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News

Concours poésie - Musique, Choixpeau !


Vous aviez peur de vous ennuyer cet été ? Tiiki vous propose un nouveau concours de poésie en vers : choisissez une année de rentrée et écrivez la chanson du Choixpeau magique !

Pour en savoir plus, c'est par ici.

Vous avez jusqu'au 1er septembre 2022 pour publier votre texte et l'ajouter à la série dédiée… juste à temps pour la Répartition !


De le 06/07/2022 16:56


Sélections du mois


Félicitations à Sifoell et Chrisjedusor, qui remportent la Sélection Fondateurs !

Ne partez pas trop vite en vacances ! En juillet, les Animaux Fantastiques (les films !) sont à l'honneur. Vous avez jusqu'au 31 juillet pour lire les 5 textes proposés par les membres et voter par ici.

Après cela, l'équipe prendra un mois de repos bien mérité. Mais elle revient en septembre sur le thème Femslash ! Vous avez deux mois (oui, deux mois !) pour proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.

On nous souffle dans l'oreillette que si vous voulez vous occuper en août, la Sélection Fictions longues continue. Il vous reste 6 mois pour découvrir 12 magnifiques univers ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.




De Equipe des Podiums le 04/07/2022 17:49


Concours hommage à Barbara - Ma plus belle histoire


De plus loin, que nous revienne
L’ombre de nos amours anciennes,
Du plus loin, de la première écoute…


Durant l'été 2022 (juin à août), nous, Juliette54 et Amnesie, vous proposons de déclarer votre amour à Barbara.
En un concours en trois manches, nous vous proposons de (re)découvrir ses chansons et son univers. Le premier chapitre (de 500 à 5000 mots) doit être écrit et mis en ligne d'ici le dimanche 10 juillet à 23h et doit s'inspirer d'une chanson de Barbara de ton choix et du thème Ma plus belle histoire...

Pour t'inscrire, nous donner le lien vers ton chapitre et pour plus d'info, nous t'invitons à consulter ce post sur le forum HPF !

Notre plus belle histoire d'amour, c'est toi, Barbara...


De le 03/07/2022 11:03


125éme édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 125e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 22 juillet à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Délaissez le temps d'une soirée la plage et les cocotiers,
votre clavier vous appelle, vous avez plein d'histoires à raconter !

Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De Équipe des Nuits le 28/06/2022 07:52


Concours officiel HPFanfic


Les 25 ans de Harry Potter

 

L'équipe de modération HPFanfic vous propose un concours d'écriture afin de célébrer dignement les 25 ans de Harry Potter.

Vous avez jusqu'au 25 août 2022 pour publier votre texte ! Les votes seront lancés dans la foulée.

Laissez-vous tenter par l'aventure en suivant ce lien ! Vous y trouverez les différentes modalités de ce concours.

A bientôt !


De L'équipe de modération d'HPFanfic le 25/06/2022 17:25


Assemblée Générale Ordinaire 2022


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 24 juin 2022, à 22h.

Venez lire et discuter, et voter pour les candidats au conseil d'administration.

Bonne AG !
De Le CA le 17/06/2022 23:08


Destin tracé par Chrisjedusor

[11 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Hello  tout le monde :)

J'ai écris ce texte en me basant sur les données que l'on a à notre disposition sur les Jedusor. J'use du nom anglais par habitude.

Pour respecter les contraintes, j'ai construit l'os en trois étapes. Introduction ( mise en place du personnage). Développement du personnage ( un évenement qui modifie sa vision de la vie) et la conclusion avec un changement mental sur la façon de voir les choses.

Il fallait qu'il y ait une mort et une naissance mentionnées. En plus du fait que cela devait concerner un personnage du canon.

J'espère que vous l'apprécierez, comme j'ai pris du plaisir à l'écrire.

Chris

 

Note de chapitre:

Bonne lecture à tous !

 

Mars 1915, Manoir Riddle, Little Hangleton

Tom Riddle était un petit garçon de neuf ans. La Guerre faisait rage et en cette année 1915, la population Mondiale était en danger. Son Père et sa Mère étaient surprotecteurs mais souvent distants et peu démonstratifs avec lui. Le jeune bourgeois était chouchouté et recouvert de présents somptueux mais cela ne remplaçait certainement pas les moments de câlins et de douceurs dont il pouvait cruellement manquer auprès de ses deux ascendants.  Avec le temps, Tom s'était dit que c'était normal. Il était riche. Sa famille était puissante et fortunée. Tout ce qui se trouvait à l'intérieur de la vallée dans laquelle la population de Little Hangleton se trouvait, leur appartenait de plein droit. Ils étaient les derniers Fondateurs vivants de la ville.

Ce fait avéré ne pouvait être remis en doute et le petit garçon se vantait bien souvent de sa situation auprès des autres personnes provenant de sa classe sociale. Il n'avait pas à s'en plaindre. Il ne connaissait certainement pas la vraie amitié car les contacts sociaux servaient soit à faire perdurer la descendance soit à entretenir le patrimoine des familles aisées. Tous les contacts étaient minutieusement choisis dès le berceau. Des connaissances aux amitiés en passant même par le mariage arrangé tout était généralement contrôlé par les personnes aux hauts statut social. Et il n'avait pas à remettre les décisions des adultes en question.

À l'instant même avait lieu une commémoration au sein de la bourgade de Little Hangleton afin de célébrer et de remettre des médailles aux infanteries tombées dernièrement aux combats. Debout, et positionné aux côtés de ses parents sur cette estrade, il regardait ses géniteurs remettre des médailles pour services rendus à la Nation aux proches des défunts. Ses parents n'étaient pas forcément appréciés au sein du village mais c'était de leur devoir d'animer cet évènement, encadré par des soldats anglais. Être les propriétaires d'un large domaine rendaient les badauds envieux. « Ces gens qui nous méprisent sont certainement des jaloux » disaient souvent Mary Swan Riddle avec condescendance et Tom ne pouvait qu'approuver les dires de Mère.

Du plus haut que sa petite stature le lui permettait, il restait bien droit et affichait un air un tantinet arrogant. Selon Mère et Père, il valait bien mieux que les autres. Il avait même à sa disposition les meilleurs précepteurs pour son apprentissage scolaire. Il réussirait donc aussi facilement que ses ascendants dans la vie. Il n'avait pas besoin de se rendre en cours à l'image du reste de la population. Tout était censé être parfait dans sa vie et Tom ne remettait pas en doute les dires de ses parents car il ne connaissait que son monde luxueux dans lequel il était baigné depuis sa naissance.

Pourtant, Tom ressentait par moment un étrange manque. Recevoir des cadeaux, être aisé et avoir les meilleurs professeurs ne remplaçaient pas l'amitié ou l'Amour. Et quémander des câlins aux membres de sa famille n'étaient pas quelque chose d'habituelle et de naturelle chez les Riddle.  La seule personne avec laquelle il pouvait se permettre de le faire à de rares occasions était actuellement en train de vivre ces derniers instants de vie au Manoir Riddle. Sa grand-mère Maternelle était tout sauf arrogante et Tom aimait se rendre à son chevet afin de lui raconter ses journées à l'insu de tous. C'est durant ces moments qu'il se laissait aller et abandonnait le masque qu'il devait quotidiennement porter sur lui.

Le petit garçon sortit de ses pensées parasites en se rendant compte où cela le menait dangereusement et se reprit afin de contrôler ses émotions. Il ravala les futures larmes qui venait de flouter sa vision à la pensée de Grand-mère. Il jugea alors de haut tous ces gens qui étaient agglutinés l'un sur l'autre quand son regard croisa celui d'une petite fille, présente parmi l'agglutinement du peuple. Elle attisa grandement sa curiosité.  Et ses yeux verts, malgré son jeune âge, le frappèrent de plein fouet. Ils exprimaient tant d'émotions ! La fille ravalait ses larmes face au discours de son propre Père et tentait de rester digne. Elle avait assurément perdue des proches. La fillette était engloutie dans les bras de deux personnes âgées. Et elle-même se tenait maladroitement debout sur deux béquilles en bois.

La fillette semblait mal à l'aise entourée de tout ce monde et recevait tantôt des regards de pitié, tantôt des regards de dégoût.  Les enfants présents s'éloignaient de la fillette comme si elle était atteinte d'une maladie incurable. Ces regards ressemblaient un peu à ceux dont sa famille pouvait d'ailleurs recevoir à l'exception près que tous ces gens devaient les mépriser pour leur richesse. Quant à la pitié, Tom Riddle ne se doutait pas que ceux-ci le prenaient en pitié suite aux manques d'affection dont il manquait cruellement auprès de ses parents.

« Mère, puis-je aller saluer les villageois présents ? Cela montrera que nous sommes-là pour eux, n'est-ce pas ? »

La question était sortie de ses lèvres sans s'en rendre compte. Sa génitrice était occupée à serrer la main d'un badaud et tourna à peine son visage vers lui mais une lueur de satisfaction traversa son regard, et il sut, après un dialogue silencieux échangé avec Père qu'il en avait l'autorisation.  Après tout, même s'ils éprouvaient du mépris pour les gens qui leur était inférieurs, il était important de bien se faire voir auprès d'autrui. Thomas Riddle approuva discrètement de la tête et Tom se permit alors de rejoindre cette petite fille au regard envoûtant qui venait de tant attiser sa curiosité. Son Père était lui-même rentré de la Guerre grâce à des prétextes et des faits nébuleux où l'argent avait dû facilement être allongé mais le petit garçon ne cherchait pas à en savoir plus.

Tom n'avait envie que d'une chose se fût de pouvoir échanger quelques mots avec cette dernière car on ne pouvait décidément pas laisser une petite fille avec de si jolis yeux verts seule.

~*~

 

Mars 1915, Manoir Riddle, Little Hangleton

Tom était assis sur une chaise au côté de sa Grand-Mère Louise. Le grand lit qui l'hébergeait était à ses yeux bien trop grand pour son ascendante. Il la rendait d'autant plus fragile, emmitouflée ainsi dans ses draps satinés. Sa petite main tenait la sienne et les larmes ne tarderaient pas à couler de ses pupilles noires. Là, à l'instant, il n'était plus le petit garçon fier de sa richesse et de ses origines. Elle vivait ces derniers instants de vie et il ne voulait pas la perdre. Sur peu de temps, son état s'était très vite dégradé et elle allait mourir dans peu de temps.

Les heures lui était compté.

Mère et Père restaient que peu à ses côtés et cela le rendait intérieurement malade car depuis quelques jours, il avait commencé à remettre certaines notions de son éducation en question.  Et cela n'était jamais arrivée jusqu'à maintenant. Car la perte d'un être cher allait le frapper en plein cœur et cela le déchirait plus qu'il ne l'aurait pensé. Ses parents ne voyaient que l'héritage dont ils allaient hériter à sa mort et lui voyait surtout la perte humaine de cette même femme. Cette adulte lui avait donnée tant d'Amour à contrario de ses deux parents. Et il avait toujours été capricieux à son égard, à la narguer parfois, jusqu'à ce qu'il ne se rende finalement compte de sa valeur. Elle l'avait toujours aimé et ne s'était jamais éloignée de lui, bien au contraire. Tom se rendait compte à quel point il était attaché à sa Grand-Mère. Un vide avait déjà commencé à se créer en lui. Il ne lui restait, selon le médecin, maximum quelques jours avant qu'elle ne trépasse. Et puis, il y avait eu sa rencontre avec cette petite fille bien courageuse. Depuis la commoration organisée sur Little Hangleton, il ne pouvait effacer les pensées parasites qui l'accompagnaient constamment vis à vis de l'autre enfant. Car sa force de vivre, malgré son handicap physique, l'avait décidément impressionné.

-          « Voyons, très cher, murmura faiblement Grand-Mère, n'affiche donc guère cet air abattu. Ainsi va la vie, Tom ! »

Tom releva son regard jusqu'à alors dirigé sur ses genoux. Le pouce de son aînée venait de caresser la peau de ses doigts et ses yeux étaient désormais bien ouverts. Elle était attentive à ses réactions et ses émotions. Il tenta de ré afficher un visage neutre mais ses pensées n'étaient que trop tourmentées et se fut donc vint : elle plissa ses pupilles tout en se redressant difficilement contre son oreiller.

« Grand-Mère ? Est-ce qu'être riche nous donne tous les droits ? »

Comme beaucoup de fois dernièrement, la question passa la barrière de ses pensées sans qu'il ne puisse prendre le temps de tourner sept fois sa langue dans sa bouche. Et ses joues se mirent à rougir de honte car peut-être n'avait-il pas le droit d'exprimer de telles émotions ? Pourtant celles-ci lui brulaient les lèvres, bon sang !

« À ton avis, mon petit ? Quelque chose semble te tracasser depuis quelques jours. Si je puis t'aider avant que mon heure ne sonne pour de bon, j'aimerais apaiser tes pensées tourmentées. »

Tom hésita encore un bref instant avant de lui répondre. Il n'avait pas l'habitude d'étaler ses sentiments de la sorte. Depuis tout petit, il avait été formaté et conditionné afin de garder les apparences.

 Le regard de Grand-Mère Louise n'affichait pourtant aucune colère mais elle était sincèrement surprise de son questionnement et l'invitait à s'exprimer de vive voix.

« Je ne sais pas, Grand -Mère, avoua-t-il d'une voix fluette. Mère et Père disent que je n'ai guère à me prouver auprès de personne. Pourtant, j'ai rencontré... J'ai rencontré une petite fille de mon âge lors de la commémoration d'il y a quelques jours. Elle a des problèmes de santé et marche avec des béquilles. Et j'ai été me présenter auprès d'elle et de ses grands-parents sous prétexte qu'il était bon de se faire bien voir auprès de la populace. Presque toute sa famille est décédée et se sont eux qui l'accueillent sur Little Hangleton mais désormais... je crois que... même que si elle m'a traité de vantard et de petit prétentieux, nous sommes devenus amis. En quelque sorte. On joue ensembles dans les bois et quand je la taquine, elle ne se laisse pas faire malgré ses difficultés. Et j'aime bien la retrouver en cachette de Mère et Père... pour aller jouer avec elle. Est-ce bien ça l'amitié ? »

Grand-Mère laissa échapper un petit éclat de rire et Tom se senti bien confus face à sa réaction.

« Serais-tu enfin en train de remettre en question les préceptes que mon gendre et ma fille, essayent de t'inculquer depuis ta naissance ? elle ricana avec douceur. Mary ne s'est faites que laver l'esprit auprès de ton Père. Elle est malheureusement devenue avare et froide. Non, l'argent ne fais pas tout Tom. Être aimé, prendre soins de l'autre, est ce qui compte. Et ta Mère a oubliée cela. Et d'autant plus après que ta sœur ainée ne soit malheureusement morte née à la naissance. Et certes, nous étions nous aussi riche mais je lui ai laissé le choix dans sa vie. Elle a été élevée dans la bienveillance et l'Amour. De la tristesse passa ses pupilles noires et ridées par le temps. Les mêmes que les siens.  Pourquoi cette fillette t'a-t-elle énoncée ces mots ? »

Un intérêt sincère animait son regard.

Tom savait que Grand-mère n'avait jamais particulièrement aimé son Père et ce sentiment était réciproque.  Cela se percevait dans leurs échanges. Des discordes avant l'état actuelle de Grand-Mère éclataient souvent au Manoir Riddle. Mais au grand jamais celle-ci n'avait exprimé aussi ouvertement ses pensées avec lui. À neuf ans, Tom ne pouvait pas remettre en cause son éducation. Est-ce que Mère était si différente que cela avant qu'il n'y ait son Père dans les parages ? Et même avant sa grande sœur qu'il n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer, faute à pas de chance ? Personne ne devait parler de cette naissance désastreuse au Manoir, sous peine de représailles.

C'était un sujet ultrasensible.

Dans tous les cas, Il ne pourrait jamais connaitre sa Mère en tant que jeune fille mais la dernière question de Grand-Mère eut le don de le faire réfléchir de plus belle à sa propre situation. Il s'était approché de la jeune Liliane, car telle était son nom, puis s'était présenté devant ses grands-parents. C'était au moment où les enfants présents avaient pu jouer entre eux, loin des discours ennuyants, qu'ils s'étaient retrouvés tous les deux car il était définitivement intrigué non seulement par son courage mais aussi par sa force de vivre malgré les multiples malheurs dont elle avait eu à subir.

« Tu es un vantard et tu es un peu prétentieux lui avait-elle dit, dans ta façon de parler, je veux dire mais je vois que tu veux bien faire. Ça me fait un peu rire ! »

« Ce n'est pas vrai, s'était-il vexé, tu exagères je ne suis pas un vantard et un prétentieux, je suis juste très bien élevé ! »

« Si tu l'es ! Tu es riche, et ça se sent dans ta façon de me parler avec tes mots bien compliqués. Je ne parle pas comme toi. N'est-ce pas très cher ? Tu parlais comme un vieil adulte avec mes grands-parents ! Et tu as fait un baise-main à ma grand-mère - Puis-je poser un baiser sur votre main, Madame ? Si tu n'es pas prétentieux, j'ne comprends pas ...»

Liliane avait éclaté de rire avec dérision face à sa propre réplique. Et elle avait mimée son action d'une main en maintenant son poids sur une seule béquille. Cela l'avait à son tour fait sourire et il l'avait rejointe dans son fou rire.

Tom avait toujours effectivement pris l'habitude de parler de lui. Sans s'intéresser aux autres.  Il était peut-être finalement que trop pompeux, n'est-ce pas ? Mais depuis quelques jours, il se trouvait qu'il voulait toujours en connaître plus sur cette autre enfant. S'il avait su qu'une telle fillette venait, avant la mort de ses sœurs et de ses parents, rendre visite à ses grands-parents, Tom se disait depuis peu qu'il aurait certainement chercher à la côtoyer bien avant cette rencontre. Elle était si différente des autres enfants dont ses parents le forçaient à côtoyer dans le cercle restreint de sa classe sociale. Sa façon de vivre et de voir la vie était, faute de terme, intrigante.

« Tom ? interrogea sa Grand-Mère, le faisant revenir à la réalité »

« Pardon Grand-Mère, j'étais dans mes pensées. Je suis désolée que vous soyez aussi triste vis-à-vis de Mère. J'aurais aimé la connaitre à ce moment-là. Et pour l'horrible souvenir de la naissance de Tara, dès que j'essaye d'en parler, je me fais punir comme vous le savez Grand-Mère. Pour vous répondre, elle m'a dit que je faisais le malin en m'exprimant car par exemple, nous ne parlons pas de la même manière. Elle tutoie ses grands-parents et je ne comprends pas le concept, je trouve ça étrange. Mais je crois que je l'apprécie vraiment malgré nos différences. J'aime avoir une amie. Elle n'envie pas notre richesse. »

Un doux sourire étira les lèvres de Grand-Mère Louise.

« Je n'en doute pas mon garçon mais si mon petit-fils peut penser par lui-même, alors vous feriez de votre Grand-Mère, jeune homme, la plus heureuse.  Je pense que tu éprouves assurément de l'empathie et de la compassion pour cette jeune fille. Alors, continue de jouer avec elle ! L'accouchement de ta Mère c'est très mal passé. C'est tout ce dont tu as besoin de savoir. Tu n'es encore que trop jeune pour en connaitre les détails. Qui est donc Tara ? »

Tom se mit à nouveau à rougir mais il ne baissa pas son regard et inspira profondément, il y avait de cela quelques mois, il avait trouvé une boîte avec des effets personnels de sa Mère, et il avait découvert une liste de prénoms dont celui-ci. Le petit garçon s'était alors imaginé ce prénom pour cette sœur née pour mourir dans des circonstances qui resteraient apparemment pour le moment inconnues à ses yeux.

« Peu importe Grand-Mère. C'est le nom dont j'use pour penser à ma ... à ma grande sœur.»

Grand-Mère était émue de ses paroles énoncées avec sincérité. Il le vit à ses pupilles brillantes de larmes et à ses rides d'expressions qui barraient et creusaient d'autant plus son visage suite à son âge avancé. Elle lui fit comprendre de s'installer à ses côtés sur le lit et il glissa doucement de sa chaise, froissant ses vêtements couteux pour aller s'installer très près de sa personne, à sa demande.

« J'aimerais beaucoup Tom que tu ais une vision moins étriquée des choses. Je sais ne te l'avoir jamais dit et peut-être aurai-je sincèrement dû le faire à l'insu de tes parents mais à notre époque, je n'ai pas mon mot à dire. C'est dans les mœurs et c'est au Père de gérer l'éducation des petits garçons de bonne famille. Pas à la femme. Cependant, mon cœur me dit de le faire avant que cela ne me soit trop tard, soit ami avec cette petite fille ! Peut-être que cela te fera le plus grand bien et tu verras que l'argent ne fais pas forcément le bonheur, retient donc ces mots mon garçon.»

Grand-Mère se redressa à nouveau et avec difficulté, correctement sur son oreiller. Elle se permit de lever ses bras pour l'enserrer contre sa poitrine. D'abord surpris d'un tel geste de proximité- ses parents n'apprécieraient certainement pas cela s'ils rentraient par surprise dans la pièce- Tom se retrouva à aimer son étreinte et à profiter de ce moment unique en son genre.

Il allait sérieusement réfléchir à cette conversation.

Ce fut la dernière journée de vie de sa Grand-Mère avant qu'elle ne décède. Jusqu'à son dernier soir, elle avait su lui inculquer des notions qui, et le petit garçon en était sûr, elle désirait lui faire part depuis bien, bien longtemps.

~*~

Aout 1915, à l'extérieur de Little Hangleton

Tom avait voulu se changer les idées. Non seulement la mort de Grand-Mère ne cessait de le faire pleurer depuis de longs mois mais en plus de ça, il s'était fait prendre par Père durant un de ces moments de faiblesses et il avait subi une horrible correction à l'arrière train. Les conséquences ? Ses parents allaient commencer à faire une liste des futures promises qu'il devrait probablement un jour courtiser. Puis épouser. Sans discuter. Il ne comprenait pas encore très bien ce concept mais il était certain que sa vie était de toute façon soigneusement choisie par ses ascendants. Les larmes voulaient décidément encore passer la barrière de ses songes en pensant au souvenir de Grand-Mère Louise et à sa vie en générale...

« Tom ? Nous ne nous sommes pas trop éloignés de la vallée ?  Regarde cette maison ! Eh oh, ça... va ? »

Tom cligna des pupilles à plusieurs reprises, la voix de son amie venait de le ramener à la réalité.  En cet été de canicule, le petit garçon avait décidé de sortir son poulain des écuries de Père afin de se vider la tête et il avait voulu emmener Liliane lors de cette sortie imprévue au programme. Celle-ci avait ses deux petits bras enroulés autour de sa propre poitrine. Et ingénieux comme il était, il avait réussi à attacher ses deux béquilles à celui-ci afin de pouvoir les emporter durant cette balade. Devant eux, se trouvait une maison, à moitié cachée entre l'enchevêtrement de la végétation. Celle-ci empêchait la vue sur la vallée, là où se trouvait Little Hangleton. Les murs de la maison étaient recouverts de mousse et des tuiles étaient tombées du toit, laissant apparaitre la charpente.

Il grimaça face à cette vision peu avenante. Ils avaient tous deux entendu des rumeurs en ville et plus particulièrement par le biais des badauds bien éméchés qui sortaient du bar « pendus », une taverne qui se situait au centre du village. Des rumeurs sur une famille terrifiante et folle circulaient, et dans ses pensées, ils s'étaient retrouvés ici. Par pur hasard. Ils devaient faire demi-tour mais sa mauvaise humeur dû à son deuil le fit comme bien souvent répondre avec arrogance alors que la fillette transpirait toujours de gentillesse à son égard.

« Ça va, peu importe ! lâcha-t-il d'un air hautain. Nous sommes juste aller au-delà de la vallée, je connais le chemin de retour Liliane. Et par ici, personne ne risque de nous voir ensembles ! J'ai souvent fait le chemin avec Père pour partir à la Chasse, nous passons par ici ! »

Il sentit les petites mains de son amie se crisper contre son torse, signe de colère.

« Je sais que tu es triste et en colère Tom mais tu n'es pas obligé d'être vaniteux encore une fois, je m'inquiète pour toi. Moi aussi j'ai perdu mes parents et mes sœurs avec cette Guerre !  Elle commença à pleurer et son cœur s'enserra contre sa cage thoracique face à sa détresse émotionnelle.  J'ai juste eu la chance d'avoir été chez mes grands-parents à ce moment-là. Little Hangleton est juste plus au moins épargné par la Guerre. Ta Grand-Mère, elle, a eu une longue vie et son cœur à lâcher suite à ses problèmes cardiaques ! Tu n'es pas gentil. Je n'aime pas quand tu fais ton bourgeois arrogant ! Tu te crois encore seul au monde ! »

Le petit garçon savait qu'il venait de blesser son amie en lui répondant aussi méchamment et il n'aimait décidemment pas la peiner. Pourtant, il était si frustré par les évènements qui eurent lieux ces dernières semaines que les paroles de la fillette eurent le don de faire chauffer ses muscles au fer rouge.

« Quoi ? Tu as peur de ce que les gens racontent sur ce taudis ? Tu veux qu'on se rapproche peut-être ? On raconte que le couple Gaunt a donné naissance à deux enfants aussi fous qu'eux ! Ils auraient d'ailleurs plus au moins notre âge ! Tu veux qu'on vérifie ? Oh et tu sais quoi Liliane de toute façon, c'est sûr, on ne pourra pas rester amis à vie donc tu peux déjà me laisser tout seul si tu veux. Je n'ai pas besoin d'amis ! Bien sûr que Grand-Mère Louise c'est trompé à ce sujet d'ailleurs ! »

Dés que ses mots eurent franchis ses lèvres, Tom Riddle le regretta amèrement car assise derrière lui, il ne pouvait pas voir son visage mais il la sentit se tendre avec vigueur sur la selle. Son poulain dû ressentir l'électricité autour d'eux puisque son animal choisi ce moment afin d'hennir, certainement mécontent que tant de tension se fasse ressentir sur son jeune dos. Mais au final, Tom se rendait compte que personne ne pouvait changer son Destin. Et ça lui faisait bien mal. Alors autant que la seule amie qu'il n'eut jamais eue n'en subisse pas les conséquences et s'éloigne dès maintenant de sa personne.

C'était pour le mieux.

Pourtant, et alors que Liliane exigeait qu'il la dépose chez ses grands-parents en suffoquant sous ses pleurs et sa peine, Tom savait au fond de lui qu'il pensait désormais différemment de ses parents. Le jeune bourgeois devrait pourtant faire semblant et continuer à être le petit garçon vaniteux et riche qu'il avait toujours été.

Tom Riddle n'avait pas le choix en la matière.

 

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