S'identifier | | Identifiants perdus | S'enregistrer |
Lien Facebook

En savoir plus sur cette bannière

News

127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sélections du mois


Félicitations à AliceJeanne et TeddyLunard, qui remportent la Sélection Action/Aventure !

Vous voulez revenir dans le Futur ? Lors du mois de novembre c’est possible avec la Sélection Next-Gen ! Vous avez jusqu'au 30 novembre pour lire les 10 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter ici.

Et pour le mois de décembre, le thème et les textes vous attendent déjà avec la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez découvrir ces 12 histoires jusqu’à la fin de l’année et vous pourrez voter à partir de décembre. Pour en savoir plus, rendez-vous ICI !


De L'équipe des Podiums le 01/11/2022 19:00


15ème Échange de Noël


Le traditionnel Échange de fics de Noël est de retour pour sa 15ème édition !



Et cette année, vous pouvez écrire et recevoir : des fanfictions Harry Potter, des histoires originales... mais aussi des fanfictions sur d'autres fandoms ! Envie de nous rejoindre ?


Ça se passe d'ici le 31 octobre sur ce topic du forum HPF !


De L'équipe de modération le 23/10/2022 17:22


126ème Nuit d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 126 édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 21 octobre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De L'équipe des Nuits le 16/10/2022 11:07


Sélections du mois


Félicitations à Fleur d’épine, Ella C, Eejil9 et CacheCoeur, qui remportent la Sélection Femslash !

Vous voulez de l’action ? De l’aventure ? Ce mois de Sélections est fait pour vous ! Le Jury des Aspics vous invite à lire sur ce thème en octobre avec la Sélection Aventure/Action ! Vous avez jusqu'au 31 octobre pour lire les 5 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter par ici.

Et au mois de novembre, partez dans le futur avec la Next-Gen ! Vous avez jusqu’à la fin du mois d'octobre pour nous faire découvrir sur ce thème si vaste vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots. Pour proposer des textes, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news !

Il y a également la Sélection Fanfictions longues pour occuper vos nuits d’insomnies ! Jusqu’au mois de décembre, venez découvrir 12 histoires incroyables ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.

 

 


De L'équipe des Podiums le 03/10/2022 23:05


Les souris et la Bombe par Ella C

[8 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Mes contraintes pour ce chapitre étaent :

 

- un fusible saute / une clé rouillée / un personnage crie / un linceul blanc

- Sentimentalisme : 4 sentiments différents

- Sprint : posté mercredi

- Métier : transcrire

- Mots interdits : planifier, énigme, se concentrer, décoder, langue, code, culture, polyglotte

Merci à CacheCoeur pour l'inspiration ! Le journal Convergeant vient d'elle, et les idées pour les cracmols aussi. je vous conseille mille fois d'aller faire un tour sur son profil, il y a des pépites !

 

Content Warning : je mentionne la mort d'un personnage à la fin

 

La Bombe avait cessé de ronronner.

 

Il faisait nuit, dehors, et ça se voyait à peine à travers la fenêtre fine comme du papier. Gordon Welchman était parti trois heures plus tôt, tellement fatigué qu’il en avait oublié de claquer la porte. Alan la regardait, des cernes de trois bornes sous les yeux. Les autres cryptanalystes étaient partis, ou n’avaient même pas osé venir. Les opératrices qui devaient prendre leur tiers se faisaient petites comme des souris de l’autre côté du couloir, mais n’avaient pas arrêté leur grignotage… Trou après trou dans les feuilles Banbury que la Bombe ne pourrait pas avaler, parce qu’elle avait arrêté de ronronner. Elles, étaient loin de danser.

 

— Combien d’heures ?

— Avant minuit ? 22.

 

Une autre journée de perdue. La bonne nouvelle était qu’elle l’aurait été, fusible ou pas fusible, parce que les réglages changeaient tous les jours. La mauvaise était que des navires allemands sillonnaient la manche. Ils auraient pu sauver des soldats, à un fusible près.

 

Joan Clarke essuya ses lunettes et referma le panneau d’un coup sec. Un fusible sauté, ça pouvait ne pas être grand-chose, sauf sur un prototype ultra-puissant et premier en son genre qui en contenait par dizaines.

 

— Tu devrais aller dormir, prof, fit-elle plus doucement, et son ami sourit au surnom.

— Toi aussi.

— Je n’ai pas eu le tiers de huit heures, moi. Tu vas devoir revenir dans cinq heures, si ça te rassure.

 

Alan Turing pesta pour la forme mais disparut bientôt, la laissant perplexe devant le problème. Les plans des mathématiciens s’étalaient sur le bureau de son meilleur ami depuis le petit matin, mais entre le modèle polonais, les ajouts de Turing et ceux de Welchman, ses neurones faisaient des nœuds dans sa boîte crânienne.

 

Deux coups contre la porte. Une petite blonde, qui disparaissait dans une veste à fins carreaux bicolores, s’agrippant à son dossier comme si sa vie en dépendait. Elle ne rencontra pas le regard de Joan, qui la reconnut pourtant : elle lui avait fait passer un entretien quelques semaines auparavant.

 

— Une combinaison à tester ? Pourquoi Foss n’a-t-il pas appelé ? s’enquit-elle, lisant le nom griffonné sur un coin de la feuille.

— Il voulait que je prenne des nouvelles de la Bombe, bafouilla Marjorie Brown.

 

La cryptanalyste haussa un sourcil mais ne trouva pas l’énergie d’enquêter davantage. Elle se laissa à son tour tomber devant le large bureau, attrapa une feuille vierge parmi le chaos de papier et transcrivit la combinaison de son collègue. Elle était lessivée, et son tiers n’avait commencé que deux heures plus tôt. Foutus bateaux. Parfois, elle avait envie d’attraper les généraux de la Luftwaffe et de les frapper avec leurs livres de chiffrement — épais comme des briques, ces machins, un dédale pour retrouver les clefs.

 

Elle allait renvoyer l’assistante à la hutte 8, s’arrêta net dans son élan pour écarquiller les yeux : Silencio. Et si sa vue avait besoin d’une correction, son ouïe se portait à merveille.

 

Par-dessus ses lunettes, elle devina la silhouette de Brown, glissée entre la machine et le mur. Était-ce réellement… ? Miroir jaillissant du bureau, angle ajusté, elle put s’en assurer : c’était bien une baguette qu’elle agitait par-dessus les rotors, regard dardé sur elle. Joan garda la tête soigneusement baissée, faussement absorbée par un calcul. Un mouvement du poignet… Des lèvres frémissant à peine… Une bulle de silence autour d’elle. Et la Bombe se remit à tourner.

 

Marjorie traversa la pièce lambrissée avant de lever le sort d’un geste imperceptible. Seulement alors le ronron regagna-t-il ses bons droits sur l’espace, une vague de plénitude se fracassant contre le tailleur de Joan. Elle fit mine de sursauter ; elle aurait pu en pleurer de joie.

 

— Vous pouvez dire à Hugh que tout va mieux, croassa-t-elle. J’appellerai pour transmettre les résultats.

 

La sorcière partit, cachant mal sa fierté.

 

Joan Clarke avait attendu sa lettre pour Poudlard pendant près de dix-huit ans ; elle ne s’était résignée qu’après que ses cinq frères et sœurs aient obtenu leur diplôme. Ça arrive. La magie saute un enfant, parfois. C’est imprévisible. L’école de la ville, plutôt que le château. L’université plutôt que les voyages. Le téléphone, les voitures, les stylos et les cigarettes. Maintenant, la guerre, et une intruse qui n’avait rien à y faire.

 

Elle détestait se sentir incapable. Surtout quand les sorciers étaient aussi nuls en maths. Et pourtant, il avait suffi d’un fusible, pour les bloquer, tous.

 

Et le secret magique, nom de Dieu ?

 

Elle ferma le panneau électrique, traversa le couloir pour appeler une opératrice. Peggy Barnes lui assura avec vigueur qu’elle s’occuperait de la simulation.

 

Elle bondit dans la nuit, courant presque sur les petits cailloux du bloc.

 

— Madame Brown !

 

La jalousie et l’injustice étaient restées dans son adolescence. Elle avait trouvé sa propre richesse. Qui d’autre pouvait se targuer d’ajouter des runes sur une telle technologie ? Qui d’autre avait un accès aussi incarné aux deux mondes ? Elle passait d’une bulle à l’autre, voyait les éclats, les coutumes, les leurres de l’une et de l’autre…

 

— Rappelez-moi, depuis quand êtes-vous à Bletchley ?

— Trois semaines, madame. Je suis certaine que le professeur Turing a encore mon dossier.

 

…Et avait très peu d’amis à qui les partager, certes.

 

Elle sauvait activement des vies, quand même. Le secret magique pouvait-il en dire autant ?

 

— Mais quand avez-vous appris les mathématiques ?

— J’ai été à Cambridge, comme vous.

— Poudlard n’ouvre pas les portes de l’université.

 

Son interlocutrice se figea une seconde ; pour se ressaisir presque aussitôt :

 

— Je crains ne pas comprendre.

 

Mais si elle était arrivée plus tôt, lui soufflait une voix. Si Marjorie avait été à sa place dès le début, n’y aurait-il pas eu plus de vies sauvées ?

 

Joan secoua la tête. Marjorie et personne d’autre n’avait été à sa place, précisément parce qu’une sorcière ne connaîtrait jamais le monde moldu aussi bien qu’elle. La preuve, elle l’avait clairement sous-estimée.

 

— William Clarke, préfet de Serdaigle, ça ne vous dit rien ?

 

Elle se retourna d’un coup. Joan crut qu’elle allait lui sauter à la gorge, mais elle brandit simplement sa baguette, la main tremblante.

 

— Comment !

— Pas à la vue de tous, répondit Joan, froidement. Vous avez pris assez de risques.

— Vous êtes une Auror ?

— Une cracmole.

 

Marjorie cligna des yeux, prise par surprise, et sourit, pouffa, éclata franchement de rire.

 

— Si ce n’est que ça ! Oub…

 

La baguette roula au sol, rebondissant sur les cailloux. Joan haleta, et alors seulement réalisa qu’elle avait bondi en avant, un instinct de survie. Son cœur dégringola dans ses intestins.

 

— Un mot de vous, harponna-t-elle, ramassant le bâton de cèdre, et les progrès de ces derniers jours seraient partis en fumée. Savez-vous seulement ce qu’un oubliette fait à l’esprit ? Si vous ne m’estimez pas, que pensez-vous de l’équipe qui vous a embauchée ?

 

— Ce n’est pas grand-chose, je l’aurais réparé. On peut voir les bateaux depuis le ciel de toutes façons.

 

Pas grand-chose que ces hectares de préfabriqué et ces milliers de civiles travaillant sous couvert.

 

Joan répondit en lui faisant traverser Bletchley Park, la baguette coincée dans sa poche. Elle l’emmena dans un bâtiment effacé, celui où on lui avait exposé les secrets de la guerre mondiale avant de faire d’elle une cryptanalyste. La pièce s’ouvrait avec une clé rouillée, était étroite, peinte en noire, et nue si ce n’était pour une table et deux chaises rachitiques. Une ambiance de films d’horreur, et c’était exactement ce pourquoi elle avait été conçue.

 

Mais Marjorie n’avait été embauchée qu’en tant qu’assistante.

 

— Ceci, fit Joan, allumant le boîtier électronique qui décorait la table, est un détecteur de mensonge.

 

A peine un tensiomètre en réalité, mais elle n’avait aucun moyen de le savoir. Marjorie tenta bien de crier, Joan passa outre ; et tous les collègues qui pourraient l’entendre savait de quoi il retournait. Ils ne la dérangeraient pas.

 

— Vous pouvez faire ce que vous voulez du secret magique, je ne serais pas celle affrontant le Ministère. Sachez seulement que les services secrets aiment encore moins qu’on fouine dans leurs affaires que les sorciers. Et qu’allez-vous faire sans baguette ?

 

— Vous êtes hystérique. Les moldus se perdent dans ces histoires.

 

— Pourquoi êtes-vous là ? Vous avez contribué à l’effort de guerre pendant des semaines. Vous vous êtes intégrée. Vous nous avez aidé en réparant la Bombe. Pourquoi…

 

— Vous autres êtes incapables si on ne vous donne pas tout sur un plateau d’argent. Vous vous êtes déjà demandée pourquoi le monde moldu avait tant en commun avec celui des sorciers ?

 

Oh, l’imbécile.

 

— L’écriture, la médecine, mêmes vos trains et vos châteaux… Toute votre Histoire vient de la magie. Vous transformez tout avec votre technologie, mais vous êtes incapable de civilité par vous-mêmes. Regardez : le monde magique ne s’est fermé qu’au Moyen Âge, et depuis ? Guerres. Famines. Épidémies. Vous vous détruisez les uns les autres. Deux guerres mondiales, bravo, et si on n’était pas là… Et pourtant, c’est à cause de vous qu’on doit se cacher.

 

— Allons bon.

— Le secret magique est là pour éviter qu’on se retrouve sur un bûcher. Parce que sinon…

— Vous savez, les moldus aussi jouent là-dessus pour justifier leurs crimes… Le vol qui coule dans le sang. Le danger. La barbarité.

— Si on ne vient pas vous sauver, vous allez tous nous détruire.

— Savez-vous seulement combien d’hommes Grindelwald a tué ?

— Vous êtes renseignée, pour une cracmole.

— Je lis le Convergeant.

— Ce sont des mensonges. Les moldus se tuent eux-mêmes, c’est juste plus facile d’accuser des sorciers, on ne peut pas se défendre devant vos tribunaux.

— Et vous n’avez même plus besoin de Véritasérum.

— Grindelwald nous protège, lâcha-t-elle, toute animosité retombée comme un soufflé. Il connaît la magie mieux que quiconque, il sait ce qu’elle vaut, et il fera tout pour qu’on ne la perde pas. Si l’on écoutait les moldus, on devrait nous l’enlever, retirer notre identité, n’être que des demi-hommes. Alors qu’on a le plus beau cadeau qui soit. Regardez où vous m’avez mise…

— Et vous étiez prête à m’oublieter. M’enlever ce pourquoi je travaille depuis toutes ces années, et ce qui nous fera gagner la guerre. Vous avez les pouvoirs et vous êtes celle qui a peur. A votre avis, que tire Grindelwald de votre incompréhension et de votre panique ?

— Vous êtes folle.

— Il est le seul à vous transformer en demi-hommes, en faisant de vous des moutons, termina Joan, avec tristesse. Alors qu’il y a tant d’autres possibilités.

 

Mais Marjorie secoua la tête. Elle n’avait rien déballé des raisons de sa venue, et Joan n’arriva pas à lui arracher un mot de plus.

 

Elle ne pouvait pas la garder dans cette pièce toute la nuit, alors elle la laissa partir. Le temps d’appeler son frère, d’alerter les Aurors et ses collègues du danger, la police moldue se retrouvait déjà à étendre un linceul blanc. Pas d’identité ni de famille, lui dit l’inspecteur qu’elle questionna. Elle souleva le drap : cause inconnue, ni coup ni poison, une attaque cardiaque des plus étranges. La victime semblait morte d’effroi. Comme des centaines d’autres corps inconnus qui fleurissaient dans les villes moldues, pour ne faire que les petites lignes des journaux.

 

Pour la première fois depuis qu’elle avait supplié le directeur Dippet, Joan Clarke envoya un hibou, avec ses condoléances cette fois.

Note de fin de chapitre :

Si la cryptanalyse, la seconde guerre mondiale et ce que les sorciers y font vous intéresse, j'ai aussi écrit Le masque des horloges sur le sujet ! Il est plus long, mais plus complet, et plus respectueux de l'Histoire et des maths.

Ce texte est principalement basé sur le site de Bletchley Park (une petite merveille si vous voulez mon avis). En relisant mes anciennes notes, j'ai vu que Turing était surnommé "The Prof", mais je serais bien incapable de vous dire où la moi du passé avait trouvé cette info... 

Seule Marjorie Brown est de mon invention ? Tous les personnages nommés ont réellement existé (oui, Peggy Barnes aussi) (enfin, Grindelwald n'a pas existé mais vous n'avez pas besoin de moi pour le savoir x) ), et même pour la première, je me suis réellement inspirée d'opératrices qui travaillaient sur les Bombes.

J'ai 1996 mots d'après le compteur

Les émotions : fatigué, perplexe, plénitude, joie fierté

Mot de métier : transcrivit

Mots interdits :

planifier, énigme, se concentrer, décoder, langue, code, culture, polyglotte

Vous devez s'identifier (s'enregistrer) pour laisser une review.