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News

Programme de juillet des Aspics


Bonsoir à toustes !

Un peu de lecture pour vous accompagner en cette période estivale... Vous avez jusqu'au 31 juillet pour, d'une part, voter pour le thème de la prochaine sélection ici et, d'autre part, lire les textes de la sélection "Romance" du deuxième trimestre 2024, et voter ici !

Les sélections sont l'occasion de moments d'échange, n'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé sur le forum ou directement en reviews auprès des auteurices !


De L'Equipe des Podiums le 11/07/2024 22:30


Assemblée Générale 2024


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 21 juin 2024, à 19h.

Venez lire, échanger et voter (pour les adhérents) pour l'avenir de l'association.

Bonne AG !
De Conseil d'Administration le 14/06/2024 19:04


Sélection Romance !


Bonsoir à toustes,

Comme vous l'avez peut-être déjà constaté, sur notre page d'accueil s'affichent désormais des textes nous présentant des tranches de vie tout aussi romantiques ou romancées les uns que les autres ! Et oui, c'est la sélection Romance qui occupera le début de l'été, jusqu'au 31 juillet.

Nous vous encourageons vivement à (re)découvrir, lire et commenter cette sélection ! Avec une petite surprise pour les plus assidu.e.s d'entre vous...

Bien sûr, vous pouvez voter, ça se passe ici !


De Jury des Aspics le 12/06/2024 22:31


145e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 145e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Vendredi 14 juin à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
À très bientôt !


 


De L'équipe des nuits le 12/06/2024 12:33


Maintenance des serveurs


Attention, deux interventions techniques prévues par notre hébergeur peuvent impacter votre utilisation de nos sites les 28 mai et 4 juin, de 20h à minuit ! Pas d'inquiétudes à avoir si vous remarquez des coupures ponctuelles sur ces plages horaires, promis ce ne sont pas de vilains gremlins qui grignotent nos câbles ;)

De Conseil d'Administration le 26/05/2024 18:10


144e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 144e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Samedi 18 mai à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits et à vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De L'équipe des Nuits le 12/05/2024 11:00


Fluffy Stories par ECM

[91 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +

 

23h22. Les yeux verts de Lily Evans passaient de la vieille horloge en or qui surplombait une étagère de livres, à l'entrée de la salle commune de Gryffondor, puis à la grande fenêtre qui lui faisait face et derrière laquelle une pluie battante tombait sans discontinuer et ce depuis bientôt une heure et demie. Elle sentait qu'elle commençait à faiblir un peu, mais il était hors de question qu'elle aille se coucher maintenant, pas tant que James Potter n'était pas rentré.

 

Il y avait des jours où ses trois amis et lui s’éclipsaient des nuits entières mais elle savait que ce soir là n'était pas l'un de leur plus ou moins mystérieux périple. Premièrement parce qu'elle avait vu Sirius Black, Rémus Lupin, et Peter Pettigrow monter les escaliers vers leur dortoir autour de 22h, et deuxièmement parce qu'elle avait vérifié son calendrier au moins trois fois. La prochaine pleine lune n'arrivait que la semaine suivante.

 

Assise sur un fauteuil près de la cheminée, elle agitait nerveusement sa jambe droite depuis trop longtemps pour ne pas se rendre compte qu'elle était inquiète pour lui. Elle soupira et tenta un instant de retrouver la raison. S'il y avait eu la moindre chance pour qu'il soit blessé quelque part, ses trois meilleurs amis ne se seraient pas enfermés dans leur dortoir. A moins de préparer un plan suspect pour voler à sa rescousse.

 

Elle fronça les sourcils. Ils étaient définitivement capable d'une telle chose et il n'y avait rien de rassurant dans le fait de savoir qu'ils ne préviendraient aucun adulte responsable. Elle jeta un coup d'oeil vers les escaliers menant aux dortoirs des garçons et se perdit dans ses pensées pendant une seconde. Elle savait qu'elle n'avait que quelques pas à faire pour en avoir le cœur net. Pettigrow savait mentir, mais Black l'appréciait trop pour le faire en la regardant dans les yeux, et Lupin se sentait perpétuellement redevable qu'elle connaisse son secret et le garde pour elle. Il suffisait qu'elle frappe à leur porte pour être fixée.

 

Elle avait l'impression de devenir paranoïaque quand il s'agissait de James Potter et elle se doutait bien qu'elle se trahirait un peu en allant voir les garçons, mais elle se sentait dépérir sur ce vieux canapé et si elle avait réussi à focaliser son attention sur son devoir de potion jusqu'à 22h30, elle n'était maintenant plus en mesure de penser à quoi que ce soit d'autre qu'à son absence.

 

 

« Grandis un peu Lily, mets ta fierté de côté, murmura t-elle pour elle-même en se levant. »

 

 

Elle se dirigea lentement vers les escaliers, ses neurones semblant s'agiter tous en même temps pour trouver une excuse appropriée que Sirius Black anéantirait probablement en un sourire narquois, et elle frappa mécaniquement à la porte du dortoir des maraudeurs. Elle s'insulta mentalement dès que sa main entra en contact avec le bois. Elle allait passer pour une psychopathe, à traquer les moindres mouvements de James. Enfin, elle était préfète en chef, il l'était aussi, et il n'aurait certainement pas dû sortir sans elle après le couvre-feu.

 

 

« Evans, quelle charmante surprise ! s'exclama Sirius en ouvrant la porte à la volée. »

 

 

Il avait toujours cette lueur d'amusement dans le regard qu'elle retrouvait aussi chez James et qui avait un effet réconfortant sur elle. Elle se mit sur la pointe des pieds pour essayer de regarder par dessus son épaule mais elle ne vit que Rémus Lupin et Peter Pettigrow, assis sur le même lit, en train de jouer aux échecs version sorcier. Elle ne put retenir une moue ennuyée.

 

 

« Que nous vaut le plaisir ? s'enquit Sirius en lui jetant un regard curieux, la main toujours posée sur la poignée de la porte. »

 

 

Son ton était jovial et, alors qu'elle cherchait ses mots, elle sentit son regard se faire de plus en plus insistant. Elle sut au moment où il esquissa un demi-sourire qu'il voyait clair dans son jeu. Elle sentit ses joues chauffer très légèrement.

 

 

« Est-ce que tu saurais, par hasard, où se trouve mon collègue ?

- Est-ce qu'il y a une urgence de préfets en chef ? répliqua t-il aussitôt.

- Non, mais... Enfin, j'aurais voulu revoir les plannings de rondes des préfets avec lui et...

- A 23h30 ? l'interrogea t-il sur un ton faussement surpris alors qu'il avait l'air de jubiler intérieurement. »

 

 

« Merlin, foudroyez-moi sur place », songea t-elle en détournant le regard vers un morceau de tapisserie qui se décollait du mur du palier et qu'elle se mit à essayer de recoller pour se donner une contenance.

 

 

« Oh non, est-ce que vous aviez aussi prévu de refaire la peinture ? reprit-il en faisant semblant d'être désolé.

- Hilarant, Black, ironisa t-elle en lui tournant le dos. Laisse tomber. »

 

 

Visiblement, il ne s'en faisait pas du tout pour son meilleur ami, ce qui signifiait qu'elle n'avait aucune raison de paniquer. Elle pouvait juste aller se coucher et...

 

 

« Evans ? l'appela t-il alors qu'elle s'apprêtait à partir.

- Hmm ?

- Est-ce que tu t'inquiètes ? »

 

 

Sa question sonna presque comme une accusation. Ses vieux réflexes prirent le dessus et elle afficha une grimace offensée, puis le regard de Sirius se fit de plus en plus inquisiteur, et elle laissa tomber le masque.

 

 

« D'accord, oui, je m'inquiète, et je sais très bien ce que tu penses maintenant, mais c'est mon ami aussi et nous sommes préfets en chef et le couvre feu est dépassé alors...

- Tututu Evans, tu ne vas pas réussir à me faire croire que tu le cherches pour lui énumérer le nombre de règles qu'il a enfreint, la coupa t-il avec son habituel air malin.

- Je ne vais pas rester ici juste pour écouter tes stupides allégations, ronchonna t-elle en commençant à descendre les marches.

- Excuses-moi ?! s'exclama t-il en riant si fort qu'elle se retourna juste pour lui faire signe de se taire.

- C'est « Allégations » que tu ne comprends pas ? Merlin, je sais pourtant qu'il ne faut pas que j'utilise des mots de plus de trois syllabes avec toi, rétorqua t-elle avant de s'enfuir. »

 

 

Elle l'entendit lâcher un « ouch » sonore et puis les marches grincèrent derrière elle et elle soupira. Évidemment qu'il n'allait pas la laisser s'en tirer comme cela. Sirius Black allait toujours au bout des choses. Toujours. Et plus particulièrement quand les choses étaient dérangeantes pour les autres.

 

 

« Ta répartie n'est jamais meilleure que quand tu te sens en danger, Evans, chantonna t-il.

- Et comment est la tienne ? Parce que je t'assure qu'actuellement, le plus en danger dans cette pièce n'est pas moi.

- Tu vois ? Qu'est-ce que je disais ? souffla t-il en sautant derrière le canapé pour retomber dessus avec une aisance qui trahissait ses habitudes. »

 

 

Elle soupira et ses yeux glissèrent presque automatiquement sur l'horloge, 23H35, puis sur la grande fenêtre contre laquelle s'écrasaient encore de grosses gouttes.

 

 

« Sur une échelle de un à dix, où est-ce que tu placerais ta détresse ? l'interrogea t-il en croisant nonchalamment ses bras derrière sa tête.

- J'étais à un avant de voir ton stupide visage.

- Stupide ? C'est vraiment le seul adjectif qui te vient pour qualifier ce chef d’œuvre ? C'est une honte Evans. »

 

 

Elle balaya sa remarque d'un geste de la main et commença un peu inconsciemment à faire les cent pas, les bras croisés contre sa poitrine. Elle ne s'en rendit compte que lorsque ses yeux tombèrent de nouveau sur le maraudeur dont le sourire amusé l'embarrassait profondément.

 

 

« Arrête.

- Quoi ? lui demanda t-il.

- De me regarder comme ça.

- Comme quoi ?

- Comme si tu savais.

- Comme si je savais quoi ?

- Tu sais. »

 

 

Il souriait encore plus largement. James et Lily avaient commencé à être amis en sixième année. Elle ne se rappelait plus trop comment c'était arrivé, mais elle s'était surprise à le trouver drôle et gentil plutôt que désagréable et condescendant. Il avait probablement mûri un peu et elle aussi, et quelque chose de nouveau était né entre eux, une surprenante complicité qui ne cessait de prendre de la place dans sa vie et qui rendait cette période beaucoup moins morose.

 

 

« Tu peux retourner dans ton dortoir si tu es là pour jubiler, marmonna t-elle. »

 

 

A vrai dire, elle n'avait aucune envie qu'il parte. Il était son lien avec James et elle aimait beaucoup Sirius. Elle avait parfois une drôle de façon de le montrer, mais ils étaient juste comme cela, comme des frères et sœurs un peu agacés par la présence de l'autre de temps en temps, mais toujours rassurés de pouvoir compter l'un sur l'autre.

 

 

« Je vais le tuer quand il rentrera. Nous sommes supposés montrer l'exemple et il enfreint le règlement et...

- Ce n'est pas comme si tu ne l'avais jamais fait toi non plus, pointa t-il.

- Ce n'est pas une excuse. »

 

 

Elle avait terriblement envie de lui demander où il était et ce qu'il faisait, mais elle pouvait clairement s'imaginer l'expression de satisfaction qui traverserait son visage si elle le faisait et elle ne savait pas à quel point elle pouvait encaisser ses railleries en étant aussi inquiète.

 

 

« Tu es tellement drôle, Evans, commenta t-il en l'observant tourner en rond. »

 

 

Elle ne le gratifia même pas d'un regard mais se rapprocha finalement de lui pour se laisser péniblement tomber dans le même fauteuil qu'elle occupait précédemment. Elle réajusta le gros plaid que ses parents lui avaient offert à Noël sur ses épaules et poussa un énième soupir.

 

 

« Vas dormir et laisse-moi seule avec mes états-d'âme.

- Impossible. Tu sais, on a un rituel avant de se coucher. Il me dit qu'il m'aime et je lui dis que je l'aime donc...

- Oh Merlin pourquoi est-ce que ça ne m'étonne même pas ?

- Donc je ne peux pas fermer l'oeil avant qu'il ne revienne.

- Quel genre de gros bébé a besoin qu'on lui murmure des mots doux avant de dormir ? le taquina t-elle.

- Trop de jalousie dans un si petit-être, Evans. »

 

 

Elle leva les yeux au ciel et secoua la tête. Il avait réussi à lui arracher un sourire et elle songea qu'elle avait bien fait de frapper à leur porte quelques minutes plus tôt. Sirius parvenait toujours à lui remonter le moral, aussi agaçant soit-il.

 

 

« Tu sais, tu pourrais entendre ses mots doux toi aussi si seulement tu te lançais.

- Comment rivaliser avec toi ? plaisanta t-elle pour esquiver sa remarque.

- Impossible, certifia t-il, à moins que tu ne sois prête à retirer quelques vêtements. »

 

 

Elle se tortilla pour attraper le coussin sur lequel elle était partiellement assise et le lui envoya. Il l'attrapa avec l'aisance naturelle d'un joueur de quidditch et son rire envahit de nouveau la pièce.

 

 

« Est-ce que c'est comme ça que tu t'y es pris ? lui lança t-elle avec humour.

- Merlin Evans, on partage les mêmes vestiaires, qu'est-ce que tu crois ? Un regard vers mon corps et le pauvre garçon était perdu dans les abysses du désir.

- Il est sensible.

- Je pense plutôt que je suis irrésistible.

- Pertinent, lâcha simplement Lily. J'arrive à peine à contenir mes pulsions de là où je me tiens. »

 

 

Le coussin précédemment lancé fit l'aller retour dans sa direction. Elle s'en saisit juste avant qu'il ne s'écrase sur son visage et elle échangea un sourire complice avec Sirius.

 

 

« Au fait, comment s'est passé ton rendez-vous avec Aubrey ?

- Pour la centième fois, Black, ce n'était pas un rendez-vous. J'ai juste accepté de l'aider pour les potions.

- McKinnon m'a raconté pendant l'entraînement que tu étais revenue très énervée.

- Evidemment. Il n'arrêtait pas de faire des sous-entendus sur toutes les façons possible de profiter d'une salle vide et...

- Et... ? l'encouragea t-il, pendu à ses lèvres.

- Il a essayé de m'embrasser.

- Essayé ? répéta Sirius en lui jetant un regard interrogateur.

- J'ai eu un malheureux réflexe... En direction de son entrejambe. »

 

 

Elle ne se lassait jamais du rire de Sirius. Il était toujours si sincère, si chaleureux, si amical... Elle ne put réprimer un sourire.

 

 

« Je n'ai jamais été aussi fier de toi, lui confia t-il.

- Même pas quand j'ai mis trois semaines entières de retenue à Avery pour avoir lancé un maléfice d'enflement à Peter dans les couloirs ?

- Le match est serré, que veux-tu que je te dise ? Tu m'éblouis tous les jours un peu plus ! »

 

 

Il y eut un nouvel échange de regards complices, puis l'expression de Sirius se fit un peu plus sérieuse.

 

 

« Je déteste avoir à te dire ça, reprit-il, mais James est avec une fille. »

 

 

Elle ne parvint qu'à prononcer un « Oh » qui se voulait neutre mais derrière lequel, elle en était sûre, le maraudeur pouvait entendre toute sa déception. Evidemment qu'il était avec une fille. Elle se sentait stupide de ne pas y avoir pensé plus tôt. Ce n'était pas comme s'il était invisible aux yeux des autres élèves. Son nom était sur toutes les lèvres.

 

 

« D'après ce que je sais, il n'y a rien de très sérieux entre eux... Mais si j'étais toi, je mettrais cartes sur table avant qu'ils ne décident d'acheter une maison ensemble après les ASPIC. Tu sais comment James est... Toujours un peu intense. »

 

 

Elle déglutit, ses doigts jouant nerveusement avec le plaid qui était retombé sur ses genoux vers le milieu de la phrase de Sirius. Sa gorge était nouée et elle n'arrivait même pas à lui répondre quoi que ce soit.

 

 

« En plus, je n'ai pas envie qu'il termine avec une Serdaigle.

- Quelle Serdaigle ? parvint-elle à lui demander au prix d'un gros effort.

- Je n'ai pas le droit d'en dire plus. Crois-moi, j'aimerais, mais tu sais... James a insisté pour que personne ne t'en parle alors...

- Pourquoi est-ce qu'il aurait fait ça ? l'interrogea t-elle, le cœur encore plus serré qu'une seconde auparavant. »

 

 

Sirius haussa les épaules pour toute réponse alors que le cerveau de Lily était envahi par les noms de toutes les Serdaigles avec qui ils avaient des cours en commun. Matilda Dukelow était celle qui bavait le plus sur James, et elle était également la plus susceptible de lui plaire. Elle ne l'avait jamais vraiment appréciée, mais à ce moment là, elle éprouva soudainement une profonde antipathie pour elle et ses longs cheveux bruns. Elle s'apprêtait à lui soumettre son hypothèse pour évaluer sa réaction lorsqu'elle entendit le tableau de la Grosse dame pivoter.

 

Ils se tournèrent simultanément vers le sujet de leur conversation, trempé jusqu'aux os. Il avait l'air frigorifié. Il tremblait des pieds à la tête et de grosses gouttes d'eau dégoulinaient de ses cheveux. Lily se tourna dans tous les sens pour trouver sa baguette mais elle ne parvint pas à mettre la main dessus, alors elle se précipita vers lui.

 

 

« Merlin tu es gelé, remarqua t-elle après avoir refermé ses doigts sur son poignet pour le tirer près du feu. »

 

 

Sirius s'empressa de lancer une couverture à la préfète qui tira sur la manche imbibée d'eau du maraudeur pour qu'il s'assoit devant la cheminée. Il lui obéit sans broncher et elle remarqua du coin de l'oeil la veste qu'il tenait dans ses mains, bien trop petite pour lui, mais probablement très confortable pour Matilda Dukelow. Elle se détesta instantanément de penser à cela alors qu'il était en train de grelotter devant lui, incapable de prononcer un mot.

 

 

« Je vais lui chercher des vêtements secs, enlève lui ceux là, lui indiqua Sirius en montant les marches quatre à quatre.

- Bouse de dragon, quelle idée de sortir par ce temps ?! pesta t-elle en lui levant les bras pour faire passer son pull au dessus de sa tête avant de répéter la même opération avec son tee-shirt et de le recouvrir immédiatement de la couverture qui était à portée de main. »

 

 

Il fut parcourut d'un violent frisson tout à coup, et puis il se leva pour se mettre à sautiller sur place et il balança ses chaussures près des marches. Sirius manqua de trébucher dessus lorsqu'il redescendit, une pile de vêtements chauds dans les bras.

 

 

« Wow Evans, je sais que tu l'as attendu toute la soirée, mais je ne pensais pas que tu le déshabillerais aussi rapidement ! s'exclama t-il.

- Ton meilleur ami est en train d'attraper la mort et tu fais ce genre de blague ?! répliqua t-elle en fronçant les sourcils, ignorant la petite pointe d'embarras qui commençait à taquiner sa peau par endroits.

- Je... Vais... Bien... articula James entre deux claquements de dents.

- C'est flagrant, ironisa Lily en arrachant un gros pull des mains de Sirius. »

 

 

Elle le tendit devant James pour qu'il passe sa tête dedans, mais à la place, il laissa tomber la veste à ses pieds, ouvrit ses bras et les referma autour d'elle, l'enveloppant dans la couverture avec lui. Elle eut l'impression immédiate que ses joues s'enflammaient mais elle était incapable de faire un seul mouvement.

 

 

« Est-ce que je dois vous laisser ? les questionna Sirius avec une pointe d'amusement dans la voix.

- Je... me réchauffe juste, répondit James. Lily est brûlante.

- Oh j'imagine bien qu'elle l'est. Bizarrement, tu ne fais jamais ce genre de choses avec moi après les entraînements de quidditch en hiver, commenta narquoisement le jeune homme alors que Lily lui jetait un regard assassin.

- ...Pas le moment pour une crise de jalousie Patmol. »

 

 

C'est au moment où Sirius haussa les sourcils de façon suggestive qu'elle réalisa que ses mains s'étaient refermées autour de James et que ses doigts frictionnaient rapidement sa peau, comme un vieux réflexe qu'elle n'avait pourtant jamais appris à avoir. Depuis qu'ils étaient amis, ils avaient des gestes affectueux l'un envers l'autre, mais rien d'aussi intime.

 

Elle posait sa main sur son épaule quand il était à côté d'elle et qu'elle cherchait à garder l'équilibre pendant qu'elle remettait ses chaussures après une heure de pause dans la salle commune. Son coude la frôlait toujours un peu lorsqu'ils travaillaient en binôme ensemble en potion. Il lui ébouriffait aussi les cheveux pendant les rondes lorsqu'elle le taquinait sur un sujet ou sur un autre. Et elle faisait la même chose à chaque fois qu'ils travaillaient ensemble à la bibliothèque et qu'elle voyait son attention dévier sur autre chose que sur leur parchemin.

 

 

« Je vais le tuer quand il rentrera, l'imita Sirius, interrompant ses réflexions.

- Tu as dit ça ? l'interrogea l'autre maraudeur.

- Laisse-moi le temps, Black, rétorqua t-elle simplement alors que James venait de la lâcher pour se rapprocher un peu plus de la cheminée. »

 

 

Elle regretta instantanément la sensation de ses mains sur sa peau, de tout son corps contre le sien, et de cette proximité qu'ils n'avaient jamais eue auparavant et pour laquelle elle aurait tout à coup vendu son âme.

 

 

« La soirée était bonne, au moins ? le questionna Sirius.

- Humide, mais hilarante, répondit James en adressant un sourire malin à son meilleur ami, retirant son pantalon sans aucune gêne pour enfiler le jogging que l'autre maraudeur lui avait apporté. »

 

 

Lily sentit son cœur se serrer et elle reporta son attention sur son vieux tee-shirt de pyjama gris chiné qui avait pris une teinte foncée là où le corps de James avait été en contact avec le sien.

 

 

« Je suis désolé, j'ai complètement ruiné tes vêtements, lui dit-il en surprenant son regard pensif.

- C'est juste de l'eau, répondit-elle en haussant les épaules.

- Quelle agressivité, ironisa Sirius. Décidément, il ne fait pas bon braver le couvre-feu ces temps-ci... »

 

 

Les yeux marrons de James jonglèrent entre eux, et une seconde plus tard, le coussin traversa une nouvelle fois la pièce, et encore une fois, Sirius le rattrapa au vol en riant.

 

 

« D'accord, d'accord, je m'en vais, je vous laisse régler vos histoires, conclut-il finalement en levant ses mains devant lui. Bonne nuit Evans.

- Sirius ? l'appela t-elle alors qu'il avait déjà gravi la moitié des marches.

- Lily ?

- Merci, lui dit-elle simplement.

- Ce fut un plaisir, répondit-il en exécutant une courbette avant de disparaître en haut des marches. »

 

 

Elle se laissa retomber sur le fauteuil qu'elle occupait précédemment et un long soupir s'échappa de ses lèvres. Une seconde plus tard, elle remarqua les yeux de James sur elle. Il était toujours debout devant la cheminée mais il avait arrêté de sautiller d'un pied sur l'autre et il avait repris des couleurs mais ses cheveux étaient toujours humides. Elle suivit des yeux une goutte qui s'échappa d'une de ses mèches, roula près de son oreille jusqu'en bas de sa mâchoire, et s'écrasa finalement sur le sol. Merlin. Elle avait vraiment une obsession pour ce garçon.

 

 

« Quelles histoires est-ce qu'on est censé régler ? lui demanda t-il en resserrant la couverture autour de lui. »

 

 

Elle ouvrit la bouche pour lui répondre mais elle se perdit dans ses pensées alors que son regard vagabondait plus ou moins discrètement sur lui. Elle détestait être autant attirée par lui alors qu'il revenait juste d'un rendez-vous avec une autre fille. Elle avait envie de lui faire passer un sale quart d'heure mais il avait l'air si détendu qu'elle avait du mal à s'y résoudre.

 

 

« Aucune. Ce n'est pas grave. Je... Je disais juste à Sirius que j'étais contrariée que tu braves encore le couvre-feu cette année en dehors des pleines lunes alors que tu es préfet en chef, mais comme tu as un talent inné pour ne pas te faire attraper, j'imagine que ce n'est pas important, déclara t-elle en ramenant ses genoux contre sa poitrine.

- Ah, désolé Lily. Je voulais te prévenir mais je ne t'ai pas trouvée à temps. »

 

 

Elle fronça les sourcils. Venait-il juste de lui mentir ? Elle se racla légèrement la gorge et reprit la parole.

 

 

« Je pensais qu'on ne se mentait pas entre préfets en chef.

- Je ne te mens pas, répondit-il aussitôt en lui jetant un regard curieux. Je ne te mens jamais.

- Sirius m'a dit que tu étais à un rendez-vous, lui avoua t-elle.

- J'espère bien. Je lui avais demandé de te passer le message. »

 

 

Maintenant, elle était perdue. Est-ce qu'il se moquait d'elle ? Ses yeux verts scannaient son visage à toute allure. Il avait l'air tout aussi sceptique qu'elle. Elle ne se sentait pas très bien. Elle n'avait pas envie de l'entendre lui raconter à quel point tout avait été génial et drôle avec cette fille, mais en même temps, cette incompréhension entre eux était trop étrange pour qu'elle en reste là.

 

 

« Je ne suis pas ta mère. Je n'ai pas besoin de savoir quand tu vois une fille, Merlin, souffla t-elle en rejetant doucement ses cheveux en arrière.

- Non, bien sûr, mais... Attends, est-ce que Sirius t'a tout expliqué ? la questionna t-il en arquant un sourcil.

- Je n'ai pas envie de connaître les détails.

- Il t'a juste dit que je sortais avec une fille ? »

 

 

Elle hocha lentement la tête et James poussa un juron sonore. Elle l'entendit aussi murmurer quelque chose qui ressemblait étrangement à « Calme toi James, un doloris n'est jamais la solution », et puis il s'assit sur le canapé et posa ses deux mains sur l'accoudoir du fauteuil sur lequel elle était assise pour la tourner vers lui.

 

 

« J'étais avec une quatrième année de Serdaigle.

- Merlin, tu les préfères vraiment plus jeunes que toi, commenta t-elle en évitant son regard.

- Non, Lily, pas du tout, répliqua t-il en riant légèrement. J'étais à la bibliothèque ce matin, et il y avait ce groupe de Serdaigles de septième années... Elles sont arrivées à la table d'une autre élève plus jeune et j'ai entendu mon prénom, alors j'ai écouté et...

- Toi, espionner ? Ça ne te ressemble pourtant pas, se moqua t-elle délibérément, et il lui répondit par un sourire amusé.

- Il se trouve que j'ai eu raison. Elles avaient entendu dire que la quatrième année en pinçait pour moi et elles n'arrêtaient pas de se moquer d'elle en lui disant que c'était impossible que je m'intéresse à elle, et tout le tas de méchanceté habituelle qui va avec et que tu peux imaginer.

- J'imagine que Dukelow était dans le lot, commenta t-elle avec amertume.

- Elle était là, oui, mais ce sont ses copines qui ont pris les affaires de la quatrième année et lui ont dit qu'elle ne les récupérerait pas tant qu'elle ne venait pas me proposer d'aller à Pré-au-Lard avec elle ce midi. »

 

 

Il s'interrompit et maintenant que les pièces du puzzle commençaient à s'assembler, Lily avait juste envie d'aller faire sauter la porte du dortoir derrière laquelle Sirius Black avait disparu quelques minutes plus tôt. Ce troll s'était bien fichu d'elle.

 

 

« Elle est venue me voir et j'avais prévu de ne pas aller à la sortie d'aujourd'hui, mais elle avait l'air tellement mal. J'étais obligé d'accepter, poursuivit-il en haussant les épaules.

- J'aurais aimé être là, rien que pour voir la tête de Dukelow.

- Oh, ce n'est pas fini. Elles nous ont suivi jusqu'à Pré-au-Lard. Je t'avoue que je pensais que ce serait moins long, mais je me suis pris au jeu et je crois qu'Isabella aussi. Et puis je voulais m'assurer qu'elles la laisseraient tranquille.

- Isabella ?

- La quatrième année. Nous sommes rentrés vers 21h mais elle s'est rendue compte qu'elle avait laissé sa veste aux Trois Balais, alors je suis reparti par un passage secret en lui disant que je la lui ramènerai demain au petit déjeuner et je lui ai laissé la mienne.

- C'est si chevaleresque de ta part, le taquina t-elle.

- Je fais ce que je peux, répliqua t-il avec un sourire en coin qui la remua un peu. »

 

 

Elle évita ses yeux et posa les siens sur sa couverture autour de laquelle ses petits poings étaient serrés. C'était dans ces moments là qu'elle l'aimait le plus, quand il faisait ce genre de choses absolument adorables sans aucune arrière pensée, juste pour venir en aide à quelqu'un qui en avait besoin. Contrairement à ce que pouvaient penser ceux qui le connaissaient mal, James Potter n'accordait aucune espèce d'importance au statut social. Au contraire, même. Il trouvait souvent des amis chez les élèves les moins acceptés par les autres.

 

 

« Et dire que pendant que tu faisais quelque chose de tout à fait admirable, je racontais à Sirius comment j'ai émasculé Bertram Aubrey... marmonna t-elle la mine basse.

- Pardon ?

- Tu as bien entendu.

- Merlin merci ! s'exclama t-il. »

 

 

Il soupira de soulagement et elle se demanda un instant s'il le faisait parce qu'il y avait cette vieille rivalité de joueurs de quidditch entre eux, ou parce qu'il s'était imaginé qu'elle l'aimait bien et qu'il avait ressenti une pointe de jalousie. Elle aurait préféré que ce soit pour la deuxième raison, mais elle n'était pas certaine qu'il ressente encore pour elle ce qu'il clamait éprouver deux ans plus tôt.

 

 

« Est-ce que je peux encore profiter de ton radiateur interne ? lui demanda t-il en soulevant légèrement sa couverture pour lui faire signe de venir s'asseoir avec lui. »

 

 

Elle songea à ce moment là qu'elle n'avait aucun doute à avoir, mais les choses avaient toujours été tellement spéciales entre eux, ils avaient tellement marché sur des œufs qu'il était maintenant compliqué pour elle de se jeter à l'eau comme Sirius l'avait encouragée à le faire un peu plus tôt, mais puisque James semblait décidé à prendre les choses en main, elle n'avait qu'à suivre le mouvement.

 

Alors après une dizaine de secondes, elle lui sourit et acquiesça, puis elle se glissa à côté de lui sur le canapé. Elle fit tomber son devoir de potion au passage et James se pencha pour le ramasser.

 

 

« Tu l'as déjà terminé ?

- … C'est pour demain matin, répondit-elle en le regardant droit dans les yeux.

- Parfait, il me reste à peu près huit heures pour m'y mettre.

- Tu me tues, Potter. Mets juste ton nom là dessus, je me débrouillerai.

- Je ne vais pas te voler ton devoir de potions. J'ai toute la nuit devant moi et...

- Et j'ai dû lire deux bouquins entiers cette semaine pour répondre aux questions. Tu n'auras jamais le temps de rédiger quelque chose qui tient la route. Si tu ne mets pas ton nom, je le ferai moi-même.

- Comme si Slughorn n'allait pas reconnaître ton écriture, lui fit-il remarquer. Vous passez tellement de temps ensemble dans les cachots que les gens commencent à se demander si vous n'êtes pas mariés.

- Merlin, James, ugh ! s'exclama t-elle en affichant une horrible grimace et en basculant légèrement contre lui pour le pousser un peu, faisant glisser la couverture de leurs épaules.

- Hé fais attention, j'essaie de ne pas mourir de froid, là.

- Si seulement... souffla t-elle avec un sourire narquois. »

 

 

Il le lui retourna et elle lui arracha le morceau de parchemin des mains avant de s'emparer de sa plume qu'elle trempa brièvement dans l'encre. Quelques secondes plus tard, le nom de James Potter s'étalait sur la feuille.

 

 

« Tu dois bien avoir un sortilège qui peut m'aider à changer l'écriture...

- Non merci, répondit-il simplement.

- Tu vas avoir un Optimal avec ça, je te le promets.

- Je sais, mais je ne veux pas profiter de ton travail.

- Tu ne profites pas de mon travail, je te couvre, c'est tout. Tu as été un meilleur préfet que moi aujourd'hui, et je serais une bien piètre camarade si je ne te dépannais pas après ce que tu as fait. S'il te plaît, insista t-elle. Horace me pardonnera de ne pas lui rendre mon parchemin dès que j'accomplirai mon devoir conjugal, plaisanta t-elle.

- Je te déteste de m'avoir mis cette image en tête, maugréa t-il en acceptant finalement le devoir qu'elle lui tendait. »

 

 

Elle pouffa et se laissa basculer au fond du canapé. James la suivit après avoir plié le parchemin en quatre et l'avoir enfoncé dans sa poche. C'était bizarre d'être assis comme ça, épaules contre épaules sous la même couverture. Elle aurait aisément pu basculer sa tête dans le creux de son cou, mais elle resta parfaitement droite.

 

 

« Merci... Mais sérieusement, qu'est-ce que tu vas lui dire ?

- Je n'en sais rien, je vais trouver une excuse, il me demandera probablement juste de le lui rendre pour la fin de la semaine.

- Si tu as des problèmes, dénonce-moi.

- Il sera plus indulgent avec moi qu'avec toi, on ne peut pas dire qu'il t'aime vraiment beaucoup, et je détesterais te retrouver empoisonné au milieu de la réserve.

- Je suis sûr que tu l'aiderais à cacher le corps, lui confia t-il en lui tapotant la cuisse.

- Merlin, non, réfuta t-elle immédiatement en s'efforçant de ne pas trop focaliser son attention sur le contact surprenant. Je serais trop énervée. Tu fais les plannings des préfets beaucoup plus efficacement que moi, comment est-ce que je ferais sans toi ?

- Tu trouverais quelqu'un de parfait pour reprendre le poste, répondit-il en souriant.

- Et qui ? Dave Goujon ? Il est tellement gentil qu'il n'arriverait pas à avoir d'autorité sur quelqu'un pour sauver sa propre vie.

- Tu saurais très bien lui apprendre le job. Tu l'as fait avec moi.

- Oh non, merci. J'ai déjà dépensé assez d'énergie à te former, je n'ai pas envie de tout recommencer avec un autre, le taquina t-elle. »

 

 

Il pouffa pour seule réponse, et elle sourit en baissant la tête sur sa main qui était machinalement restée sur sa cuisse. Il avait une petite blessure probablement causée lors d'un entraînement de quidditch. Elle passa son doigt dessus et elle sentit son regard sur elle, lourd et insistant, et son corps se tendit.

 

 

« Et puis je ne serais pas bien sans toi, avoua t-elle faiblement en repensant aux encouragements de Sirius un peu plus tôt. »

 

 

Elle leva la tête  et son regard accrocha le sien. Sa main quitta sa cuisse et elle le regretta juste une seconde, juste avant qu'elle ne la sente sur sa joue puis sur sa nuque. Le moment paraissait un peu irréel. Elle ne s'était jamais autant liquéfiée de sa vie.

 

 

« J'ai envie de t'embrasser depuis que Sirius a dit que tu m'avais attendu toute la soirée, confessa t-il en évaluant sa réaction. »

 

 

Elle le scruta en le suppliant silencieusement de ne pas attendre qu'elle réponde pour le faire parce que parler demandait soudainement plus de compétences que ce qu'elle n'avait. Il était toutefois beaucoup trop soucieux de ce qu'elle ressentait pour anéantir le peu d'espace qu'il restait entre eux, alors elle prit son courage à deux mains et rapprocha son visage du sien.

 

Il y eut un bref moment pendant lequel ils demeurèrent immobiles à un centimètre l'un de l'autre, et finalement il y eut un sourire timide, puis deux, et elle l'embrassa, et le monde sembla tourner un peu plus lentement pendant quelques secondes.

 

Sirius Black avait raison. Il suffisait de se lancer, et maintenant qu'elle l'avait fait, le soulagement était indescriptible. Il l'aimait vraisemblablement toujours, comme avant, et peut-être qu'elle pourrait enfin être à la hauteur de ses sentiments. En tout cas, elle le pensait, elle le voulait.

Note de fin de chapitre :

Heyyyy

Petite question pour vous qui me lisez.

J'imagine qu'il y a majoritairement des fans de Jily, mais pour les autres, c'est qui votre ship ?

 

 

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