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Inscrivez-vous aux Journées Reviews !


Lire, écrire…

La Journée Reviews d’octobre se déroulera du vendredi 22 au dimanche 24 octobre. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !

Le principe ? Réparti.e.s en binômes ou trinômes, vous écrivez au moins 10 reviews à votre binôme (5+5 pour le trinôme) pendant ces trois jours, sur HPFanfiction ou le Héron, au choix.



De Les JR le 19/10/2021 20:31


Semaine d'adaptation ludique


La SAL revient !

Que vous ayez envie de découvrir le forum et ses sites, de braver des défis en équipes, ou de partager votre savoir de fossile de l'asso, vos pokeballs et vous pouvez vous inscrire dès à présent dans le vestibule !


De La SAL le 18/10/2021 14:50


Le Grand Ménage Orange 2020


Bonjour à toutes et tous, ici les Schtroumpfettes !

Nous adressons un message à nos adhérents ou anciens adhérents : le Grand Ménage Orange (plus connu sous le nom de GMO) pour la période 2012-2020 vient officiellement de prendre fin ! Ce sont plus de 9800 chapitres qui ont été passés au crible par nos yeux scrutateurs. Vous trouverez plus d'informations ici.
Pour les membres dont le compte aurait été verrouillé ou qui auraient perdu leur validation automatique suite au GMO, veuillez nous envoyer un mail à l'adresse hpf.moderation@gmail.com.

A très vite !

De L'équipe de modération d'HPFanfic le 10/10/2021 10:21


Sélections du mois


Félicitations à Fleur d'épine, Juliette54, Drachvador, Polock et Uzy qui remportent la toute mignonne (ou moins) Sélection Famille !

Pour novembre 2021, c'est le thème de Deuil qui vous arrachera peut-être quelques larmes. Vous pouvez dès à présent proposer vos deux fanfictions favorites sur ce thème en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Enfin, durant le mois d'octobre, voyagez et rêvez dans des Lieux Magiques. Venez voter pour vos histoires préférées juste ici.

Entrez dans des grottes et des contrées jusque-là inexplorées !


De L'équipe des Podiums le 08/10/2021 13:54


116 ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 116e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 22 octobre à partir de 20h. Cette nuit sera en collaboration avec l'organisation de la SAL, la semaine d'intégration d'HPF. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!
De L'équipe des Nuits le 05/10/2021 19:15


115 ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 115e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 18 septembre à partir de 20h. Il s'agira d'une nuit où les musiques serviront aussi d'inspiration ! Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!
De L'équipe des Nuits le 08/09/2021 19:17


Wandering Wonderer par Kriss

[17 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

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Note d'auteur :

Bonjour !
Après des années de hiatus, je reviens avec la traduction de ma fanfiction préférée sur Luna, intitulée Wandering Wonderer et écrite par "roses and hello" en 2007 sur FFnet. J'ai bien entendu eu l'accord de l'auteur il y a bientôt quatre ans, et j'ai ENFIN terminé la trad, yay o/ Il y aura 5 chapitres en tout, et j'en publierai un par semaine.
Que dire, si ce n'est que c'est la Luna la plus Lunesque que j'aie eu le plaisir de lire jusqu'à maintenant dans une fic. J'espère très fort qu'elle vous plaira, et que ma traduction lui rendra justice !
Bonne lecture :)
Luna n’a jamais aimé l’idée qu’une chose puisse être tout bonnement fausse. Elle sait qu’elle a de la chance d’avoir été élevée par un homme qui voit plus loin que les autres – un homme qui sait que les choses se cachent, qu’elles nécessitent parfois d’y regarder à deux fois, et que parfois même on ne puisse pas du tout les voir.

Ceci dit, elle a du mal à discerner la logique derrière le raisonnement de Mrs Weasley. Elle a envoyé Ginny en Roumanie pour qu’elle s’aère la tête, mais la Roumanie rend Ginny de plus en plus irritable.

C’est particulièrement difficile pour elle de penser que Mrs Weasley puisse être dans le faux. L’espace d’un instant, parfois, quand elle serre Luna dans ses bras, Luna ferme les yeux et fait comme si c’était sa propre mère qui l’étreignait, elle qui n’a pas serré Luna dans ses bras depuis presque dix ans.

Elle se demande si Harry fait la même chose ; lui que sa mère a à peine pu étreindre.

Harry a d’autres raisons d’être chanceux, ceci dit. Par exemple, il a de la chance de ne pas avoir été envoyé avec Ginny en Roumanie pour qu’elle puisse « se calmer un peu ». Quoique, Ginny n’aurait probablement pas eu besoin de se calmer si Harry n’était pas parti en mission pour les Aurors.

Luna ajuste l’oreiller de fortune fait avec sa cape de voyage et ses chaussures, et se tourne sur le dos. Ce n’est pas vraiment très gentil de penser à ses amis de cette façon. Malheureusement, il n’est pas facile de se concentrer sur autre chose – même pour Luna, qui a dédié des essais entiers intitulés « Décrivez les fonctions du Sortilège Autonome » aux modèles de reproduction des Ronflaks Cornus – parce que la chaleur est insupportable.

« Je vais chercher Charlie » se décide brusquement Ginny, se relevant d’un bon. « C’est ridicule. C’est de la torture, voilà ce que c’est. Il essaye de me torturer, tout ça parce que j’ai dit à Peggy Macmillan qu’il était amoureux d’elle, et c’était il y a des années. »

Luna est surprise de voir Ginny faire preuve de tant de logique, et un peu surprise aussi que le calme Charlie soit du genre à inventer une histoire où il aurait besoin des deux filles pour surveiller l’éclosion d’un dragon dans une pièce étouffante, tout ça pour se venger de sa petite sœur.

Ginny lâche une flopée de jurons et envoie voler dans tous les coins les affaires de Charlie pour trouver sa baguette. Luna s’appuie sur ses coudes en regardant cette destruction avec une légère curiosité, et se demande pour la première fois si Mrs Weasley ne voulait pas simplement quelques jours de paix sans son impétueuse fille.

Elle se reprend encore, sachant que c’est seulement la chaleur qui lui fait penser ça.

Le frère de Ginny revient seulement quelques minutes plus tard, mais Ginny a réussi à rendre la pièce complètement méconnaissable entre-temps.

« Bordel », dit Charlie en se passant les mains dans les cheveux. Luna remarque que c’est probablement le seul mot que Ginny a oublié dans son chapelet d’injures, et qu’ils ont donc maintenant une collection complète. « Ginevra, si tu ne reposes pas tout de suite mes bottes, je te jure— »

Ginny semble s’être épuisée elle-même, cependant, et elle se jette à nouveau sur le lit de Charlie en soupirant de frustration. « Si tu ne m’avais pas pris ma baguette, je n’aurais pas eu besoin de faire ça, Charles. »

« Grandis un peu, Ginny », dit Charlie avec humeur. « Je suis dresseur de dragons, pas baby-sitter. »

Luna se redresse, maintenant qu’il est possible de le faire en toute sécurité sans risquer de se faire frapper par un missile, et essuie la sueur de son visage. Si Mrs Weasley a suggéré la Roumanie, c’est en partie pour donner aux filles l’occasion d’acquérir de l’expérience dans la réserve de dragons. Ni l’une ni l’autre ne savent vraiment ce qu’elles veulent faire de leur vie. Ginny caresse l’idée du Quidditch professionnel, mais Luna est (peut-être pas pour la première fois) perdue.

Elle sait dorénavant que les dragons ne sont pas pour elle. Si elle doit avoir aussi chaud pour être avec un bébé dragon, elle n’est pas sûre d’apprécier la température requise pour côtoyer un dragon adulte.

« Tu disais que c’était quelle race ? »

Luna lève les yeux, étonnée par la nouvelle voix.

« Cornelongue, » répond Charlie, en fermant la porte et s’approchant du feu. « On ne trouvait de signes de la mère nulle part, donc je me suis porté volontaire pour le faire éclore. Avec un peu de chance il pourra être transféré dans les salles d’éclosion avant qu’il n’émerge totalement, mais une Dent-de-vipère a décidé qu’elle préférait manger ses œufs que de rencontrer ses bébés, donc elles sont occupées pour le moment. Les filles, voici Rolf Sc- »

« Ravi de vous rencontrer, » dit Rolf en coupant la parole à Charlie et en tendant sa main vers Luna. Son sourire est trop grand, et il déplait aussitôt à Luna pour avoir interrompu un Weasley. Elle lui serre la main, mais se rassoit par terre et frotte sa paume sur son pied après-coup, de peur d’attirer des Enormus télépathes. Papa dit qu’ils sont particulièrement présents en Roumanie et, tout en étant sûre qu’ils sont amicaux, elle ne tient pas à ce que ses pensées soient diffusées à cet étranger.

Charlie a un demi-sourire amusé pour Rolf. « Voilà Luna, et petit bébé Ginny est là-bas sur le lit. »

« T’es si drôle, Charlie, » leur parvient la réplique étouffée — apparemment Ginny s’est enfoncé un oreiller sur le visage. Luna doute qu’une telle action soit judicieuse, étant donné la chambre déjà brûlante, mais elle est sûre que Ginny a une excellente raison de le faire.

Luna ajuste son serre-tête (orange, pour décourager les Nargoles de se nicher dans ses cheveux) et s’évente avec sa main, profitant de la brise très légère que ça offre. « Ginny n’est pas comme ça normalement, » informe-t-elle Rolf avec serviabilité. « Ça fait six mois qu’elle n’a pas vu son copain, et je crois qu’il lui manque. Sa mère nous a envoyées ici, mais il faisait beaucoup plus frais à la maison… Elle ne porte pas d’oreiller, d’habitude. »

« Merci, Luna », répond l’oreiller de Charlie.

Ignorant les filles, Rolf s’approche de la cheminée et s’agenouille pour examiner les œufs. « Depuis combien de temps incubent-ils ? »

« Pas longtemps, environ une heure. Les Cornelongues prennent leur temps à éclore. »

« Les Ronflaks sont pareils, » ajoute Luna en hochant la tête.

« Les Ronflaks ? » demande Rolf, se retournant pour la regarder, ses yeux sombres se rétrécissant alors qu’il appréhende son apparence. Des mots lui chatouillent les lèvres et elle voudrait dire qu’elle sait que la sueur en grande quantité attire toute sorte de créatures des ténèbres, mais elle se mord la langue et passe une main à travers ses cheveux trempés. « C’est une race de dragon ? »

Luna secoue la tête, désireuse de transmettre une partie de son savoir. « Le Ronflak Cornu est une créature rare, aperçue le plus souvent en Suè-»

Elle est interrompue par le bruyant ricanement de Rolf. « On croirait entendre cet imbécile qui dirige le Chicaneur. »

Luna est assez décontenancée. « Non, ce n’est pas vrai. »

« Si, c’est vrai. Les Ronflaks, en effet. Il est toujours en train d’écrire à mon grand-père, essayant de prouver l’existence de telle ou telle créature magique insensée. Un homme ridicule. »

Luna se redresse, outrée. « On ne croirait pas entendre mon père, » réplique-t-elle avec dédain, le menton en l’air. « C’est un homme d’une quarantaine d’années, et je n’ai pas encore vingt ans. Je crois que c’est toi qui es ridicule si tu n’arrives pas à différencier nos voix ! »

L’oreiller laisse échapper un rire, et Ginny émerge, complètement ébouriffée. « Tu as raison, Luna, » dit-elle solennellement, et Luna est heureuse de voir son amie retrouver le moral. « Ridicule, en effet. Maintenant, que dirais-tu d’aller découvrir cette réserve de dragons, vu que le baby-sitter est revenu ? »

Elle entraine Luna hors de la chambre avant que Rolf ou Charlie ne puisse répondre.

--

La Roumanie, et c’est tout à l’honneur de Mrs Weasley, a un effet profond sur Luna. Elle décide qu’elle veut plus que tout prouver l’existence des Ronflaks Cornus, pour que la prochaine fois qu’elle croisera Rolf, il soit plein de louanges pour son père — lui qui le savait depuis toujours. Ça n’a pas d’effet profond sur Ginny, mais Ginny ne ressent plus le besoin d’attendre le retour de Harry. Elle se fait embaucher comme remplaçante pour les Harpies de Holyhead.

Luna voyage en Suède.

C’est bien plus difficile que ce qu’elle croyait de découvrir le Ronflak Cornu, mais elle fait une assez désagréable rencontre avec un Suédois à Museau Court. Heureusement, son séjour dans la réserve lui a appris qu’elle n’apprécie pas être à proximité immédiate de dragons, et elle s’échappe (quoique de justesse, mais c’est mieux pour tous les deux. Elle a ingéré une bonne dose de thé de Ravegourde, et elle ne croit pas que le dragon aurait aimé ça, si jamais il l’avait accidentellement mordue).

Sa problématique du moment est due au fait d’avoir confondu un Pitiponk avec un bébé Ronflak, ce qui l’a laissée debout jusqu’aux genoux dans la boue. Heureusement, elle a été capable de s’occuper du Pitiponk dès lors qu’elle est revenue à la raison, mais elle hésite à Transplaner de peur d’effrayer une des ultra-sensibles créatures magiques. Elle pourrait perturber leur cycle de reproduction pour encore un an, et il en existerait encore moins.

« Hey, salut ! Est-ce que ça va ? »

Luna lève les yeux au ciel. Ça ne servait plus à rien qu’elle prenne la peine d’avancer si prudemment ; les Ronflaks s’étaient certainement enfuis maintenant. Elle omet de répondre et patauge dans la boue épaisse à la place. Elle perd une de ses chaussures dans le processus, et elle s’arrête, cherchant à l’aveuglette jusqu’au fond. Ce sont ses meilleures chaussures pour bloquer la télépathie, et elle est réticente à les perdre. Papa lui dit toujours que la voyance plantaire est une compétence dangereuse et souvent pratiquée, et il est surpris que Poudlard refuse toujours d’en enseigner les dangers à ses élèves, bien que Dumbledore ait un jour accepté de se pencher sur la question.

L’étranger s’avance maintenant à grandes enjambées vers elle, apparemment ignoré par la boue.
« Tu peux marcher ? » demande-t-il.

Luna fronce les sourcils et réenfile la chaussure perdue sur son pied. Ça fait un bruit de succion déplaisant. « Bien sûr que je peux marcher », répond-elle calmement. « Vous avez fait tout ce chemin pour me demander ça ? Vous auriez pu me le demander depuis l’herbe, ou attendre que je revienne. Je n’en ai pas pour longtemps. »

Il s’arrête, la regardant de travers. « Je suis venu jusqu’ici pour te secourir. »

« C’était très gentil de votre part », dit Luna d’un ton dégagé. « J’ai bien peur d’aller bien pour le moment. Voulez-vous que je vous fasse savoir si j’ai besoin d’être secourue ? »

Il éclate d’un rire bref et retourne sur la berge. « Je pense que ça ira comme ça, merci. »

Luna hausse les épaules et se fraye un chemin en glissant pour le rejoindre. Elle s’assoit sur une souche d’arbre, enlève ses chaussures et fronce le nez alors que la boue commence à sécher dans la chaleur du soleil d’août. Un regard vers son compagnon lui apprend qu’il n’est pas Moldu — elle peut voir sa baguette dépasser de la poche arrière de son jeans. Estimant qu’elle peut utiliser sa propre baguette désormais, vu que son supposé sauveur a probablement déjà effrayé toute créature sensible, elle nettoie ses chaussures d’un sort et décide que ses jambes et sa jupe peuvent attendre qu’elle rentre à l’hôtel.

« D’ailleurs, qu’est-ce que tu faisais là-bas ? »

« Oh, je cherchais des Ronflaks », dit Luna en remettant ses chaussures. « Ce n’est pas grave, je ne pense pas que tu les aies entièrement fait fuir. Tu devrais vraiment essayer de faire moins de bruit, ceci dit. »

Il fronce les sourcils et la regarde en utilisant sa main pour abriter ses yeux du soleil. « Luna Lovegood ? »

Elle cligne des yeux vers lui, légèrement anxieuse qu’il connaisse son nom. « Oui ? »

« Tu es l’amie de la petite sœur de Charlie Weasley, c’est ça ? »

Et enfin elle réalise. Rolf.

Elle n’y peut rien, ses épaules se crispent et ses yeux s’étrécissent — on dirait qu’ils agissent de leur propre chef. « C’est bien ça. Ravie de te revoir », dit-elle, bien qu’on entende clairement le manque de sincérité dans sa voix. Luna n’est pas exactement quelqu’un de rancunier, mais être amie avec Ginny semble avoir eu des répercussions sur son comportement pacifique.

« Tu as trouvé des Ronflaks, alors ? » Il lui sourit, et elle suppose qu’il essaye d’être amical, mais ses lèvres se pincent et ne la laissent pas accepter l’offre. Finalement, son sourire s’évanouit, et il modifie sa posture, embarrassé. « Je viens juste d’arriver en Suède. Mais je ne suis pas là pour longtemps, je me rends en Albanie — à terme, en tout cas. Maintenant que le Ministère sait que Tu-Sais-Qui n’est plus là pour en vouloir à ce pays, ils veulent que j’évalue l’état de cette supposée forêt hantée. »

Elle le regard froidement, les sourcils haussés. « Harry pense que c’est ridicule de dire encore Tu-Sais-Qui », l’informe-t-elle hautainement. « Ça veut dire qu’il a encore du pouvoir. Harry dit qu’il aimerait que la prochaine génération ne sache pas qui, et qu’on peut aider à ça en traitant Voldemort comme n’importe quelle autre personne et en l’appelant par son nom. »

Rolf, l’air incrédule, croise les bras sur sa poitrine. « Je vois. C’est la position officielle du Chicaneur sur le sujet ? »

« Non », répond-elle, sincèrement étonnée. Il devrait peut-être se faire nettoyer les oreilles ; elle est tout à fait certaine d’avoir parlé clairement. Mais ce n’est peut-être pas la faute de Rolf ; peut-être que son cerveau a été infesté par des Joncheruines. La plupart des gens ne prennent pas de précautions suffisantes contre eux. « C’est celle de Harry Potter. Le Garçon-qui-a-survécu, même s’il n’aime pas beaucoup ce titre non plus. C’est mon ami », ajoute-t-elle, bien que Rolf n’ait pas demandé.

« J’imagine que beaucoup de gens veulent se considérer l’ami de l’Elu », dit Rolf, et il y a une touche d’hostilité dans sa voix que même Luna ne peut pas manquer.

Elle peut l’ignorer, par contre, et choisit de le faire. « Probablement », répond-elle avec légèreté en sortant son mouchoir pour enlever la saleté de ses jambes. Ça a un peu séché, et ça s’effrite relativement facilement. « Mais je ne crois pas que Harry aimerait ça. »

« Il n’aime pas grand-chose, on dirait, notre héros ? »

Luna se frotte le nez et fronce les sourcils. Elle décide qu’elle n’apprécie décidément pas Rolf.

--

Elle quitte la Suède pour la France, pensant que ça doit être la mauvaise saison pour les Ronflaks, et décide à la place qu’elle aimerait voir plus de chevaux ailés. Une lettre à Hagrid lui ouvre les portes des écuries de Beauxbatons, mais Rolf y est déjà. Il dit qu’il contrôle l’agrandissement du troupeau, mais Luna commence à suspecter qu’il essaye de compromettre ses progrès sur les Ronflaks, et se demande s’ils sont peut-être ici après tout.

Il la gêne tellement bien qu’elle reste en France trois mois et ne trouve pas la moindre trace de Ronflak. Ils ont dû retourner en Suède.

Elle réussit cependant à compiler une abondante documentation sur les Abraxans, qu’elle envoie au Ministère dans l’espoir d’amadouer le Département de Contrôle et de Régulation des Créatures Magiques pour qu’ils financent sa prochaine expédition de recherche des Ronflaks.

Après ça, elle n’a pas d’autre choix que de rentrer à la maison, mais ça veut dire qu’elle est de retour pour Noël. Papa est enchanté. Il n’arrive pas à oublier ce Noël qu’ils ont passé séparés, quand elle était au Manoir Malefoy. Il se surpasse cette année, et la maison Lovegood a tout bonnement l’air de rayonner. Des prunes dirigeables sont suspendues à des cordelettes dorées, des serpentins flottent d’une pièce à l’autre, des boules de Noël qui chantent se balancent dans l’arbre, et des explosions de confettis éclatent dans les airs.

La veille de Noël, quelqu’un frappe à la porte, déclenchant de la part de celle-ci un chœur tonitruant chantant « Falalalala ». Luna se laisse glisser en bas pour aller répondre et interromp la porte avant qu’elle ne dise aux visiteurs de se mettre leur houx à l’endroit où elle pense.

« Désolée, c’est la quatrième fois qu’elle doit chanter ça aujourd’hui, je crois que ça commence à la fatiguer », dit-elle en ouvrant la porte pour se retrouver face à Rolf. « Oh. »

« Joyeux Noël, Luna », dit-il, et son souffle fait des petits nuages de buée dans l’air glacial de l’hiver.

Même si elle n’apprécie pas Rolf, elle ne peut pas le laisser à la merci des Nargoles, qui s’épanouissent dans le temps froid et adorent voler le souffle. « Joyeux Noël. Est-ce que tu veux entrer ? »

Il acquiesce, et elle se décale pour le laisser passer. « Luna, je— »

Papa l’interrompt en arrivant dans l’entrée pour connaitre l’identité de leur visiteur. Il porte sa plus récente incarnation du diadème de Rowena Serdaigle, et Luna est heureuse de constater qu’ils vont enfin avoir une chance de démontrer à Rolf qu’il a tort. Elle s’excuse et offre de leur apporter du thé de Ravegourde, laissant Xenophilius s’occuper de Rolf. Luna sourit intérieurement et se dit que Papa n’aurait pas pu choisir de meilleur sujet de conversation pour que Rolf ait une bonne image de lui. Papa est vraiment très bien informé au sujet des Joncheruines.

« … oh, oui, Noël est une période très dangereuse. Merveilleuse, oui, merveilleuse en effet, parce que tout le monde est beaucoup plus ouvert aux nouvelles idées, mais très dangereuse. C’est particulièrement important de faire attention aux Nargoles à Noël ; elles ont l’habitude de se cacher dans le gui, mais elles n’hésitent pas à se déguiser en n’importe quelle décoration de Noël si elles peuvent ! Ah, merci Luna, c’est formidable. »

Rolf se masse les tempes ; un signe évident qu’il essaye d’accroître son assimilation de savoirs. Luna a un peu de peine pour lui, même si elle ne l’apprécie pas, parce que ça fait beaucoup à intégrer d’un coup, après tout. « Je ferai en sorte de rester vigilant, merci, Mr Lovegood. » Il regarde Luna d’un air plutôt nerveux ; il ne doit pas comprendre qu’ils ont déjà pris des mesures pour chasser les Nargoles de leur maison. Au moment où elle ouvre la bouche pour lui expliquer, cependant, il parle. « Je me demandais si je pouvais parler à Luna en privé — si ça ne vous dérange pas, bien sûr. »

Xenophilius part aimablement, avec en dernier mot qu’il est heureux de partager leur recette de thé à la Ravegourde.

« Luna. Je — je travaille pour le Département de Contrôle et de Régulation des Créatures Magiques, et… » Il souffle un bon coup, les yeux baissés sur ses mains. « Ils ont été très impressionnés par ton rapport, et ils aimeraient t’inviter à m’accompagner lors de ma prochaine excursion. »

« Oh », parvient-elle à répondre en se laissant tomber dans un de leurs fauteuils. « Combien de temps ça durera ? »

Il hausse les épaules et suit son exemple en s’asseyant. Un serpentin solitaire semble le trouver à son goût, et s’enroule autour de ses jambes à la manière d’un chat. « Je ne suis pas sûr. La forêt albanaise est un projet un peu plus conséquent que ce que je pensais, et j’ai besoin d’aide. »

Elle penche la tête et réfléchit. Elle peut sentir que les prunes dirigeables l’encouragent à garder un esprit ouvert, et se dit que c’était une bonne idée de la part de Papa de les accrocher dans le salon. Joli et utile à la fois. « D’accord. »

« D’accord tu vas y réfléchir, ou d’accord tu veux bien venir ? »

« Les deux », dit-elle résolument en finissant sa tasse. « Tu n’as pas bu ton thé ! »

Rolf jette un regard coupable à sa tasse, et la boit d’un coup — ce qui est absurde, parce qu’il ne pourra pas réellement en apprécier le goût.

« Voulais-tu rester pour dîner ? »

Son visage s’éclaire, mais il secoue la tête et repose sa tasse. « Non, merci, Luna. Je devrais y aller. Grand-Père m’attend. »

--

Rolf refuse de la laisser vagabonder toute seule en Albanie, et il fait tellement de bruit que les Ronflaks Cornus s’enfuient tous avant que Rolf et Luna ne puissent les surprendre. Malgré cela, elle découvre que ça ne la dérange pas de voyager avec lui, et qu’elle n’est plus seule désormais. Elle se rend compte qu’elle a été un peu esseulée pendant un bon moment.

C’est impossible de se sentir seule, quand elle peut s’allonger sur le dos pendant des heures en examinant le ciel changeant à travers les feuilles là-haut, et tout ce qu’il fait c’est enlever les feuilles de ses cheveux et lui tendre une couverture quand il commence à faire froid. Il n’est pas cette force répressive que Luna a rencontré les premières fois où ils se sont vus, et elle en est heureuse.

Plus tard, Rolf lui dit qu’il ne pourrait pas se passer d’elle, tandis qu’ils s’accroupissent et examinent un nid de Fangieux. Elle sourit et lui dit avec douceur qu’il est ridicule.

Avril est là avant qu’ils n’aient pu faire une évaluation complète de la forêt « hantée » d’Albanie, et ils devront y retourner dans quelques mois pour la réexaminer en été. Pour l’instant, cependant, ils sont libres de retourner en Grande-Bretagne.

Ils rendent leurs rapports au Ministère, et Luna rit et remarque à quel point c’est étrange de marcher sur un sol qui ne craque pas sous les pieds. Elle soutient qu’elle ne sait pas comment elle fera pour se réhabituer à quatre murs solides et une nuit sans bruit.

Vraiment, ce sera étrange d’être sans Rolf, mais elle n’est pas sûre qu’il veuille entendre ça. Il a les mains enfoncées dans ses poches, et il l’air de vouloir plus que tout être tout seul. C’est un peu comme s’il y avait deux Rolfs, et qu’elle a en quelques sorte laissé celui qui est amical en Albanie.

Luna bafouille en récupérant sa baguette coincée derrière son oreille. « Au revoir, Rolf. Tu es le bienvenu si — si tu veux passer me voir. Je pourrais te préparer de la soupe de Boullus d’eau douce. On est réputé pour ça. »

Il a un demi-sourire. « Oui, peut-être. »

Elle se demande si elle pourrait le menacer de lui envoyer Harry Potter. C’est quelque chose qui avait assez bien marché pour Ginny en septième année, quand quelqu’un était désagréable avec elle (et qu’elle ne pouvait pas employer son maléfice favori). Elle ne pense pas que ça rendrait Rolf plus gentil, ceci dit, et c’est tout ce qu’elle voudrait qu’il soit. Gentil.

Elle veut un vrai au-revoir, alors elle le serre fort dans ses bras. Il se crispe, mais ensuite elle sent qu’il referme ses bras autour d’elle.

« Tu es fâché contre moi parce que je pars ? » demande Luna en levant la tête vers lui. « Je comprendrais si tu l’es. Ginny est toujours fâchée contre Harry quand il s’en va. »

Rolf secoue la tête et se libère de son étreinte. « Non, Luna, je ne suis pas fâché. Tu vas me manquer, c’est tout. »

« Tu as une drôle de façon de le montrer », l’informe-t-elle. « La plupart des gens sont gentils avec ceux qui leur manquent. »

Ça amène un sourire sur son visage. « Tu as raison », répond-il. « Je m’excuse. » Il l’attire à lui pour un autre câlin et l’embrasse sur le front. « Au-revoir, Luna-ma-Luna. On se voit bientôt. »
Note de fin de chapitre :

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Note de l'auteur : "Luna-ma-Luna" vient de "Rilla of Ingleside"
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