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Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


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A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sélections du mois


Félicitations à AliceJeanne et TeddyLunard, qui remportent la Sélection Action/Aventure !

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De L'équipe des Podiums le 01/11/2022 19:00


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De L'équipe de modération le 23/10/2022 17:22


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De L'équipe des Nuits le 16/10/2022 11:07


Par trois fois par TeddyLunard

[30 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Vous voilà arrivé.e.s au premier chapitre, où vous retrouverez Remus et où vous pourrez apprendre que les forêts, c'est un peu flippant aussi... ;)

Bonne lecture !

CHAPITRE 1

 

10 octobre 1979

 

Un bruit étrange réveilla Remus ce matin-là. Il avait les pieds posés sur la table, la tête affaissée contre sa poitrine et des fourmis lui courraient le long des cuisses et des mollets. Il regarda le livre qu'il avait entre les mains, et sur lequel il s'était endormi : Les folles coutumes des lutins des bois. Il ne gardait aucun souvenir des pages qu'il avait lues, mais il lui restait une impression confuse d'ennui mêlé d'agacement. Lorsqu'il essaya de se remettre debout, il faillit s'effondrer.

Puis, il y eut le bruit de nouveau. Les fourmis dans ses jambes les faisaient trembler. On aurait dit une sorte de souffle qui courrait le long des parois du bungalow, à l'extérieur, et passait sous sa fenêtre entr'ouverte, au-dessus de l'évier, continuait vers la gauche, passait sous la fenêtre arrière, celle au-dessus du lit défait, et se dirigeait lentement vers la porte d'entrée.

Ce souffle avait pour lui la densité d'une présence, et la consistance d'un cauchemar. Une profonde angoisse lui saisit les entrailles, et il attrapa sa baguette posée sur la table. Le souffle était irrégulier, un sifflement l'accompagnait. Peut-être était-ce le vent. Mais cela tournait, cela encerclait le bungalow et cherchait à entrer. Ce souffle venait d'ailleurs, d'une autre région de la conscience, de celle des fantasmes et de l'effroi. Il glissait dans son esprit, s'introduisait en lui et y déversait son horreur obscure.

Il pensa à un Détraqueur, mais c'était absurde, les Détraqueurs ne s'éloignaient jamais d'Azkaban.

Une nuit venait de s'abattre sur sa conscience, une horreur profonde avait englouti ses sens. Son cœur battait fort dans sa poitrine, et sa tête bourdonnait terriblement.

Il y avait quelque chose dehors, et cette chose, qui flottait dans l'air du matin, rôdait autour de son bungalow comme une bête sauvage, nocturne et dangereuse. Il y avait quelque chose dehors qui cherchait à rentrer.

Il croyait distinguer quelque chose dans ce souffle, quelques syllabes qui lui étaient familières. Puis il entendit un grattement le long de la porte, comme une branche que l'on passait le long du panneau, vers la poignée de la porte d'entrée.

Remus

Avait-il bien entendu ? Il avait peut-être imaginé son nom dans le souffle du vent. Il avait certainement rêvé que le souffle l'appelait. Son cœur manqua un battement, et il sentit la sueur perler sur son front. Cela n'avait aucun sens.

Il tenta de tourner la tête, pour regarder au-dehors, mais la pièce fut subitement plongée dans le noir, et il se retrouva paralysé. Il fut persuadé que la nuit était tombée.

Remus

Il y avait quelque chose derrière la porte du bungalow, et cette chose l'appelait. Elle voulait rentrer. Il devait fermer la fenêtre. Elle ne devait pas passer par la fenêtre. Sa bouche était asséchée par la terreur, et sa main droite tremblait. Il lui était impossible de bouger.

Remus

Il était pris au piège de lui-même. Incapable de bouger, incapable de sentir, incapable de parler. Il était tenu par des liens sombres qui l'enchaînaient dans la nuit. Tout était si cotonneux.

La poignée de la porte s'abaissa. Son cœur explosa de terreur. La porte n'était pas fermée, elle allait pouvoir entrer. Le froid envahissait ses entrailles.

La porte s'ouvrit brutalement, sur le noir. Dans la nuit qui avait subitement fondu sur lui, il vit la chose. Elle était lui, elle avait son visage, elle avait ses yeux. Il se regardait, il se perdait dans ses propres pupilles, se confondait dans son reflet obscur.

Soudain il disparut à lui-même. Son reflet s'évanouit dans le noir.

Remus

Cela venait de sa droite. Il tourna brusquement la tête et il vit le spectre. Il avait le même corps que lui, les mêmes cheveux, mais il était noir comme la nuit. Il se tenait devant lui, les bras écartés, se distinguant à peine dans l'obscurité qui était tombée si soudainement. On ne percevait que ses deux yeux, qui brillaient d'une furieuse lueur rouge dans la nuit noire, et éclairaient le bungalow d'un halo couleur sang.

Trois coups furent portés contre sa porte.

Remus !

 

Remus bondit de terreur en hurlant, chuta de sa chaise et atterri douloureusement sur le dos. Son exemplaire des Folles coutumes des lutins des bois s'était écrasé sur son nez, lui causant une douleur terrible.

De nouveaux coups furent frappés à sa porte.

- Remus ! Ouvre-moi, je sais que tu es là-dedans !

Endolori par sa chute, il se releva tant bien que mal en se tenant le dos. Il s'aperçut qu'un pied de sa chaise était cassé. En titubant légèrement, il se dirigea vers la porte, sur laquelle on tapait toujours furieusement.

- Voilà, voilà, j'arrive ! grommela-t-il en abaissant la poignée.

Sirius était sur les marches du bungalow, et s'apprêtait à frapper un autre coup du plat de la main lorsque Remus ouvrit la porte. Surpris, il sursauta et faillit dégringoler de l'escalier dans la terre. Il avait, à son habitude, les cheveux en désordre, et un air aristocratique peint sur son visage. Cela venait probablement de ses yeux, qui ne se laissaient pas déchiffrer, et préféraient demeurer dans le diaphane de leur couleur grise. Peut-être y avait-il aussi quelque chose dans la pâleur de sa peau, et dans la forme fine de son visage, ou dans ce demi-sourire, qui faisait l'effet d'un rictus désinvolte et qui faisait briller ses pupilles insondables. Sirius, à son habitude, arborait ce sourire avec élégance que celle avec laquelle il arborait ce gilet de soie pourpre par-dessus sa chemise blanche dont le col était ouvert. L'espace d'un instant, Remus crut voir les yeux de son ami se promener rapidement sur son gilet de laine miteux, sur son pantalon froissé et s'attarder sur les cernes qui obscurcissaient ses yeux.

- Par Merlin, Remus, souffla-t-il, depuis combien de temps es-tu là ?

- La pleine lune était il y a deux jours...

- Ce n'est pas ce que je t'ai demandé.

Remus baissa la tête sur le livre qu'il tenait entre les mains.

- Quelques semaines...

Il entendit Sirius soupirer.

- Et nous qui pensions que tu étais retourné chez tes parents... Je pensais que tu ne venais dans ce bungalow que pour les pleines lunes.

- C'était le plan, au début, affirma Remus, mais rester chez mes parents, c'était trop les mettre en danger...

Sirius roula des yeux en poussant un soupir exaspéré, et Remus baissa de nouveau la tête. Il s'en suivit un bref moment de silence, au cours duquel il tourna le livre qu'il tenait dans tous les sens possibles.

- Écoute, reprit Sirius, je ne suis pas venu ici, au beau milieu de cette forêt déserte, pour te faire la morale. Je suis venu parce que Dumbledore a besoin de nous - de toi, particulièrement - pour une mission de l'Ordre, et qu'il faut que tu rejoignes Londres très rapidement.

Remus releva la tête, un air interrogateur sur le visage. Cela faisait quelques mois maintenant qu'ils avaient fondé l'Ordre du Phénix, et jusqu'à présent, leurs missions s'étaient limitées à de la surveillance ou du contrôle de sorciers et de sorcières susceptibles de se tourner vers Lord Voldemort, dont le pouvoir n'avait cessé de s'accroître au cours des derniers mois.

- Une mission de quel ordre ? demanda-t-il, intrigué.

Sirius ne répondit pas immédiatement, et afficha au contraire un air embarrassé. Devant la soudaine et apparente gêne de son ami, Remus l'invita à entrer et lui proposa une tasse de thé. En avisant la chaise cassée qui gisait toujours sur le sol, Sirius haussa un sourcil circonspect et, d'un coup de baguette, la remit sur pieds.

- Tu as eu un accident récemment ? demanda-t-il avec un rictus moqueur.

Remus eut un bref rire :

- Un mauvais rêve, rien de plus.

Il tendit une tasse à son ami, et s'assit ensuite sur la banquette en face de lui. Sirius soufflait sur le thé brûlant, et réchauffait ses doigts sur la tasse chaude. Il dégagea un instant une mèche de cheveux noirs qui lui tombaient dans les yeux, et Remus put clairement voir le regard de biais qu'il lui jeta, et la lueur de malaise qui brillait dans ses yeux. Cependant, avant même de pouvoir le questionner sur la nature de la mission que Dumbledore leur demandait d'accomplir, Sirius prit sur lui de rompre le silence qui s'était installé.

- Dumbledore pense que Lord Voldemort veut réunir des adeptes en dehors du monde des sorciers, et qu'il regarde maintenant du côté des créatures magiques... Selon lui, les tribus de géants, de centaures et d'autres sont de plus en plus agitées, ces derniers temps, et il pense que c'est parce qu'ils sentent que la guerre approche. Mais comme tu le sais, aucun de ces peuples n'est réellement fédéré, et ils s'organisent en des peuplades dispersées sur tout le territoire. Certains groupes sont malgré tout plus puissants que d'autres, plus nombreux et plus forts, et Dumbledore pense que ce sont ces groupes que Voldemort voudrait rallier. S'ils venaient à le rejoindre, nous aurions perdu de précieux alliés, et il aurait gagné des forces considérables...

Remus hocha la tête, et Sirius continua :

- Il faut donc que quelqu'un se charge d'empêcher que ces peuples se joignent à Tu-Sais-Qui, et comme Dumbledore passe le plus clair de son temps au Ministère, à tenter de convaincre Millicent Bagnold d'assouplir les lois de contrôle des créatures magiques, il nous a chargés de nous en occuper pour lui...

Remus fronça les sourcils :

- Dumbledore veut que nous partions en mission de négociation avec les créatures magiques ?

Sirius, qui regardait à présent sa tasse, hocha lentement la tête en signe d'approbation :

- Et il demande à des gens comme nous de nous en charger ?

- En réalité, répondit Sirius avec difficulté, ce n'est pas tant à nous qu'il demande, mais bien plutôt à toi.

Il y eut un léger silence, au cours duquel Remus fixa son ami avec, dans le regard, un mélange de crainte et de doute. Son cœur avait commencé à battre fort contre sa poitrine, et ses doigts s'étaient crispés sur sa tasse brûlante. Il sentait que quelque chose venait, et qu'il n'aurait pas la force de s'opposer au torrent qui l'emporterait.

Sirius venait de relever les yeux :

- Dumbledore veut que ce soit toi qui guides la première mission de négociations... Puisque...

- Je t'en prie Sirius, dépêche-toi.

- Puisqu'il veut que nous nous rendions en premier chez les loups-garous.

Elle était là, de nouveau, derrière son ami, cette ombre noire aux yeux rouges qui le fixait depuis l'obscurité. Elle venait de poser une main sur son épaule, et Sirius ne l'avait pas sentie.

Son souffle se perdit. Il tenta d'articuler quelques mots, mais il ne put que bégayer quelques piteuses syllabes sans signification.

- Écoute, enchaîna Sirius sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits et de protester, je sais que tu n'as rien à voir avec ces gens, et je sais à quel point cette mission va être difficile pour toi, mais Dumbledore a raison... Ce peuple ne doit pas s'allier à Voldemort, sinon les conséquences en seraient catastrophiques. Il paraît que des groupes de loups-garous, qui se sont déjà alliés à lui, ont été arrêtés alors qu'ils prévoyaient de s'attaquer à un village près de Bristol...

- Je sais de quoi les loups-garous sont capables, Sirius, répondit sèchement Remus. 

Une colère sombre vibrait dans ses entrailles. Comment Albus Dumbledore, l'homme qui lui avait garanti une scolarité sûre à Poudlard, avait fait son possible pour veiller à sa sécurité et celle des autres pendant les sept années qu'il avait passées au château, pouvait-il ne serait-ce que songer à l'exposer à un tel danger ?

- Et s'ils ne veulent pas nous rejoindre ? poursuivit-il. S'ils refusent de s'allier à nous ou pire, s'ils ont déjà rejoint Lord Voldemort, que ferons-nous à ce moment ?

Sirius eut un léger sourire en coin.

- Il ne nous restera plus qu'à transplaner pour sauver nos peaux...

- Je suis désolé, Sirius, mais il ne me semble pas que le sujet prête à plaisanterie.

Quelque chose brilla dans les yeux de son ami, alors que son rictus s'évanouissait et que ses traits durcissaient.

- Je ne suis pas de taille à aller négocier avec les loups-garous, même accompagné, reprit Remus. Nous n'avons rien de commun, eux et moi. Ils me refuseraient comme n'importe qui d'autre, et tu sais à quel point ils peuvent mépriser les loups-garous qui ne suivent pas leur exemple. Je me ferai tuer avant même d'avoir pu ouvrir la bouche... Et puis...

Il s'interrompit un instant, butant sur les mots qu'il allait prononcer. Les yeux rouges flamboyants étaient toujours posés sur lui.

- Et puis nous n'avons que vingt-et-un ans, par Merlin... Est-ce que Dumbledore s'imagine vraiment que les loups-garous vont écouter des gens aussi jeunes que nous ? Nous n'aurons aucune autorité chez eux.

- Nous en aurons grâce à son nom, et la confiance qu'il inspire chez eux.

- Je doute que cette confiance ne les empêche de nous mettre à mort s'ils le désirent.

- Et ils t'écouteront. Tu ne partages rien avec eux, certes - si ce n'est le goût pour les forêts désolées et les habits élimés - mais Dumbledore pense que tu représentes notre meilleur atout pour leur parler, et notre meilleur espoir de les rallier...

Remus eut un petit rire moqueur.

- Cela serait bien la première fois que je serais considéré comme un atout.

- Tu exagères.

Le ton de Sirius avait été dur, tranchant, et Remus en avait été heurté.

- Je te demande pardon ? demanda-t-il.

- Tu exagères, reprit Sirius, sans aucune inflexion dans la voix. Dumbledore a tout fait pour toi, pour te garantir les meilleures conditions à Poudlard, pour te faire accéder aux premiers prototypes de la potion Tue-Loup afin que tes transformations se passent le mieux possible. Il a même fermé les yeux sur nos escapades nocturnes parce qu'il savait que nous t'accompagnant, les pleines lunes seraient moins douloureuses. Alors je t'en prie Remus, ne viens pas me faire croire que Dumbledore ne t'a jamais considéré. Il t'a même nommé préfet pour veiller sur James et moi. Seulement voilà, tout cela, c'était quand nous étions à Poudlard, et que nous étions plus jeunes - ce que tu as fait avec un succès limité. Aujourd'hui, notre monde est déchiré par une guerre qui monte, et il nous faut malheureusement vieillir plus vite. Nous ne pouvons pas rester éternellement les Maraudeurs que nous étions.

- Ça te ressemble bien de dire des choses pareilles, rétorqua Remus sans se laisser démonter. D'entre nous quatre, Sirius, tu es certainement celui qui refuse le plus de laisser les Maraudeurs de Poudlard derrière toi. 

Le regard de Sirius ne cillait pas, et ses deux yeux étaient plantés dans ceux de Remus.

- Comme je te le disais, reprit-il après un bref instant de silence, je ne suis pas venu ici pour te faire la morale. Mais il faut que tu sois conscient des enjeux, Remus. Si les loups-garous ne se rallient pas à notre côté, Voldemort aura dans sa main des armes que nous aurons beaucoup de mal à contrer.

- Très bien, très bien, fit alors Remus en levant les mains. Je crois avoir plutôt bien compris cette partie. Cependant, ce n'est pas une décision qui se prend à la légère. Qui fera partie de l'expédition ?

- Moi, James et Lily, Alice et Franck, Peter, Alastor - pas que ça m'enchante, mais Dumbledore a insisté - Elphias et Marlène.

Remus sentait peser un poids sur ses entrailles. Il avait l'impression qu'elles bougeaient, et se tordaient en hurlant dans son ventre. Il tenait ses mains bien serrées autour de sa tasse, pour éviter que Sirius ne les voie trembler. Son ventre lui faisait mal, et il se sentait fébrile.

- Dumbledore n'a besoin de moi que pour cette mission ? demanda-t-il. Il ne m'enverra parler qu'avec les loups-garous, pas avec les centaures ni les géants ?

Sirius eut un léger soupir.

- Je n'en sais rien, Remus. Pour les géants, il serait évident qu'il demande à Hagrid de s'en charger, mais il n'est pas dit que nous n'aurions pas à l'accompagner pour assurer sa protection...

- Assurer la protection de Hagrid ? releva Remus avec un semblant de sourire.

- Oui, assurer sa protection, reprit Sirius en se détendant quelque peu. Je te rappelle que notre ami n'a pas de baguette magique.

- Il a mieux, il a un parapluie magique.

Sirius eut un éclat de rire qui ressemblait à un aboiement, et le visage de Remus s'illumina un instant.

Il y eut à nouveau un bref moment de silence, au cours duquel Remus desserra son emprise sur sa tasse. Il fit craquer ses jointures sous la table, puis se décida enfin à prendre la parole :

- Écoute, Sirius, je ne peux pas promettre à Dumbledore d'être à la hauteur de la mission qu'il me confie, et je ne peux pas lui promettre d'être prêt pour ce travail. Je pense que s'il ne le fait pas lui-même, il y a de grandes chances pour que les loups-garous me tuent dès qu'ils me verront. Ils ne sauront même pas qui je suis, ou que je serai comme eux.

- Dumbledore a dit qu'ils le sauront, qu'ils le sentiront...

- Avec tout le respect que j'ai pour Albus Dumbledore, je crois que sa compréhension de ce que signifie être un loup-garou possède quelques limites. Mais s'il me fait confiance, alors il doit y avoir une bonne raison...

Elle était toujours là, cette silhouette derrière Sirius. Cependant, cette fois, le spectre noir s'était retourné, et lui présentait son dos. Remus ne percevait de lui qu'une forme noire comme la nuit. Il reporta son attention sur son ami.

- Il faut que j'y réfléchisse, conclut-il. Tu peux dire ça à Dumbledore. Que je me donne deux jours pour réfléchir à cette mission, et que je le tiendrai au courant de ma décision.

Sirius sourit, passa les mains dans ses cheveux, et acquiesça. Il but d'un trait sa dernière gorgée de thé, regarda sa montre et sursauta.

- Je suis désolé Remus, je vais devoir te quitter. J'ai un déjeuner en ville dans cinq minutes, et je ne peux pas me permettre d'être en retard...

- Un déjeuner ? Avec qui ?

Sirius eut un léger sourire en repoussant sa chaise.

- Oh... personne en particulier...

Remus rit doucement.

- Quoi qu'il en soit, lui dit Sirius, je dirai à Dumbledore que tu te laisses le temps de la réflexion, et que dans deux jours, tu seras prêt à accomplir cette mission...

Sirius eut un éclat de rire devant l'expression déconfite de Remus, lui envoya une bourrade dans l'épaule et le saluant une dernière fois, repassa la porte du bungalow et disparut dans l'air de midi, laissant son ami seul avec Les folles coutumes des lutins des bois et une ombre noire comme la nuit qui s'était retournée, et qui fixait à présent ses deux yeux ardents sur le dos de Remus.

 

***

 

11 octobre 1979

 

- Je suis content que tu sois venu me voir aujourd'hui, Remus, ta mère et moi commencions à nous inquiéter.

- J'ai été plutôt occupé ces derniers temps...

- Au point de ne même pas nous envoyer une lettre par hibou ?

Remus eut un sourire gêné, et Lyall resservit à son fils une tasse de thé. Le bureau de son père était éclairé par une unique lampe posée sur sa table de travail, qui croulait sous les livres et les parchemins. La nuit était tombée, et la pièce se colorait d'une douce lueur dorée qui se répandait sur les murs et agrandissait les ombres.

Remus but une gorgée de son thé, et regarda son père. Ses longs cheveux blancs étaient rejetés en arrière, et tombaient sur ses épaules affaissées. Son visage était d'une tranquillité confondante, et les rides de son visage le marquaient de courbes harmonieuses. Ses petites lunettes rondes étaient disposées sur le bord de son nez droit, et ses yeux d'un bleu clair étaient doucement posés sur son fils. Il n'y avait eu aucune amertume dans sa question, juste une inquiétude sourde qui avait percé sur sa dernière syllabe.

Devant le sourire de son fils, Lyall Lupin continua :

- J'espère que la vie n'est pas trop dure pour toi, en ce moment... Tu as trouvé un travail ?

- J'ai postulé à quelques postes par-ci, par-là, dans des bibliothèques ou des librairies...

- Tu sais que je suis toujours disposé à te prendre comme assistant au Ministère ?

Remus eut un nouveau sourire :

- C'est très gentil, papa, mais je ne voudrais que tes collègues t'accusent de népotisme... Et de toute manière, je préfèrerais me débrouiller par moi-même...

Il baissa un instant la tête vers sa tasse, le temps que l'air embarrassé qu'il affichait lorsqu'il mentait se dissipe. Lorsqu'il releva les yeux, son père le regardait toujours, avec, cette fois, un air de tristesse brillant dans ses pupilles.

- Je sais bien que tu es une personne courageuse, Remus, lui dit-il. Et je sais que tu y arriveras. Mais si un jour tu es dans le besoin, ta mère et moi serons toujours là pour te venir en aide.

Remus acquiesça. Il remercia son père à demi voix, avant de reprendre :

- Comment va maman ?

- Très occupée ! En ce moment, elle passe ses soirées dehors avec son association qui vient en aide aux sans-abris, et tout cela après sa journée de travail. Elle ne devrait pas tarder à rentrer. En l'attendant, je travaille sur mes dossiers en cours, je perfectionne ma cuisine et je range ma bibliothèque...

- Tu travailles sur quoi, en ce moment ?

Lyall haussa les sourcils en signe de fatigue, et prit sur son bureau quelques feuilles volantes qu'il tendit à Remus :

- Sur des témoignages que nous avons reçus de la part de plusieurs Moldus qui sont terrorisés par des apparitions, des sortes de formes obscures ayant des apparences humaines, et qui se matérialisent ici et là. Nous essayons de comprendre d'où elles viennent, de quelle forme de vie il s'agit, s'il s'agit seulement d'une forme de vie...

- Tu penses qu'ils pourraient être morts ? Ils n'ont pourtant pas la forme de fantômes...

- Ils pourraient très bien être de nouvelles formes de fantômes que nous ne connaissons pas... Il y a une légende qui dit que dans les semaines qui précèdent la fête d'Halloween, la fête des Walpurgis, la paroi séparant le monde des vivants du monde des morts s'amenuise, et que certaines formes peuvent passer d'un monde à l'autre. Ce n'est qu'une légende, bien sûr, mais qui sait si celle-là n'a pas un fondement de vérité...

Remus frissonna. Son père parlait de ces fantômes avec une sorte de fatigue et de détachement qui n'étaient dus qu'à son labeur, mais lui, il avait ressenti le froid se déposer sur ses épaules comme un linge mouillé, et lui glacer jusqu'au plus profond des entrailles. C'était une peur mystique qui venait de l'envahir, une panique qui provenait du dessous de sa conscience.

- En tout cas, s'il s'agit de nouvelles formes de fantômes, nous devrions leur trouver un nouveau nom. Nous penchons pour les appeler les Spectres, mais le nom fait trop effrayant...

- C'est vrai qu'ils ont l'air eux-mêmes totalement rassurant, rétorqua Remus avec un sourire.

- Je suis sûr qu'ils sont inoffensifs, renchérit son père. Sinon nous aurions déjà eu des signalements plus forts que ceux que nous avons reçus...

Remus acquiesça.

- Tu ne penses pas malgré tout qu'ils peuvent être dangereux ? Je veux dire que nous ne les avons jamais vus avant, nous n'avons aucune raison de les croire inoffensifs...

- Mon cher Remus, la présomption d'innocence ne s'applique pas qu'aux êtres humains, fit son père dans un sourire. Si nous devions avoir peur de tout ce que nous ne connaissons pas, il vaudrait mieux pour nous de nous terrer dans un terrier et ne plus en sortir !

Remus eut un petit rire.

- Et pourquoi crois-tu qu'ils apparaissent en ce moment ? Si ce n'est à cause de cette vieille légende... Tu penses que c'est à cause de... Tu-Sais-Qui ?

Lyall Lupin fixa un instant les pages étalées face à lui, et poussa un lourd soupir.

- Honnêtement, nous n'en avons aucune idée. Cela se pourrait, tant les dégâts qu'il cause au monde de la magie sont insondables. Sa pratique de la magie noire dérègle l'atmosphère et les forces naturelles. C'est comme si le temps lui-même ne savait pas où il en était. Et alors si le temps se perd, peut-être avec lui se perd la limite entre la mort et la vie...

Il s'interrompit. Puis, secouant la tête, il rassembla à la va-vite ses papiers, et les fourra dans un dossier, qu'il rangea dans un des tiroirs de son bureau.

- Mais il me semble que tu n'es pas venu pour entendre ton vieux père parler de ses formes de vie étranges ! Parle-moi plutôt de toi : que fais-tu en ce moment ? Comment vont tes amis ?

Remus eut un sourire. Il donna à son père des nouvelles de James et de Lily, de Sirius et de Peter, insista sur la force du couple unissant les premiers, et sur les liens qui le liaient toujours aux derniers.

- Et comment va Peter ? répondit Lyall. Il avait l'air un peu troublé, ces derniers temps...

- Il l'était. Toute cette histoire de guerre et de magie noire l'effraie beaucoup. Peter est une personne calme et gentille, le conflit et la violence lui font peur. Dumbledore a bien essayé de le rassurer, mais nous le voyons pâlir de jour en jour, à mesure que Tu-Sais-Qui gagne du pouvoir.

Lyall acquiesça, puis il retira ses lunettes, et commença à les essuyer sur un pan de sa chemise, qui ressortait sous son gilet de laine.

- Un grand homme, Dumbledore, un grand homme, fit-il à mi-voix. Au moins, tant qu'il est encore de ce monde, je sais que vous êtes encore en sécurité.

Il y eut un léger silence, au cours duquel Remus joignit les mains.

- Mais faites bien attention, cependant, reprit son père. Dumbledore est certainement une personne formidable, mais qui sait ce qui se joue dans son esprit. Qui sait quel plan il peut élaborer, et que nous ne pouvons même pas imaginer. C'est un grand sorcier, un très grand sorcier, que cet homme. Mais faites attention à ce qu'il ne vous surestime pas, ou qu'il ne vous entraine pas dans des plans qui vous dépassent...

Remus fronça les sourcils. Le double langage de son père éveillait en lui quelques soupçons.

- ...et si l'Ordre venait à entrer en conflit ouvert avec les légions de Tu-Sais-Qui, j'espère que toi et tes amis aurez assez de présence d'esprit pour vous mettre à l'abri.

Le cœur de Remus manqua un battement. En aucun cas son père n'était censé être au courant de ses activités dans l'Ordre du Phénix, ni même de l'existence pure et simple de l'organisation de Dumbledore. Il était pris à revers, et son père le savait. Il ouvrit la bouche pour protester, mais aucun son n'en sortit tant sa surprise était grande.

- Papa... je... enfin...

Son père leva une main en souriant :

- Remus, pas la peine de t'expliquer, quelqu'un l'a déjà fait pour toi. Je veux que tu saches que je suis très fier de toi, et de ce que tu fais. Tu es devenu un jeune homme courageux et intelligent, et avec l'aide de Dumbledore, je sais que tu es en sécurité. Mais je dois te mettre en garde : les hommes et les femmes en face sont cruels, sanguinaires, et ne reculent devant rien pour infliger le plus de mal possible. Ils sont retors et manipulateurs, et comprennent des arcanes de la magie que nous nous refusons de manipuler. Alors je te conjure de ne pas te mettre dans une situation qui pourrait représenter un quelconque danger pour ta vie ou celle de tes amis.

Son cœur se serra, et sa bouche devint sèche. Il serra ses mains un peu plus fort sous le bureau pour les empêcher de trembler, et il sentit que la circulation dans ses doigts s'était arrêtée. Ses genoux s'étaient mis à trembler imperceptiblement, et il contractait cuisses et mollets pour les contraindre à l'immobilité. Il serrait la mâchoire pour ne pas pleurer.

Il acquiesça silencieusement et douloureusement, sentant tout le poids de sa culpabilité peser sur son ventre. Il réussit enfin à articuler une question :

- Qui t'a mis au courant, pour l'Ordre ? Je sais que ce n'est ni Sirius, ni James, ni Peter, alors qui est-ce ?

Lyall sourit doucement en baissant les yeux.

Il regardait ses doigts entremêlés sur la table avec une sorte de joie et de nostalgie :

- Un grand homme, Dumbledore. La dernière fois qu'il a passé le pas de la porte de cette maison, je crois qu'il s'agissait d'un des plus beaux jours de ma vie. Alors imagine notre joie, à ta mère et moi, lorsqu'il s'est présenté de nouveau sur notre perron. Il nous a expliqué qu'il avait besoin de toi pour son organisation, et il m'a même proposé de le rejoindre. J'ai refusé, pour ma part, parce que ma position au Ministère fait que je suis déjà surveillé, et que je ne peux pas me permettre de me joindre à des activités souterraines, aussi bonnes soient-elles. Je risquerais de tout perdre. Nous avons été très inquiets pour toi, au début. Nous lui avons demandé quel genre de mission il allait te faire faire, si cela incluait que tu te battes en duel contre des mages noirs, et il nous a assuré que partout où tu irais, il garantirait ta sécurité. Il était si calme, Remus, si tu avais vu ça. Il est difficile de ne pas faire confiance à cet homme-là.

Remus serrait tellement les dents qu'il pensait que, d'un instant à l'autre, elles pourraient se briser.

- Mais ta mère et moi sommes beaucoup trop préoccupés par ta sécurité pour croire sur parole tout ce qu'il nous dit, bien qu'il soit très convaincant, reprit son père en souriant tristement. Nous lui faisons confiance, évidemment, mais nous faisons surtout confiance à ton intelligence.

Lyall Lupin décroisa les doigts, et posa les mains sur ses jambes croisées. La lueur de la lampe éclaira son visage de côté, creusant ses rides harmonieuses et ses étoiles au coin des yeux. Ses longs cheveux blancs étaient teintés d'or et ses yeux brillaient de vie. Remus admirait la beauté tranquille de son père, miroir de la bonté simple de son cœur. Il esquissa un sourire de remerciement, et, avec sa tendresse habituelle, son père lui passa une main dans ses cheveux ébouriffés.

- Je suis heureux que tu sois revenu aujourd'hui. Même si c'est pour me voir travailler sur des Spectres très peu cordiaux.

- À mon avis, il ne faut pas être de nature très cordiale pour errer comme ça dans des cimetières en pleine nuit...

Lyall eut un petit rire, et acquiesça en souriant. D'un coup de sa baguette magique, il fit que tous les livres disséminés sur son bureau s'envolèrent et regagnèrent leurs places dans l'étagère derrière lui, et que ses papiers s'ordonnèrent d'eux-mêmes. En quelques instants, son bureau fut rangé.

- Tu resteras dormir ce soir ? demanda-t-il enfin après un bref silence. Je crois que ta mère sera heureuse de te revoir, et si nous pouvions t'avoir plus d'une soirée...

Remus acquiesça. Il n'avait de toute manière pas prévu de retourner à son bungalow ce soir, et il se sentait bien dans cette maison, et dans la lueur jaune et apaisante qui se répandait de pièce en pièce.

Le visage de son père s'illumina à sa réponse. Un grand sourire fendit sa figure, et il claqua dans ses mains.

- Bien ! Alors allons préparer ta chambre. Il faut le faire avant que Hope ne rentre, sinon elle voudra le faire à notre place, et elle aura bien d'autres chats à fouetter à ce moment-là.

Remus suivit son père dans les escaliers. Ils arrivèrent au rez-de-chaussée, passèrent dans le couloir qui menait à la bibliothèque, et Lyall ouvrit la porte à gauche, qui portait encore une étiquette où le nom de Remus était inscrit.

Après avoir ouvert la porte avec enthousiasme, Lyall se frappa le front :

- Quel Botruc ! J'ai oublié les draps ! Ne bouge pas, je reviens dans deux minutes.

Son père repassa la porte au trot, laissant le fils seul dans son ancienne chambre. Il contempla un instant le lit vide, la vieille armoire en bois, le bureau dénudé et cette fenêtre qui donnait sur le jardin plongé dans la nuit noire. Au-dehors, il entendait le vent souffler. Ce vent qui passait sur le mur extérieur, glissait sur la haie de bois encerclant le jardin et arrivait jusqu'à sa fenêtre. Ce même vent qui un jour avait pénétré dans sa chambre et rampé jusqu'à son lit défait, où il n'était plus, et où n'était que son sang sur les couvertures et les oreillers.

Il eut alors un vif sursaut d'horreur, qui le prit aux entrailles, et dispersa dans tout son corps une terreur insondable.

Près du mur, à côté de la fenêtre et tout proche de l'armoire, se tenait l'ombre de son cauchemar, ses yeux flamboyaient dans l'obscurité comme deux charbons ardents. Sa forme était reconnaissable, son corps était celui d'un homme, ses cheveux ressemblaient aux siens. Remus serra les dents.

- Ce soir, toi et moi, nous allons dormir dans la même chambre, j'espère que ça ne te dérange pas.

Son double ne répondit rien et, tout doucement, il se retourna pour ne plus laisser voir à Remus que son dos noir de jais, et l'arrière de sa tête.

Note de fin de chapitre :

Et voilà ! C'est tout pour cette semaine ! J'espère que votre lecture a été agréable ! :D N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ;)

Bonne continuation, et à très vite ;)

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