regarder ses jambes et Harry suit son regard, machinalement. Il peut nettement apercevoir son propre sperme couler entre les cuisses de Drago et rougit violemment. Il décide cependant de ne rien dire, pour ne pas faire exploser la fureur de Malefoy qui menace déjà dangereusement de déferler sur Harry à tout moment.

- Tu étais vraiment obligé de faire ça, n’est-ce pas ? demande Drago d’une voix sifflante, sans regarder Harry. Tu ne pouvais pas te retirer, comme tout le monde ?

Il y a vraiment du mépris dans le ton de Malefoy et Harry trouve l’accusation injuste. Retrouvant un peu d’énergie, il lance à l’autre un regard courroucé.

- Je te signale que c’est ce que j’ai voulu faire mais que c’est toi qui m’as retenu et qui m’a dit de jouir à l’int…

- Ta gueule ! hurle Drago en se tournant brusquement vers lui. Dégage de ma maison Potter ou je te jure que je te tue ! Hors de ma vue, je ne veux plus jamais te voir !

Harry remet son manteau d’un geste si brutal qu’il se fait mal à l’épaule. Il atteint la porte puis se retourne vers Malefoy, l’air furieux et haineux. Il n’apprécie pas vraiment de se faire traiter de cette manière alors qu’ils sont tous les deux dans la même situation et qu’aucun d’eux n’a voulu ce qui est arrivé. Ses sentiments de mépris et de haine qu’il a éprouvés pour Malefoy pendant si longtemps l’envahissent à nouveau et il ne fait rien pour les combattre.

- Je m’en vais mais arrête de me crier dessus ! Tu n’es pas la seule victime dans l’histoire Malefoy, moi non plus je ne suis pas particulièrement heureux de ce qui vient de se passer. Et puis je te rappelle quand même que j’ai joui d’avoir mon sexe dans ton cul et que j’ai vraiment beaucoup de mal à supporter cette idée ! Pas la peine de me raccompagner, je trouverai la sortie tout seul.

Malefoy fixe Harry avec sidération et rougit autant que lui mais ne trouve rien à répondre. Harry ouvre la porte d’un geste rageur, sort dans le couloir et se précipite vers l’escalier. Il dévale les marches le plus rapidement possible, s’engage dans le hall et risque un coup d’œil vers les portes ouvertes qu’il croise. Avec un frisson, il reconnait le salon où il avait été retenu prisonnier et où Bellatrix avait torturé Hermione. Détournant le regard, Harry tourne la poignée de l’imposante porte d’entrée et sort dans le parc. Au bout d’une longue allée de buis parfaitement taillés, Harry aperçoit le portail de fer forgé qui lui tend les bras. Sans plus réfléchir à ce qu’il fait, Harry se met à courir vers le portail. Il ne supporte plus d’être ici, il se sent sale et malade, il veut s’en aller. Arrivé au portail, Harry s’arrête et se retourne, mu par un étrange pressentiment. Debout devant la fenêtre de sa chambre, au deuxième étage, Malefoy le regarde. Il est cependant trop loin pour que Harry puisse deviner l’expression de son visage et ce n’est surement pas plus mal. Le portail s’ouvre tout seul, signe que Drago a levé les protections qui entourent son manoir et Harry transplane sans hésitation.
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