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Maintenance des sites


Bonjour à toutes et tous !


Pour nous prévenir un peu plus contre les bots, le serveur a besoin d'un petit redémarrage ! Le reboot traditionnel de 10h ce dimanche 25 septembre durera un petit peu plus longtemps, et au maximum une dizaine de minutes.



Merci de votre compréhension !


De Le CA et l'équipe technique le 23/09/2022 19:03


Ajout de nouveaux personnages !


Bonjour à tous et à toutes,


Les modératrices d'HPFanfiction ont le plaisir de vous annoncer que la liste de personnages a été complétée de A à Z ! La majorité des personnages de la saga sont maintenant à votre disposition pour les ajouter à vos résumés. Les personnages des Animaux Fantastiques et de L'enfant maudit ont également été étoffés. Si des personnages viennent à manquer, vous avez toujours la possibilité d'utiliser "Autre personnage Harry Potter/Animaux Fantastiques" ou "Personnage de Crossover".

Pour rappel, il existe un "Personnage original (OC)" pour catégoriser vos fics mettant en scène un de vos OCs. Pour les recueils de textes mettant en scène de multiples personnages, nous vous conseillons de les ranger dans "Autre personnage Harry Potter/Animaux Fantastiques". Enfin, certains groupes ont fait leur apparition, à savoir les Gryffondor/Poufsouffle/Serdaigle/Serpentard pour vos recueils sur les maisons ou les rivalités entre elles !

Attention ! Certains noms ont été modifiés : les personnages féminins mariés ont repris leur nom de jeune fille, pour ceux connus (ex : Bellatrix Lestrange est devenue Bellatrix Black, Molly Weasley est devenue Molly Prewett, etc...).

Nous vous encourageons à reclasser vos fanfictions en fonction des nouveaux ajouts, afin qu'elles trouvent plus facilement leur public. ;)

De L'équipe de modération le 17/09/2022 16:37


Sélections du mois


Le Jury des Aspics vous invite à lire sur les plus belles, les plus fortes, les plus merveilleuses Sorcières de la saga pour la rentrée de septembre avec la Sélection Femslash ! Vous avez jusqu'au 30 septembre pour lire les 11 textes proposés par les membres et voter par ici.

Et au mois d'octobre, jouez les Indiana Jones et partez à l’Aventure ! Il vous reste 15 jours pour proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.

Si les thèmes ne vous plaisent pas, souvenez-vous qu’il reste la Sélection Fanfictions longues pour occuper vos jours, vos nuits et votre année 2023 ! Jusqu'en décembre, venez découvrir 12 magnifiques univers ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.

 

 


De Equipe des Podiums le 14/09/2022 23:00


30ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 30e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 24 septembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 10/09/2022 10:05


Concours d'écriture


Ici la voix...

La voix vous propose un concours Secret Story, pensé pour les membres les plus anciens du site comme ses plus récents utilisateurs ! Idéal pour apprendre à connaître de nouvelles personnes et découvrir la communauté HPFienne, autrices comme lectrices y sont les bienvenues ! La voix vous explique son projet plus en détails ici !
Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 28 septembre !




De La Voix le 05/09/2022 23:30


IRL Officielle


Bonjour à toutes et tous !


A l'occasion des 25 ans de la saga Harry Potter, l'association a décidé de marquer le coup en organisant une IRL officielle ! o/
Elle se déroulera du vendredi 30 septembre au dimanche 02 octobre 2022, au sud de Tours. Cette IRL est ouverte à toustes, lecteurs, auteurs, et membres de l'association. Vous trouverez plus de renseignements ici.
Nous avons hâte de vous rencontrer !

De Le Conseil d'Administration le 01/09/2022 18:12


Pas bien méchant par SourireSmagiqueS

[1 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Bonjour à toutes et à tous !

Pour ceux qui me connaissent, et qui ont lu quelques unes de mes histoires, celle-ci est basée sur le même "univers" que Ne pleure pas, Vic, Il fait beau ! mais quelques années plus tôt, lors de la scolarité de Teddy et de Victoire. Je l'avais commencée des années plus tôt, et je l'avais complètement oubliée. Je l'ai redécouverte lors de mon petit nostalgique, et je l'ai trouvée si bien que je ne pouvais pas me convaincre de la laisser inachevée et délaissée. Donc, je vais faire grandir ce nouveau bébé !
Note de chapitre:

Je vous laisse découvrir le premier chapitre, en espérant que vous ne serez pas trop perdus dans tous ces personnages tirés de ma p'tite tête !

bonne lecture !
Chapitre 1 : I have a dream




Victoire marchait tranquillement dans le large couloir, plus ou moins bondé, du troisième étage du grand château magique. Elle sortait de la bibliothèque où, en ce tard après-midi du vendredi 11 janvier 2016, elle avait fini ou bien avancé la moitié des devoirs que les professeurs avaient donné aux Serdaigle de cinquième année. Elle était donc souriante, satisfaite et de bonne humeur, et ne regardait pas vraiment où elle allait.

La jeune fille avait cette vilaine habitude de laisser son regard gris vagabonder et elle lançait des sourires, et des petits gestes joyeux de la main, à toutes ses connaissances. Ses camarades, et les gens en général, avaient tendance à beaucoup l’apprécier. Après tout, Victoire aimait elle-même tout le monde, ne portait jamais de jugement et était toujours souriante. Ce qui en étonnait plus d’un.

Et puis, il lui arrivait aussi de laisser ses pensées s’en aller en direction d’un certain élève de Septième année aux cheveux bleus, enfin la plupart du temps. Mais ça, il n’y avait pas meilleure personne que Victoire pour vous expliquer le phénomène. Elle pouvait vous dire soigneusement quelle émotion était liée à chaque couleur capillaire, comme le blond quand il était d’excellente humeur, le rose quand il était très amusé, rouge quand il était embarrassé –ce qui arrivait très rarement-, noir quand il était en colère, gris quand…

« Oh !
-Merlin ! fit quelqu’un en la retenant d’une main de tomber. Désolé, ça va ? Il y a tellement d’monde dans ce fichu couloir que je t’ai vue qu’au dernier moment ! »

Roger Philips l’avait percutée et tous ses parchemins, ses comptes-rendus de devoirs, exercices et brouillons s’étaient dispersés sur le sol, se faisant piétiner. Victoire s’agenouilla précipitamment pour sauver ce qui pouvait encore l’être, et Roger l’imita aussitôt.

« Hé ! poussez-vous, par la barbe de Dumbledore ! s’écria-t-il aux autres, en en bousculant quelques uns. Vous voyez bien que vous écrasez ses parchemins ! »

Il y eut quelques jurons et marmonnements râleurs mais les élèves finirent par faire attention, sinon faire un écart pour éviter les feuilles tandis que les joues de Victoire viraient rouge cramoisie. Elle n’aimait pas du tout gêner les gens.

« C’est pas grave, t’inquiète pas, assura Victoire, mal à l’aise. J’ai déjà pratiquement tout ramassé !
-J’suis vraiment désolé, répéta-t-il en tendant les parchemins que lui-même avait ramassés.
-Je regardais pas non plus où j’allais donc… »

Les deux se relevèrent et Roger sourit à la jeune fille qui lui répondit. Il lança un sort au tas de feuilles désordonnées que Victoire tenait et elles s’arrangèrent, les traces de chaussures et froissures disparurent. Le visage de la blonde s’illumina et Roger se trouva un instant aveuglé par le soudain aura qui l’entoura, semblant sublimer encore plus la jeune fille qui était déjà sans conteste magnifique. Il se reprit cependant, en secouant la tête. Toute l’école savait bien que la mère de Victoire, et de sa petite sœur Dominique de Deuxième année, était en partie vélane et avait transmis ses gênes à ses deux enfants. Mais, tandis que Victoire n’usait jamais volontairement de ses dons, les rendant ainsi nettement moins puissants, Dominique n’avait peut-être qu’onze ans mais n’hésitait pas à charmer jusqu’au dernier des Septième-années si ça lui permettait d’arriver à ses fins.

« Je me demandais d’ailleurs si ça te dirait de venir avec moi à Pré-au-Lard, demain ? »

La demande de Roger prit la jeune fille par surprise. Ce n’était pas le fait qu’un garçon veuille sortir avec elle qui l’étonnait. Beaucoup de garçons lui avaient déjà proposée ce genre de rendez-vous, la trouvant très belle, gentille et sympathique, et la plupart du temps elle avait aimablement décliné. Non, ce qui l’étonnait c’était que ce soit Roger qui lui demande. Il était, pour commencer, un Septième année et c’était plutôt rare qu’un garçon s’intéresse à une fille de deux ans plus jeune, même si elle était en partie vélane –surtout une vélane qui n’utilisait pas ses dons. Ensuite, et c’était là que ça devenait vraiment étrange, Roger était l’un des proches amis de Ted Lupin.

Ted était très populaire à Poudlard et, au fil des années, il s’était formé un cercle d’amis assez fermé. Il y avait une fille –la seule de ses ex-petites-amies avec qui il avait gardé des relations amicales-, Billie, et quatre garçons. Ils étaient grosso-modo tous à Gryffondor, mis à part William, le meilleur ami de Ted, qui était à Poufsouffle.

La promotion de Teddy et celle des élèves d’un an plus jeunes n’étaient pas très remplies, car c’étaient les enfants nées pendant les deux dernières années de guerre. Ils étaient tellement peu dans les dortoirs que McGonagall avait pris la décision de regrouper les deux années dans les mêmes dortoirs. Ainsi, les Sixièmes et les Septièmes années de 2015 partageaient le même dortoir. Et celui des garçons de Gryffondor regroupaient la grande majorité des amis de Ted et étaient un peu considérés comme le groupe star de l’école.

Il y avait donc Ted, Roger, Billie, William et deux autres garçons, Tim et Harry – les Albus et Harry étaient des prénoms très répandus parmi les enfants des générations d’après-guerre. Ils étaient populaires et admirés par le reste de l’école pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que, pour la majorité, ils étaient plutôt agréables à regarder et savaient en jouer. Deuxièmement, parce qu’ils étaient considérés comme les « rebelles », arrogants et impertinents face à l’autorité, et étant de ceux qui bourraient les salles de retenues. Mais que pouvait-on faire, exactement ? Renvoyer des enfants ayant connu la guerre, dont la moitié était orphelin d’un parent, parce qu’ils témoignaient d’un peu de rancœur et d’amertume ? Bien sûr que non.

Mais s’ils étaient vraiment populaires, c’était principalement parce qu’ils menaient la vie dure aux quatre enfants de Mangemorts ou parents ayant été jugés complices du Lord Voldemort, lors des sombres années. Parents qui, à l’heure qu’il était, étaient soit morts, soit enfermés à Azkaban à perpétuité. Ces quatre enfants étaient Stella McAdams et Salazar Nott, deux Pousfouffle de Septième année, Cassie Baron de Serdaigle et Perséphone Lestrange, fille de Rabastan, de Serpentard, toutes deux en Sixième année. Tandis que les deux premiers se laissaient persécutés, les deux autres rendaient coup pour coup et ne comptaient pas faire de quartier.

Victoire était bonne amie avec Cassie et Perséphone, et elle avait plus d’une fois essayé d’en parler à Teddy. Elle avait tenté de lui faire voir combien c’était injuste qu’ils s’en prennent à elles, lui et ses amis, alors que les deux filles n’étaient pour rien dans les agissements de leurs parents, qu’elles n’avaient d’ailleurs jamais connus.

Mais voilà quelle était la raison pour laquelle il était invraisemblable qu’un ami de Ted ne veuille sortir avec elle. Alors que Victoire était complètement amoureuse de Ted depuis longtemps et l’admirait déjà bien avant, le métamorphomage l’avait toujours méprisée et détestée, le lui faisant bien comprendre par son attitude. Elle ne perdait pourtant pas espoir mais il fallait quand même se rendre à l’évidence ; les chances, pour qu’un jour la jeune vélane voie ses sentiments partagés, étaient très minces.

Les yeux de Victoire étaient donc agrandis de surprise, devant Roger qui riait avec légèreté. Elle s’entendit à peine balbutier :

« Euh, demain ?
-Bah oui, demain ! Où est le problème ?
-Ben, c’est que demain, je-j’avais…
-Ca m’étonnerait que Teddy veuille y’aller avec toi, après plus de deux ans à te dire non ! »

Elle trouva la façon d’exposer la situation dans laquelle elle se trouvait un peu cruelle et dénuée de compassion et elle s’en vexa légèrement. En plus, Roger avait l’indécence d’en rire. Il n’était bien sûr pas le seul à trouver ridicule l’attitude entêtée et sourde aux refus de Victoire mais la plupart trouvait cela plutôt admirable ou avait pitié d’elle. Beaucoup venaient la voir pour lui demander sympathiquement comment cela avançait ou lui montrer du soutien, ou alors pour lui conseiller d’abandonner parce qu’il n’en valait vraiment pas la peine –cette dernière catégorie concernait surtout les exs de Ted qui avaient été larguées vraiment trop injustement et sèchement, à leurs goûts.

« Je sais bien ! se défendit-elle, assez sèchement.
-Donc, t’y vas avec moi, oui ou non ?
-D’accord, je trouverais bien un moment pour boire un verre avec toi… mais je passe déjà l’après-midi avec mes amies.
-On verra ça, rétorqua-t-il, malicieusement, en faisant un pas vers elle. On verra si, après un verre avec moi, tu veux encore passer l’aprèm avec tes potes ! »

Victoire sourit à l’allusion, amusée. Il l’embrassa à la commissure des lèvres, lui décocha un clin d’œil puis, la dépassa et s’en alla. La jeune fille se retourna pour le regarder s’éloigner. Quel drôle de garçon, ce Roger ! Mais il avait nettoyé ses parchemins, elle lui devait bien un verre.

« VIC ! l’appela une voix chantante. Qu’est-ce que j’viens voir là ?! Toi, embrasser un mec mignon ! »

Victoire n’eut pas la peine de se retourner car, la seconde d’après, sa sœur de trois ans sa cadette sautait déjà d’excitation devant elle, accompagnée de leur cousin James Potter, en Première Année, qui avait un air approbateur lui aussi accroché au visage.

« C’est vrai qu’il est très mignon –pas autant que moi- mais très très mignon quand même ! » approuva-t-il, en se passant une main dans sa tignasse noire pour la décoiffer plus encore.

Victoire éclata de rire. Elle n’était pas surprise du tout que James et Dominique aient été témoins de la scène. Rien ne semblait échapper à ces deux-là, surtout quand ça concernait sa vie –et encore davantage quand ça concernait sa vie sentimentale. Dominique, détestant pour elle-ne-savait quelle raison exacte Ted, ne désirait qu’une chose ; que Victoire sorte avec d’autres garçons.

« Je l’ai pas embrassé, rectifia-t-elle. Il m’a embrassée.
-Euh, oui, on sait, fit Dominique en roulant des yeux.
-On était là, j’te rappelle, HAN ! » s’irrita James.

Les deux Gryffondor faisaient vraiment la paire, et encore Victoire avait échappé au pire, il manquait leur troisième acolyte, Roxanne Wealsey. La blonde observa en riant James et Dominique se mettre à se disputer sur lequel des deux avait vu en premier que Roger flirtait avec Victoire, dans le couloir.

Mais ils avaient, tous les deux, tort. Ce n’était ni Dominique, ni James qui avait été le premier à espionner la scène. D’autres avaient été là, depuis le début.

« C’est dans la poche ! assura Tim avec un sourire rieur. Roger est vraiment un beau salaud !
-Mais doué, le galopin ! plaisanta Harry.
-Oh, vous êtes immondes ! commenta Billie, avec une mine dégoûtée, je suis bien contente de ne plus sortir avec aucun d’entre vous, vous êtes tous des porcs !
-T’es juste une grosse rabat-joie et jalouse !
-Si t’étais pas d’accord, rien t’obligeait à venir regarder ! »

Ils étaient tous rassemblés dans un petit couloir qui donnait sur celui principal, toujours aussi bondé. Tim, Harry et Billie continuèrent à se disputer et à parler fort, et ne regardaient plus Victoire, Dominique et James qui poursuivaient leur conversation au beau milieu de la foule du couloir.

Mais William et Ted ne les avaient pas quitté des yeux. Enfin, c’était la belle blonde qu’ils ne quittaient pas des yeux. Ted était appuyé sur le mur, les bras croisés et le visage fermé. Ses cheveux n’étaient bleus qu’au prix d’un terrible effort mais ses yeux, ceux-ci d’un bleu très foncé, représentaient bien la tempête qui faisait rage en lui.

William était derrière lui, se tenant lui aussi au mur d’une main. Il avait regardé toute la scène avec accablement. Tout ça était démesurément idiot.

« Bon, on y va ? s’impatienta Billie.
-Ouais, » répondit William.

Il quitta sa position contre le mur et lança un coup d’œil à Ted dont celui-ci comprit sans mal la signification. William lui répétait ce qu’il lui avait dit plus tôt ; Ted allait le regretter. Mais si c’était ce que le métamorphomage voulait alors, très bien, mais il ne pourra pas dire à William qu’il ne l’avait pas prévenu.

Roger s’était réveillé, ce matin, avec une idée superbe. Il savait combien Ted ne pouvait pas supporter la petite Victoire de Cinquième année et en avait plus qu’assez que celle-ci lui tourne autour sans relâche, alors qu’il ne cessait de l’envoyer paître. Alors, lui, Roger, avait trouvé une solution à tous les ennuis de ce cher Ted Lupin. Il était alors toujours en caleçon assis sur son lit et faisant face à celui de Ted dans lequel ce dernier était encore allongé quand il lui avait tout révélé.

« Mon pote, avait-il commencé, j’ai fait un d’ces rêves, cette nuit ! Énorme ! »

Teddy avait rigolé. Roger avait toujours de ces rêves, qu’il s’amusait à mettre à exécution. C’étaient comme ça qu’ils s’étaient tous retrouvés à aller boire de la bière-au-beurre sur le toit de l’école, en Quatrième année. Ou il y avait eu cette fois où ils avaient accroché dans la Grande-Salle les sous-vêtements de Cassie Baron, fille d’un traître qui avait fournie des informations au Seigneur des Ténèbres pendant la guerre, causant la mort de trois personnes. C’était en Deuxième année, ça, non ? Ou en Troisième… Il y en avait eu tellement, des coups de ce genre, que Ted perdait un peu le fil.

« Balance !
-Alors, j’étais avec la p’tite Vicky… »

Dès cet instant, Ted avait su que cette si splendide idée n’allait pas lui plaire. Pas lui plaire du tout. Et il avait eu raison.

Roger lui avait raconté le rêve érotique qu’il avait eu avec « la p’tite Vicky ». Ce dont se serait bien passé Ted. Quand c’était avec une autre fille, ça l’amusait beaucoup mais ça paraissait tout de suite moins drôle quand Victoire était l’actrice pornographique des petits films nocturnes qui se jouaient dans la tête de son ami. Mais bien sûr, il n’avait rien laissé transparaître –ou presque… il avait peut-être tapé amicalement un peu trop fort Roger, quand il partait dans des détails un peu trop poussés, avec des « Ah, ce bon vieux pervers ! », la mâchoire crispée.

Mais l’idée qui en était ressortie avait été encore pire.

« Donc, si j’me la faisais et que j’lui brisais son petit cœur, ou l’humiliais, enfin tu vois le genre… bref, si je faisais ça, alors elle serait p’t-être tellement dégoûtée qu’elle te laisserait pénard !
-J’suis pas sûr, mec… »

Ca avait été tout ce qu’il avait trouvé à dire. Pas très convaincant, il est vrai… mais que pouvait-il dire d’autre ?

« J’croyais que tu voulais être tranquille ?
-Bah oui, bien sûr !
-Alors, quoi ?! » s’était impatienté Roger, vexé que Ted ne soit pas impressionné par sa trouvaille.

Et il n’avait plus rien opposé à l’idée, bien qu’il avait profondément envie de dire de but-en-blanc à Roger qu’il n’avait plutôt pas intérêt de la mettre à exécution s’il tenait à la vie. Mais il ne le pouvait pas, il était piégé.

A une époque, l’idée qu’il puisse enfin être débarrassé de Victoire l’aurait tout à fait charmé. Depuis qu’elle pouvait marcher, la jeune fille avait toujours collé Ted. C’était insupportable. Elle le suivait n’importe où, ne comprenant jamais qu’il ne voulait qu’une chose, qu’elle lui fiche la paix ! Il n’y avait que quand Barney venait à la Maison aux Coquillage que Ted était tranquille. Barney était un ami d’enfance de Victoire et son meilleur ami, certainement aussi. Il habitait sur l’île où vivait la grand-mère de Victoire, Claire Delacour. Ted et Barney ne s’étaient jamais entendus, et c’était tant mieux pour le premier qui n’avait donc pas à supporter Victoire quand le second était là. Et il était là pour tous les anniversaires de Louis, Dominique et Victoire.

Puis, Ted s’était vite rendu compte que Victoire avait tout et que lui-même n’avait rien, ou vraiment pas grand-chose. Elle avait des parents, un frère et une sœur, et tous l’aimaient énormément, la soutenaient. Lui, qu’avait-il ? Une grand-mère, certes aimante, mais sévère, et un parrain, certes présent, mais qu’un parrain. Il n’avait pas de véritable famille, il était orphelin et plus ou moins adopté.

Et, qu’on ne se méprenne pas, Teddy adorait réellement sa famille. Il adorait sa grand-mère, il adorait Harry, Ginny et ses trois enfants. Il adorait Ron et Hermione, et leur fils et leur fille. Il aimait même beaucoup Roxanne ou Fred, les enfants de Fred et Angelina qu’il appréciait aussi. Mais ce n’était pas sa famille, aussi fort que tout le monde l’aurait voulu et faisait mine que ce soit le cas, ça ne l’était pas.

Mais pour Victoire ou Lucy, les deux enfants de la famille qui lui étaient assez proches de lui en âge pour faire une comparaison, c’était réel. Elles avaient une famille, elles avaient des parents. Et qu’avaient-elles fait pour le mériter ? C’est ainsi que vers six-sept ans, quand cette révélation s’est réellement faite dans l’esprit du petit garçon, il s’était mis à les détester, toutes les deux. Lucy s’en fichait et l’ignorait, pas Victoire.

Non, Victoire continuait à vouloir être près de lui, continuait à l’adorer, à l’admirer. Et il la détestait plus encore. Elle était toujours heureuse et souriante, et il la détestait aussi pour ça, parce que lui, il n’était pas vraiment heureux. Et puis, il y avait cette autre chose… ce nom, Victoire.

Elle avait été baptisée sur le jour qui avait tué ses deux parents, qui lui avait arraché toute chance de bonheur, qui l’avait fait orphelin. Et elle était née ce jour ! Comme si pour qu’elle naisse, il avait fallu que son père et sa mère meurent ! Et, Merlin, il la détestait tellement plus quand il songeait à cela –souvent.

Et pourtant, elle ne faisait rien pour. Elle acceptait qu’on ne fête pas son anniversaire le jour même, le passant au cimetière. Elle acceptait que les moins riches prennent un peu de leur budget de cadeaux d’anniversaire pour l’achat des fleurs. Elle pleurait elle-même quelques fois avec les autres quand elle aurait dû souffler ses bougies. Et elle ne disait rien, aucun reproche, aucune demande.

Et d’une certaine façon, il la détestait toujours plus. Comment pouvait-on être si gentille, si compréhensive ? Où étaient les caprices, les crises de larmes, les chantages affectifs ?! Cette fillette était belle, gentille, intelligente et quoi d’autre ? Une vélane mais un ange aussi, peut-être, puisqu’on y était ? Oh oui, il la détestait.

Et, lors de sa Deuxième année, voilà que la gamine affichait son petit béguin débile pour lui, aux yeux de tous. Alors, là, c’était le bouquet. Elle ne comprenait pas qu’il la détestait ? Elle n’était peut-être pas si intelligente que ça, pour une studieuse Serdaigle. Elle lui avait écrit des lettres, offert des cadeaux pour son anniversaire et les fêtes –même la Saint-Valentin-, lui souriait avec chaleur à chaque fois qu’ils se croisaient dans les couloirs et Ted s’était pris au jeu.

Il était la seule chose ou personne que la petite blonde, la Victoire de la famille, ne pourrait jamais avoir. Et il la rejetait, et il se moquait d’elle avec ses amis, et c’était drôle, et ça faisait du bien, ça sonnait juste et c’était jouissif. Et les années s’étaient allongées ainsi.

Mais, il y avait quelques mois, le jeu avait changé et, bizarrement, c’était tout de suite moins amusant. Quand elle continuait malgré tout à lui sourire de la même façon, dans les couloirs, son cœur faisait un bond dans sa poitrine et c’était désagréable, ça le rendait d’encore plus mauvaise humeur. Quand il entendait son prénom –même le mot victoire- dans une phrase, son oreille se tendait aussitôt et ça l’horripilait au plus haut point.

Il ne voulait pas ! Ca n’aurait pas dû se passer comme ça ! Il était celui qu’elle ne pourrait pas avoir, pas l’idiot qui avait finalement tombé, à son tour ! Il était celui, qui avait peut-être rien mais était le roi de son année, la star mystérieuse et sombre de l’école, et il n’était pas censé tomber sous son charme ! C’était elle qui devait s’acharner pour l’avoir mais lui, il devait toujours briser ses espoirs !

Alors, il s’était borné à la ridiculiser, dans ses vaines tentatives. Il avait poursuivi le jeu. Et puis, ça passerait. C’était juste qu’elle avait un peu grandi, et ça devait être ses maudits pouvoirs de vélane. Oui, c’était ça, forcément, elle devait utiliser ses dons sur lui ! Ah, elle jouait l’innocente, l’ange tombé du ciel, mais en vérité, elle n’était qu’une ensorceleuse.

Il détestait les vélanes. Il détestait Fleur Delacour, et il détestait Dominique. Toutes des diablesses.

Alors, quand, son meilleur ami William était venu le voir pour essayer de lui faire entendre raison, Ted l’avait envoyé promener. Roger était allé raconter sa fabuleuse idée à William, qui, étant à Poufsouffle, n’était pas dans le même dortoir, et il n’avait pas semblé non plus s’en réjouir. William avait deviné que Ted n’était plus si insensible à Victoire, même si ce dernier persistait à tout nier en bloc. Et plus William avait insisté, plus Ted s’était énervé.

« T’es amoureux d’elle ou quoi ? s’était-il emporté.
-Non mais on sait tous les deux que…
-Quoi ? l’avait coupé sèchement Ted. S’il a envie de se la faire, qu’il le fasse !
-De se la faire ? répéta William, incrédule. Elle a même pas quinze ans !
-Ca lui ferait pas de mal, ça lui casserait ses grandes images de Prince Charmant.
-C’est ça. »

Sur cette dernière remarque énervée et ironique, William avait finalement abandonné et avait tourné les talons.

Et, maintenant, il se trouvait dans cette situation plus que tordue et perverse, à observer Victoire rire avec sa petite sœur et son cousin et il essayait de se convaincre que c’était très bien comme ça, que ce n’était pas si terrible et que ça ne ferait pas de mal à Victoire d’atterrir un peu de ses rêves éveillés. Il essayait de se dire qu’elle n’était qu’une vélane manipulatrice de plus.

Mais ça n’avait jamais été aussi dur.

« Teddy ! l’appela Billie. Tu viens, oui ?!
-Ca va, claqua-t-il, j’arrive !
-Faut toujours qu’il soit grognon…, râla-t-elle. Comment j’ai fait pour sortir avec lui, déjà ?
-Ouais, c’est ça, fit Harry. Et toi, t’es qu’une emmerdeuse…
-Répète ça et je te… »

La petite bande s’éloigna, laissant Ted à sa contemplation. Mais, finalement, Dominique avait attrapé la main de sa grande sœur et l’avait entrainée en direction des escaliers, avec James qui racontait une autre de ses idioties.

Et Ted se retrouva seul dans le petit couloir, avachi au mur.

xOxOxO


Le soir même, Victoire finissait de manger en compagnie de Cassie Baron, Sixième année, à la table des Serdaigle. Personne ne voulait manger avec la fille d’un traître et encore moins avec l’une des « ennemies » de Ted et ses amis, donc Victoire se séparait des autres filles de son année et de sa maison pour aller s’attabler à côté de Cassie. Elle avait pris cette habitude de toujours manger avec Cassie depuis la première année. Victoire n’aimait pas voir les gens seuls et mis à l’écart. C’était ainsi qu’elle était devenue une amie proche de Cassie, et par la suite, de Perséphone Lestrange. Et Victoire était tellement sympathique et adorable que personne ne lui en voulait de faire amie-amie avec les deux outsiders.

« Ah, cette Vicky, tellement gentille, elle ne peut pas s’en empêcher…, » disait-on.

Au fil de la conversation, Victoire en vint à révéler à son amie qu’elle avait acceptée un verre avec Roger, le lendemain.

« Vic ! s’exclama-t-elle. C’est le pire des crétins ! Qu’est-ce que tu as avec ce groupe ? Lupin, puis lui ?!
-Je sais qu’ils sont loin d’être sympas avec vous mais, au fond, je suis sûre qu’ils croient bien faire, ils comprennent pas, c’est tout.
-Je ne m’énerverai pas parce que tu es la seule à passer outre leur comportement, et que tu es notre seule amie, à Persée et moi, mais tu es loin du compte à leurs sujets, crois-moi, assura Cassie sérieusement. Ce sont tous des abrutis, même ce William qui joue le gentil !
-Will est vraiment gentil et il ne vous a jamais rien fait ! »

Cassie leva les yeux au ciel en soupirant profondément.

« Bon, fais attention, c’est tout, d’accord ?
-Oui, bien sûr mais ce n’est qu’un verre !
-Oui, bien sûr, ce n’est qu’un verre, concéda Cassie. Oh, Persée a fini de manger –enfin, elle vient de vider son assiette de purée sur Constantin ! »

Victoire se retourna vers la table des Serpentard à laquelle, en effet, Constantin Dickens s’agitait avec colère, en s’enlevant les morceaux de purée de ses cheveux, tandis qu’une grande brune se levait avec fierté et satisfaction, s’essuyant les mains dans une serviette. Perséphone remarqua les regards de Cassie et Victoire, et leur fit un salut à la mode militaire avant d’indiquer les grandes portes pour leur faire savoir qu’elle les attendait hors de la Grande Salle. Les deux Serdaigle hochèrent du menton et la brune se dirigea vers la sortie, sous le regard haineux de Constantin.

« Elle est pas croyable ! commenta Victoire.
-A qui le dis-tu, commenta paisiblement Cassie, qui était maintenant habituée à ce genre de comportement. Bon, j’emmène mon éclair au chocolat et on la rejoint, de suite ? J’ai peur qu’elle agresse encore quelqu’un. »

Victoire rit en se levant de table à la plaisanterie qui était en réalité très sérieuse. Perséphone était d’un naturel très féroce, provocateur et vengeur, et c’était de cette façon qu’elle réagissait aux rejets de ses camarades. Cassie, elle, était plus calculatrice et calme mais tout aussi redoutable.

Les deux jeunes filles s’en allèrent vers la sortie mais elles ne l’avaient pas encore atteint quand elles entendirent derrière elles quelqu’un appeler Victoire. Elles se retournèrent et Cassie soupira un « super » en voyant William s’approcher d’elle.

« Je t’attends dehors, dit-elle à Victoire.
-D’accord. »

Cassie lança un regard méprisant au jeune homme avant de quitter la salle.

« Elle m’aime pas beaucoup, je peux comprendre, dit-il à Victoire avec un léger sourire.
-Vos amis sont pas super gentils avec elle et Perséphone…
-Ted non plus, Vic.
-Je sais, soupira-t-elle.
-Enfin, bref, tu vas bien ?
-Très bien et toi ?
-Euh oui, oui, répondit-il rapidement. Écoute, Vic, je sais que tu vas à Pré-au-Lard avec Roger, demain, et…
-Juste pour un verre ! crut-elle bon de préciser.
-Oui, un verre mais peu importe. Méfie-toi de lui, Roger peut être vraiment un sale type quand il veut. »

Victoire lui lança un regard étonné et haussa un sourcil. Quelque chose lui échappait.

« C’est pas ton ami ?
-Si mais… »

Il sembla hésiter et se gratta le menton, lançant un coup d’œil à la table des Gryffondor d’où Ted les observait. Victoire avait suivi son regard et, comme à son habitude, sourit au métamorphomage et, comme d’habitude, celui-ci ne le lui rendit pas.

Finalement, William se décida. Si Ted ne voulait pas même bouger le petit orteil, quelqu’un devait faire quelque chose. Victoire ne devait pas payer pour sa lâcheté.

« Roger a quelque chose derrière la tête.
-Mais ce n’est qu’un verre ! s’étonna Victoire.
-Crois-moi, je le sais justement parce que je suis son ami. »

Et le regard grave de William la convainquit plus encore que ses mots. Victoire regarda à nouveau Ted qui ne les avait pas quittés des yeux. Il essayait d’être impassible mais elle voyait bien qu’il était énervé.

« Teddy est au courant ? » demanda Victoire, ne souriant plus.

William se tourna lui aussi vers son meilleur ami, le fixa un moment puis revint à Victoire. Il posa une main sur son bras et lui sourit amicalement.

« Fais juste attention, ok ? Allez, va rejoindre Cassie avant qu’elle ne revienne pour me tuer ! »

Victoire hocha du menton et fit volte-face pour sortir de la Grande Salle. Elle avait bien compris ce que ça voulait dire. Évidemment que Ted était au courant.

Il la détestait, après tout.

xOxOxO


Le lendemain, la sortie à Pré-au-Lard eut lieu comme prévue. Il se trouvait que c’était le samedi 12 janvier mais aussi l’anniversaire des douze ans de Dominique. Pour l’occasion, Victoire avait donc décidé de passer la matinée avec sa petite sœur et les autres membres de la famille qui étaient eux aussi à Poudlard.

Assis à une table des Trois Balais, il y avait donc rassemblés Victoire, Dominique, James, Roxanne et son frère Fred, Lucy mais aussi Lysander Scamander, le petit-ami de Roxanne. Il y avait ainsi une variété d’âges et de maison impressionnante, à cette table-ci.

Victoire était la plus âgée en Cinquième année, Lucy était en Quatrième, Fred en Troisième, Dominique, Roxanne et Lysander étaient en Deuxième, et enfin, James était en Première. Pour le reste, Victoire et Lucy étaient à Serdaigle tandis que Dominique et James étaient à Gryffondor et que Roxanne et Lysander étaient à Serpentard. Fred demeurait le seul Poufsouffle de la famille et se disait d’ailleurs bien tranquille ainsi, sans Wealsey, Potter ou autre spécimen autour de lui mais on ne le prenait jamais au sérieux. Le grand frère de Roxanne était bien connu pour être râleur mais on savait aussi qu’il adorait sa famille.

« T’étais vraiment obligée de l’emmener, Rox ? s’agaça Dominique.
-C’est mon petit-ami, Domino !
-Pas une raison valable, marmonna la première. C’est mon anniversaire et je le déteste.
-J’aurais pas dû t’acheter de cadeau, observa Lysander.
-Et c’est quoi ? Un bout d’écailles de ta dernière mutation ? »

Dominique avait toujours eu un singulier problème avec les Serpentard, elle avait d’ailleurs difficilement accepté que Roxanne, sa cousine et meilleure amie, soit envoyée là-bas. Elle avait d’ailleurs de longues conversations avec son oncle Ron sur ô combien les Serpentard étaient des crapauds détestables et répugnants.

« Les serpents muent, Dom, ils ne mutent pas, la corrigea pompeusement Lucy.
-Toi non plus, j’t’ai pas invitée.
-BON ! fit Victoire, feignant la bonne humeur. On demande à Rosemerta de nous faire un gâteau ?
-Oh ouuuui ! s’enthousiasma James.
-M’a coupé l’appétit, dit Dominique.
-Bon, euh, on ouvre les cadeaux ?
-OH OUIIIII ! Le mien en premier !
-D’accord, Jamesy, » accepta Victoire en souriant.

Il posa son sac sur la table, fouillant dedans de longues minutes sous les regards de plus en plus suspects de la tablée puis, il en ressortit la tête, tout penaud.

« Je l’ai oublié au château…
-Quand on a pas de tête, on a des jambes, fit remarquer Lucy. Va le chercher.
-C’est pas grave, chou, tu lui donneras en rentrant, le réconforta Victoire.
-Facile à le dire, sœurette, c’est pas ton cadeau ! répliqua sa petite sœur. Je suis d’accord avec Lucy pour une fois, va le chercher ! »

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Victoire entra à nouveau aux Trois Balais après avoir passé plusieurs heures avec sa petite sœur et ses cousins à se balader dans les différentes boutiques du village. Elle les avait laissés pour se rendre à son rendez-vous avec Roger qui était maintenu malgré les confidences peu réjouissantes que lui avait faites William. Elle ne savait pas vraiment comment les interpréter. Après tout, avoir quelque chose derrière la tête pouvait signifier tout un panel de choses qui n’étaient pas pour autant alarmantes. Peut-être qu’il projetait seulement de lui demander de devenir sa petite-amie ou de lui demander de lui faire ses devoirs, ou d’autres trucs qu’elle pourrait agilement refuser avec politesse. Et Roger ne lui semblait pas si mauvais que ça.

Victoire ne jugeait jamais une personne selon les on-dits, sinon elle ne serait certainement pas amie avec Cassie et Perséphone.

Elle sourit donc à Roger qui était déjà à une table avec ses amis, et donc Will et, bien sûr, Teddy. Et la petite bande la regarda approcher. Harry et Tim l’observaient avec moquerie, ce qui ne l’étonnait pas, elle savait bien ce qu’ils pensaient de la façon dont elle pourchassait Teddy de ses avances. Billie l’accueillit avec indifférence et Will ne sembla pas vraiment ravi de la voir ici en dépit de ses avertissements. Mais ça ne le surprenait pas vraiment pour une fille aussi têtue qu’elle. Et Teddy ne la regarda qu’un bref instant avant de retourner à sa conversation avec Billie.

Autant dire qu’aucune de ces réactions ne prit Victoire au dépourvu et elle offrit un sourire à chacun.

« Désolée pour le retard, je fêtais l’anniversaire de ma petite sœur, dit-elle à Roger.
-T’inquiète, on avait pas vraiment fixé d’heure, la rassura-t-il en se levant. J’ai pensé qu’on pourrait aller au café qui vient d’ouvrir !
-D’accord »

Et ils partirent tous deux. Teddy croisa le regard insistant de Will et grogna intérieurement, tandis que Billie regardait Roger tenir la porte à la petite Victoire, comme un parfait gentleman. Alors, on ne pouvait même plus faire confiance au garçon qui tenait les portes ?
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