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News

115 ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 115e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 18 septembre à partir de 20h. Il s'agira d'une nuit où les musiques serviront aussi d'inspiration ! Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!
De L'équipe des Nuits le 08/09/2021 19:17


Sélections du mois


Félicitations à Calixto, Asianchoose et Lilimordefaim qui remportent la Sélection sur la plus classe des Serpentard alias Narcissa Malefoy !

Pour octobre 2021, on retourne à Poudlard, on fait les courses sur le Chemin de Traverse, ou on voyage dans des endroits étranges et inquiétants avec le Jury des Aspics consacré aux Lieux Magiques. Vous pouvez dès à présent proposer vos deux fanfictions favorites sur ce thème en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Enfin, durant le mois de septembre, savourez un bon chocolat à la cannelle avec Molly, ou participez à une "fête" tout en cotillon (ahem) chez les Black avec la sélection famille. Venez voter pour vos histoires préférées juste ici.

Que votre rentrée soit douce et pleine de beaux projets !

 


De L'équipe des Podiums le 02/09/2021 18:48


25ème édition des Nuits Insolites


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 25e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 4 septembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !


De L'équipe des Nuits le 27/08/2021 18:50


114 ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 114e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 août à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!

 


De L'équipe des Nuits le 11/08/2021 17:27


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, MadameMueller et Violety qui remportent la Sélection sur le thème Amitié !

Pour septembre 2021, vous pouvez sortir vos arbres généalogiques avec le thème Famille. Vous pouvez dès à présent proposer vos deux fanfictions favorites sur ce thème en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Enfin, durant le mois de août, vous ferez attention à vos bonnes manières avec Narcissa Malefoy. Venez voter pour vos histoires préférées juste ici.

Que votre été soit ensoleillé et rempli de lectures !

 


De L'équipe des Podiums le 08/08/2021 22:46


113ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 113e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 31 juillet à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!
De L'équipe des Nuits le 20/07/2021 18:47


Les femmes fanées par Seonne

[67 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Nous voici pour le deuxième chapitre :

Thème : Délicate ascendance.

Contraintes (en gras) :

Votre chapitre doit se dérouler l'après-midi (entre midi et 18h).

Votre chapitre doit se dérouler par un temps ensoleillé.

(Optionnel) Faire apparaître un des personnages suivant : Salazar Serpentard - Andromeda Tonks - Dolorès Ombrage (j'ai choisi Salazar).

~

Merci aux revieweuses (et revieweurs ?) du premier chapitre : MadameMueller la fidèle, Sifoell, Tiiki, Chrisjedusor, Lsky, Selket, Catie d'amour, Bellatrix92, ma Princesse, Guette, Xuulu, Carminny, Eejil-chou, Plume, Looky, Zandy et Miko !

(waow je n'ai jamais au autant de monde à remercier)

Bonne lecture !

 

 

 

Il faisait chaud.

Ce qui, pour l'immense majorité de la population sorcière comme moldue d'Ilfracombe, annonçait une belle journée, était en réalité une source d'angoisse plus qu'intense pour Lavande. Au point qu'elle en avait décidé de ne pas sortir de sa chambre. Elle s'y terrait depuis le repas de midi, quand le thermomètre avait achevé sa course pour se stabiliser aux alentours de vingt-cinq degrés. Le regard fixé sur le plafond, elle était allongée dans son lit. Ses draps étaient presque humides tant elle transpirait. Classieux. Tant pis.

Hors de question de troquer ses manches longues contre autre chose. Hors de question de passer une robe plus courte. Hors de question de se défaire de son col montant. Et tant qu'à faire, elle n'avait qu'à se cacher ici.

Elle détestait ces instants. Elle se détestait.

Depuis la fameuse nuit où elle avait fait la rencontre de Pansy Parkinson alors qu'elle s'apprêtait, pour la énième fois, à sauter sans grand espoir du balcon du sixième étage, il lui semblait que les choses étaient devenues moins pesantes. Oh, ce n'était pas la révolution. Mais juste un peu. Et c'était déjà quelque chose.

Bien sûr, quand elle commençait à apercevoir une lueur scintillante derrière les nuages sombres de son propre esprit, il fallait qu'un microclimat s'abatte sur Ilfracombe pour plonger les résidents du Centre de réhabilitation Sirona & Panacée dans une fournaise étouffante. Bien sûr, quand elle commençait à supposer que son existence n'était peut-être pas qu'un gouffre sans fond, il fallait que la vie le lui rappelle.

Elle était ridicule.

Un simple sursaut du mercure suffisait à la faire chuter de plus belle. Quelques rayons de soleil et elle n'était même plus capable de bouger de son lit.

Pathétique.

Quand on frappa à la porte, elle crut d'abord avoir rêvé le bruit. Puis les coups se répétèrent, un peu plus marqués. Lavande n'eut pas la force de se redresser. Pas l'envie ? Elle allait se taire, voilà tout. Et on la laisserait tranquille.

— Lavande ?

La voix étouffée de Pansy Parkinson lui parvint à travers les murs capitonnés. Cela ne lui fit rien ; pas la moindre émotion. Juste ce vide qui grandissait dans sa poitrine pour menacer de l'engloutir.

Pourtant, les larmes lui montèrent aux yeux.

— Je sais que tu es là. J'ouvre quand même.

Sans plus de préambule, la jeune femme fit irruption dans la pièce. Lavande ne lui accorda même pas un regard. Elle ne la vit donc pas grimacer et se pincer le nez, ni plisser des yeux et froncer les sourcils.

— Ça sent le renfermé, ici. Et il fait une chaleur à crever. Et on n'y voit rien ! On se croirait dans un repaire secret de Salazar Serpentard tant c'est sombre et glauque. Tu fais la sieste ?

Sans attendre de réponse, elle se dirigea vers la fenêtre et ouvrit en grand les rideaux. Lavande fut éblouie par la clarté de cet après-midi ensoleillé et cligna plusieurs fois des yeux avant de s'y habituer. Quelques larmes coulèrent sur ses joues.

— Tu as perdu ta langue, Brown ?

Lavande comprit qu'elle ne la laisserait pas si facilement tranquille et se redressa avec difficulté pour s'asseoir.

— Laisse-moi, articula-t-elle.

Sa voix était enrouée et sa bouche pâteuse.

— Hors de question ! Il fait bien trop beau pour que tu restes là toute seule à broyer du noir. Hop, debout ! Je suis sûre que tu n'es jamais descendue sur la plage. Moi non plus, d'ailleurs.

Pansy était bien trop énergique. Rien qu'à l'entendre et la regarder, Lavande se sentait encore plus exténuée. Et elle avait si chaud... Sa tête lui tournait presque.

— Tu as bu, Pansy ?

Le visage de la brune s'assombrit. Lavande craignit un instant qu'elle ne lui explose à la figure. Mais l'ombre passa comme un nuage dans le ciel bleu et elle sourit bientôt de nouveau.

— Non. Justement. Tout à fait sobre. Et tu sais à quel point c'est difficile pour moi, alors, par solidarité, tu vas de sortir de ce lit et m'accompagner sur le sentier côtier.

Sans lui laisser plus de choix, Pansy l'attrapa par les poignets et la hissa sur ses deux pieds. Lavande résista mollement mais elle n'en avait pas vraiment la force. Elle se laissa balloter comme une marionnette sans grande conviction.

— Et puis tu vas me retirer cette robe de grand-mère, tu dois mourir, là-dessous. Par ce temps-ci, on découvre au moins les genoux et les épaules !

— Non.

Lavande fut elle-même surprise par la fermeté de sa voix qui tranchaient tant avec sa torpeur. On sentait même percer une pointe de colère.

— Comment ça, non ?

— Non.

— Ne raconte pas de bêtises. Tu es toute rouge, ça se voit que tu...

— C'est non. J'ai dit non.

L'émotion la faisait trembler. Elle parut sur le point de fondre en pleurs et la bouche de Pansy s'ouvrit sous la surprise. Elle la serra dans ses bras. Lavande ne se débattit pas.

Elle détestait qu'on la touche, pourtant. Depuis que l'autre l'avait touchée. Depuis que l'autre l'avait ravagée.

— C'est à cause des cicatrices ? chuchota Pansy au creux de son oreille.

C'en fut trop et la blonde éclata en sanglots silencieux. Pansy l'étreignit et la berça contre son cœur jusqu'à ce qu'elle se calme.

— Oublie le changement de vêtements, alors. Mais tu m'accompagnes quand même.

— Tu as raison, tu sais.

— Pardon ?

— Tu as raison, Parkinson. Je suffoque sous cette camisole. C'est un enfer qui me brûle et me colle à la peau et je suis incapable de m'en défaire, tu vois. Je suis faible, cracha-t-elle. Je suis si faible que je préfère étouffer que me confronter à la réalité.

— Tu es trop dure avec toi-même.

— Ça fait des mois et je n'arrive toujours pas à me regarder dans un miroir. Plus le temps passe, plus je sens, plus je sais que je suis condamnée. À passer le reste de ma vie à n'être qu'une ombre qui rase les murs. Quel intérêt ? Autant en finir...

— Ça suffit.

Pansy s'écarta et prit le menton de Lavande entre ses mains pour la forcer à la regarder dans les yeux.

— Ça, je ne veux pas l'entendre. Je veux la Lavande qui a vidé mon stock de vodka dans les chiottes avant-hier. Je veux cette fille tellement culottée qu'elle a osé provoquer mon courroux et qui, ne me demande pas comment, a réussi à s'en tirer.

Elles sourirent toutes deux à l'évocation de ce souvenir. Un soir qu'elles se promenaient clandestinement, Lavande avait décrété qu'elle ne supportait plus les effluves d'alcool qui émanaient de sa compagne d'infortune. Solution radicale, elle avait éliminé la source du problème. Pansy était entrée dans une colère noire et lui avait couru après en la menaçant de choses terribles ; sur cinq mètres, avant de se prendre les pieds dans le tapis tant elle chancelait.

— Et je te précise au passage que ma vengeance viendra et qu'elle sera terrible.

— C'est vrai que tu semblais si menaçante quand tu t'es étalée de tout ton long dans le couloir...

Lavande esquissa un rire. Aux yeux de Pansy, c'était une victoire.

— Allez, on sort maintenant. On ne va pas tergiverser jusqu'à la fin de la journée. Il est déjà presque l'heure de goûter et si on ne file pas fissa, la vieille de la 203 va nous harceler pour qu'on prenne le thé avec elle.

— Attends. Je...

Lavande se mordait les lèvres et hésitait.

— Qu'est-ce qu'il y a ?

— Dehors, sous le soleil, ce sera encore pire, si je ne me change pas.

— Il va falloir savoir ce que tu veux, Brown.

— Je ne...

— J'ai une idée.

Pansy ouvrit l'armoire sans se préoccuper de cette intrusion dans l'espace personnel de sa camarade et fouilla à l'intérieur jusqu'à en sortir une longue robe d'été à bretelles qui descendait jusqu'à ses pieds.

— Un compromis. Tu mets celle-ci et je te prête un châle pour mettre sur tes bras. Comme ça, on ne les verra pas. D'accord ?

— D'accord.

Lavande tendit une main hésitante et attrapa le vêtement. Les deux jeunes femmes se dévisagèrent un instant en silence avant que Pansy ne sursaute.

— Oh, pardon, tu veux sûrement que je sorte, fit-elle en s'avançant vers la porte.

— Non ! N-non. Je vais avoir besoin d'aide pour attacher les lacets derrière.

Pansy lui tourna tout de même le dos le temps qu'elle intervertisse les deux robes. Quand Lavande lui demanda d'attacher le tissu dans son dos, elle s'approcha en douceur.

C'était la première fois qu'elle apercevait les cicatrices qui marquaient le corps de la jeune femme. De larges tranchées qui jonchaient sa peau. Elle avait vaguement conscience que Greyback était un monstre qui démolissait ses victimes. Mais ce qu'elle voyait failli lui tirer quelques larmes. À elle, qu'on prétendait sans cœur.

C'était un massacre.

Pas une parcelle intacte, de son cou jusqu'au bout de ses doigts. Les traits étaient sombres et indurés. Par endroits, encore rouges et boursoufflés. Imprimés si profondément qu'aucune magie ne pourrait jamais l'en défaire.

Ébranlée, elle noua le tissu du bout des doigts.

Quelques minutes plus tard, elle sortait du bâtiment, bras dessus, bras dessous. Lavande ne cessait de remonter l'écharpe de soie sombre sur ses épaules dénudées et jetait tout autour d'elle des coups d'œil de crainte de saisir des regards inopportuns.

— Personne ne nous espionne, tu sais. Et puis on est chez les fous, ici. On ne craint pas grand-chose.

— Je dois te paraître bien futile.

— Pas le moins du monde.

— Tu avais raison, en tout cas. Je me sens un peu mieux comme ça. Je crois que... Je crois que ça m'avait manqué. Sentir les rayons du soleil sur moi.

Pansy se sentit prise d'une furieuse envie de l'attirer contre son cœur.

Elle n'en fit rien.

— Tu m'en vois ravie. Félicitations, miss Lavande Brown.

— Pardon ?

— Il n'y a pas de petite victoire.

Lavande rit, véritablement cette fois. Aux oreilles de Pansy cet éclat résonna comme la mélodie d'un carillon.

— Petite victoire, comme tu dis. Minuscule, même.

— C'est un pas de plus pour remonter la pente. Et c'est énorme, quand on sait l'abysse de laquelle nous devons remonter. Il n'y a pas de petite victoire, répéta-t-elle. L'ascension est délicate mais je suis là pour te pousser au cul, maintenant !

Elle s'était rattrapée en dérapant sur le ton de l'humour pour ne pas sembler trop philosophique.

Mais elle devait avouer que Lavande avait été la première lueur solaire à l'éclairer depuis bien longtemps.

Note de fin de chapitre :

Un chapitre un peu plus léger que le précédent, tout de même ! Alors, satisfait-es ? N'hésitez pas à me laisser un petit mot sur nos deux héroïnes pour me dire ce que vous avez pensé des changements qui s'installent petit à petite ;) Attention cependant, un peu plus de rose ne signifie pas que toute la noirceur s'est dissipée...

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