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32ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,

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De Les Nuits le 06/02/2023 15:45


128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


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A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


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De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Dominique par jukava

[2 Reviews]
Imprimante
Table des matières

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Note de chapitre:

Un immense merci à la fabulosifiante Alena qui assure un travail de dingue pour rendre françaises mes phrases qui n'ont parfois (souvent) de sens que dans ma tête.

MMFBingo 2022 : O4 : Dominique Weasley
Dominique avait toujours été proche de sa tante Hermione. Elle avait d’ailleurs toujours su qu’Hermione n’était pas réellement sa tante, contrairement à Ginny ou Gabrielle. Pour Dominique, tante Hermione était une âme sœur, leur relation avait été comme une évidence. Son père, Bill, disait parfois qu’Hermione avait dû se tenir trop près de sa mère quand elle était enceinte pour que Dominique lui ressemble à ce point.

Contrairement à sa sœur ainée, Victoire, qui était la personne la plus solaire et souriante qu’elle ait jamais connue, Dominique était discrète, calme et observatrice. Mais elle n’en avait pas moins un caractère bien trempé. Dès son plus jeune âge, elle avait été d’une maturité qui avait fait d’elle la personne vers qui ses cousins s’étaient tournés quand ils avaient eu des soucis. Elle ne comptait même plus le nombre de fois où elle avait sauvé la peau des fesses de James ou Fred, toujours prompts à faire des farces à Granny Molly.
Mais son frère, sa sœur, comme ses cousins, savaient que si Dominique était toujours prête à aider, elle honnissait deux choses : l’injustice et qu’on touche ses livres sans lui demander.

C’était ainsi qu’Hermione et elle s’étaient liées si étroitement. La petite Dominique avait tout d’abord sollicité sa tante pour qu’elle lui lise des contes, parce qu’elle faisait des voix différentes pour chaque personnage, ce qui était bien plus drôle que la façon dont sa mère ou son père pouvaient lui lire. Et puis, au fur et à mesure que Dominique grandissait, Hermione lui donnait des conseils de lectures, souvent des romans Moldus encore si peu connus du monde sorcier.

Pendant un moment, quand sa tante préférée était partie aux Etats-Unis en mission et avait finalement décidé d’y rester, Dominique s’était sentie quelque peu abandonnée. Sa cousine Lucy partageait sa passion des livres et Albus son amour du calme, mais toute la bonne volonté du monde ne pouvait remplacer son Hermione.

Et puis, il y avait eu la naissance de Grace, la fille d’Hermione et Bucky. Dominique détestait l’admettre, mais du haut de ses treize ans, à ce moment-là, elle avait été rongée par la jalousie. Elle n’avait rien eu contre Grace – après tout, que pouvait-on reprocher à un bébé ? - mais elle avait été persuadée que sa tante allait l’oublier, elle avait bien vu comment sa mère avait été tiraillée entre ses trois enfants après la naissance de Louis…

Dominique avait beau être plutôt populaire à Poudlard, surtout parce qu’elle était une des rares Serdaigle à toujours aider les autres à faire leurs devoirs, il n’empêchait qu’elle n’avait jamais trouvé la même connivence avec aucun de ses camarades que celle qu’elle avait avec Hermione.

Heureusement, malgré la distance, son travail et sa vie de famille, Hermione n’avait jamais manqué d’écrire à Dominique. Au moins une lettre par semaine, c’était un rituel immuable, pour lui raconter le dernier livre qu’elle avait lu – même si c’était un livre de comptines pour Grace – lui parler un peu de la vie à New-York, planifier une visite en Angleterre.
Et si au début sa jalousie avait pris le pas sur sa logique et qu’elle s’était contentée de réponses plutôt courtes et un peu laconiques, tante Hermione avait continué à écrire, sans jamais rien attendre en retour.

Rapidement, Dominique avait réalisé que son comportement était immature et recommencé à écrire plus longuement à sa tante, lui parlant de ce qui faisait sa vie à Poudlard.
Les années avaient passé doucement, leur lien ne s’effritant jamais. Quand Hermione, Bucky et Grace venaient en vacances en Angleterre, Dominique avait toujours l’impression d’avoir quitté sa tante la veille.

Ce fut avec Hermione que Dominique partagea ses premières inquiétudes sur son orientation. Victoire avait toujours voulu être Médicomage, Teddy Auror, James joueur de Quidditch… Et Dominique ne savait pas. Elle était bonne dans toutes les matières mais ne se sentait pour autant attirée par aucun domaine.

Hermione la rassura, lui expliquant qu’elle aussi, si elle avait rapidement su qu’elle voulait œuvrer pour la protection des créatures et êtres magiques, elle n’avait eu aucune idée de comment s’y prendre. Elle avait bien essayé de faire carrière au Ministère, mais la bureaucratie avait eu raison de ses meilleures intentions.
Alors elle avait saisi l’opportunité de partir en mission d’étude auprès du MACUSA, juste pour quelques temps… Et elle était restée définitivement.
Hermione avait permis à Dominique d’avoir le courage de s’ouvrir à ses parents à qui elle n’avait pas osé avouer qu’aucune carrière ne l’attirait. Bill et Fleur s’étaient montré très compréhensifs, cette dernière suggérant même à sa cadette de passer quelque temps en France pour prendre le temps de réfléchir.

Une fois ses ASPIC passés, Dominique prit du temps pour elle, passant ses journées à lire, à l’ombre d’un grand chêne situé au fond du jardin de ses grands-parents maternels, bercée par le bruit des cigales.

Elle ne savait toujours pas quelles études elle poursuivrait voire même si elle en poursuivrait – après tout, oncle George lui avait dit qu’il cherchait toujours du personnel pour ses boutiques – lorsqu’elle reçut une lettre d’Hermione qui lui fit plier bagage en moins de temps qu’il n’en faut pour dire Quidditch.

Quelques mois auparavant, quand sa tante lui avait annoncé sa seconde grossesse, Dominique avait été plus que ravie mais malheureusement celle-ci semblait aller de problèmes en complications. Alors, lorsqu’elle reçut le courrier d’Hermione lui demandant s’il lui serait possible de venir l’aider à New-York, Dominique ne réfléchit même pas. Il était évident qu’elle serait là pour sa tante.

Les Weasley-Potter n’avaient jamais traité la Seconde Guerre Sorcière comme un tabou. Dominique avait l’impression d’avoir toujours su qui avait fait ces cicatrices sur le visage de son père, elle savait qui était oncle Fred et à quel point il avait été aimé, elle savait tout ce qu’avaient traversé ceux qu’elle côtoyait lors de fêtes de famille ou à d’autres occasions. Même le Professeur Longbottom – le parrain de son cousin Albus – avait combattu. Cela revêtait parfois une dimension presque irréelle pour Dominique. Mais elle savait que leurs esprits et leurs corps avaient souffert. Et les complications de la grossesse de sa tante en étaient la preuve.

Après avoir prévenu sa famille de son départ et abandonné l’idée d’obtenir rapidement un Portoloin pour New-York vu les délais qu’on lui annonçait au Ministère, Dominique décida de prendre l’avion, comme une moldue. Evidemment, elle faillit mourir de peur au moment du décollage, mais la dame assise à côté d’elle eu la gentillesse de lui donner un bonbon en lui disant que c’était normal la première fois. Dominique ne la corrigea pas en lui disant qu’elle avait l’habitude de voler en balai et même en tapis quand sa famille s’était rendue en Egypte, mais jamais enfermée dans une boîte en métal.

Quand elle sortit du terminal, Dominique ne put retenir un petit rire nerveux, de soulagement et d’incongruité mêlés. Son oncle Bucky l’attendait, seul au milieu d’un cercle d’environ deux mètres de diamètre. Les gens se tenaient à l’écart, lui jetant des regards inquiets.
Entre son visage qui était fixé par défaut sur une mine renfrognée et son bras gauche métallique noir veiné de doré, son pauvre oncle faisait toujours un peu peur. Le fait qu’il ait été malgré lui le redouté Winter Soldier ne faisait qu’ajouter à son aura. Alors que Dominique savait à quel point il pouvait être doux, aimant et drôle.

Elle se hâta de le rejoindre et enfin, elle vit son visage s’éclairer de ce sourire trop rare alors qu’il la reconnaissait et ouvrait grand ses bras pour l’accueillir.

- « Content que tu sois là, gamine. » soupira-t-il en serrant Dominique contre lui quelques instants.

- « Hermione et le bébé vont bien ? » s’inquiéta aussitôt la jeune femme.

Bucky fronça les sourcils en avisant quelqu’un qui s’approchait pour demander un autographe et prit la valise de sa nièce dans sa main gauche avant de la guider vers la sortie.

- « Oui, on fait aller. » répondit-il vaguement.

Lorsqu’ils pénétrèrent dans la voiture qui les attendait – encore un privilège du SHIELD – Bucky élabora :

- « Désolé, j’avais peur qu’on nous écoute. » Il passa une main lasse sur son visage. « Hermione m’a dit qu’elle t’avait écrit à propos du placenta qui est placé partiellement sur sa cicatrice ? » Dominique hocha la tête, sa tante lui avait effectivement parlé de cette complication. « On a eu une frayeur il y a quelques jours. Une petite partie du placenta s’est décollée, cela a créé des saignements. » Dominique resta silencieuse, elle voyait que Bucky avait du mal à cacher son angoisse. « Hermione doit rester allongée. Elle est confinée au lit jusqu’à la fin de sa grossesse. » Tout en conduisant, il passa une main dans ses cheveux, les ébouriffant un peu. « C’est déjà compliqué en soi, mais avec Grace au milieu… Elle n’a que cinq ans, elle ne comprend pas pourquoi sa mère ne peut plus la prendre dans ses bras ou aller au parc avec elle… » Il soupira. « J’ai demandé des congés, même sans solde, mais Damage Control a tout refusé…. D’après eux, il est impératif que je travaille au moins 200 jours par an pour rester dans le programme de réhabilitation… »

- « Quelle bande de veracrasses ! » s’indigna Dominique. « Ils osent encore parler du programme de réhabilitation après t’avoir envoyé en mission à tous les coins de la planète ? »

- « Surtout, n’en parle pas à ta tante, je lui ai simplement dit que ce n’était pas possible pour le moment parce qu’il y avait du personnel blessé… » Avisant le regard réprobateur de sa nièce, il ajouta : « Je sais, moi aussi je déteste lui mentir, mais il faut éviter tout stress…Et tu sais bien comment elle réagirait... »

- « Elle se serait arrangée pour interrompre une assemblée plénière du MACUSA et exiger un accord avec le SHIELD, Damage Control ou je ne sais qui pour modifier ton statut… Ou quelque chose comme ça. » lui répondit Dominique qui connaissait sa tante sur le bout des doigts.

Cela arracha un petit sourire en coin à son oncle qui répliqua :

- « Ou pire. Avec les hormones de la grossesse, sa magie fait n’importe quoi. Je suis sûr qu’elle aurait pu faire disparaître mon dossier de toutes les bases de données du SHIELD si elle le savait. » Il redevint soudain sérieux et ajouta : « Il ne faut surtout pas qu’elle découvre que Damage Control laisse encore planer la menace du Raft au-dessus de moi, je te fais confiance, gamine. »

- « Bien sûr, oncle Bucky. » répondit aussitôt Dominique avec sérieux. Elle se sentait totalement indignée de la façon dont le gouvernement traitait son oncle mais elle savait que si Hermione l’apprenait, cela la rendrait malade.

Alors qu’ils approchaient de l’immeuble où se trouvait le duplex d’Hermione et Bucky, Dominique se redressa un peu dans son fauteuil et un peu solennellement déclara :

- « Je te promets de m’occuper au mieux de Grace, de faire en sorte que tante Hermione reste allongée et de veiller sur elles. »

Garant la voiture dans le parking privatif de l’immeuble, Bucky se tourna vers elle et avec dans le regard une vulnérabilité que Dominique ne lui avait jamais vue, souffla :

- « Je sais que c’est beaucoup te demander et que tu n’as encore que dix-huit ans, mais j’ai besoin que tu veilles sur ma famille quand je ne pourrai pas être là pour le faire. »

A court de mots, Dominique le prit brièvement dans ses bras. Elle n’avait jamais exactement maitrisé le hug américain que son oncle affectionnait tant avec ceux dont il était proche, mais elle essaya de le rassurer au mieux.

-O-

Peter se souvenait du jour où il avait rencontré Hermione comme si c’était hier. Elle était à Central Park, en train de manger un sandwich, adossée à un arbre, quand il avait surgi, deux drones du Daily Buggle à ses trousses.
Il avait interrompu un braquage dans le Queens et malheureusement, les drones l’avaient repéré et le suivaient. Le Daily Buggle et Quentin Beck avaient déjà détruit sa vie une fois, il était hors de question que ça recommence.
Peter avait essayé de les semer en traversant l’East River, mais ces drones devaient être possédés par une sorte de démon et avaient traversé le 59th Bridge pour le poursuivre. Il avait tenté le tout pour le tout en rejoignant Central Park espérant pouvoir se cacher dans la végétation.

Il avait à peine fait cinq cents mètres dans le parc qu’une voix qu’il ne connaissait pas lui criait : « A terre ! » et sans réfléchir, il s’exécuta. Il entendit ensuite deux fois cette même voix scander une expression latine, puis, le silence.

Lentement, cherchant autour de lui, Peter se redressa et tomba presque nez à nez avec une femme, un peu plus âgée que lui, mais qui lui arrivait à peine à l’épaule. Elle replaça quelque chose dans sa manche avant de lui sourire et de lui tendre la main :

- « Bonjour Spiderman, je suis Hermione Granger, je travaille au SHIELD. »

- « Vous… Vous avez descendu ces drones ? » bégaya-t-il en lui rendant maladroitement sa poignée de main.

- « Oui et non. » répondit-elle un peu énigmatiquement. « Disons que je les ai rendus inutilisables pendant un certain temps. Et que leurs cartes mémoires sont mortes. » Elle haussa les épaules entre l’excuse et la nonchalance.

Et aussi étrange que cela puisse paraître, cela avait été le début de leur amitié. Rapidement, Hermione lui avait expliqué qu’elle avait elle aussi des pouvoirs, tout en restant relativement laconique sur leur origine, mais après tout, Peter lui-même ne racontait que très rarement comment il avait eu les siens.

Petit à petit, Peter s’était ouvert à elle, lui racontant comment son secret avait été exposé quelques années auparavant et comment il avait dû être effacé de la mémoire de tous ceux qui comptaient pour lui. Hermione avait fait de même, lui racontant sa jeunesse tumultueuse chez les sorciers et les batailles qui avaient émaillé sa jeunesse.
Jamais elle n’avait demandé à Peter quelle était sa véritable identité, lui laissant le temps de décider s’il pouvait à nouveau faire ainsi confiance à quelqu’un.
Mais au bout de plusieurs mois, Peter lui révéla qui il était vraiment. Hermione fut choquée de constater qu’il était si jeune et surtout si seul. Aussitôt, elle le pria de passer une tenue normale et l’entraîna chez elle pour lui présenter son compagnon et leur fille.

Peter bégaya tant lorsqu’il fut présenté à Bucky qu’Hermione s’inquiéta, mais il expliqua aussitôt qu’ils se connaissaient avant. Bon, il omit légèrement de rappeler qu’ils s’étaient battus l’un contre l’autre à Leipzig, mais ce n’était finalement plus important maintenant, à l’aune de ce qui s’était produit depuis.
Consciente de ce qu’il avait perdu, Hermione parvint, avec l’aide récalcitrante de Wong, le Sorcier Suprême, à rendre sa mémoire à Ned, le meilleur ami de Peter. En effet, comme celui-ci avait manipulé le double anneau des Sorciers, il restait en lui une infime étincelle qui protégeait les souvenirs de ce qu’il avait partagé avec Peter.

Cela fut difficile de convaincre Ned, qui ne voyait Peter que comme un gars qui partageait certaines de ses classes au MIT et qui venait du même lycée que lui, de se rendre au 177A Bleecker Street pour rencontrer Wong. Mais heureusement, la curiosité naturelle de Ned avait joué en leur faveur et seulement quelques minutes plus tard, il s’était exclamé :

- « Peter ! Je suis ton geek dans le fauteuil ! »

Peter n’avait pas pu retenir ses larmes à ce moment-là. Tante May était morte, MJ l’avait oublié, mais il lui restait son complice de toujours et c’était plus que ce qu’il avait pu imaginer dans ses rêves les plus fous.

-O-

Un dimanche après-midi pluvieux, alors que Peter et Ned étaient en train de paresser dans la chambre de ce dernier, réfléchissant à voix haute pour savoir s’ils allaient déjeuner chez Delmar ou s’ils continuaient sur leur nouveau projet de toile pour Spiderman, Peter eut soudain une idée :

- « Et si on allait demander à Hermione ? »

- « Tu crois vraiment qu’elle aura une idée pour rendre ta toile plus durable ? »

Peter se contenta de hausser les épaules et Ned lui sourit. Après tout, ils étaient dans une impasse : au mieux, Hermione pouvait contribuer au projet, au pire, ils passaient un bon moment en sa compagnie, comme toujours.

A peine furent ils sortis du métro à quelques pâtés de maison de chez Bucky et Hermione que Peter sentit ses poils se hérisser et un frisson le parcourir.

- « J’aime pas ça, mec. » souffla-t-il à Ned alors qu’ils gravissaient les marches vers l’entrée de l’immeuble.

Ils pénétrèrent dans l’ascenseur et Peter tapa le code qui accédait à l’étage où se trouvait le duplex.
Lorsque la porte de l’ascenseur s’ouvrit, seul le silence les accueillit. Peter déglutit. Il n’aimait vraiment pas ça.
Il y avait toujours du bruit chez Hermione les dimanches de pluie : les vieux disques de Bucky, la petite voix aigüe de Grace qui chantonnait ou qui jouait, ou Hermione, qui lisait un livre pour sa fille ou qui réfléchissait à voix haute sans s’en rendre compte.
Peter fit un signe à Ned et en quelques instants, se jucha au-dessus de la porte, les pieds au plafond.
Inquiet mais ne voulant pas céder à la panique, Ned frappa à la porte. A nouveau, seul le silence lui répondit. Puis il entendit une sorte de bruit de glissement, et enfin, la porte s’entrouvrit, laissant apparaître la moitié d’un visage qu’il n’avait jamais vu.
Le plus beau visage qu’il n’ait jamais vu, il en était certain.

Une jeune femme se tenait là, ses grands yeux bleus interrogateurs, ses longs cheveux cuivrés retombant sur ses épaules en un rideau qui semblait si doux que Ned rêvait déjà d’y passer ses doigts.

- « Comment êtes-vous arrivé là ? » demanda-t-elle d’un ton sec et avec un accent indiscutablement anglais.

Ned balbutia quelques mots maladroits et vit les yeux de la superbe jeune femme se plisser, visiblement elle commençait à le trouver plus que suspect.

- « J’ai le code. » répondit Peter juste au-dessus d’elle, lui arrachant un petit cri de surprise et lui faisant sortir sa main de derrière son dos.

Les yeux de Ned s’écarquillèrent. Elle tenait une baguette, comme Hermione.

- « Une sorcière ! » s’exclama-t-il, ne pouvant retenir sa surprise.

Il se ressaisit rapidement et essaya de jeter un œil dans l’appartement, tous les scénarios étaient possibles : il ne savait pas si cette fille était amie ou ennemie d’Hermione et sa famille.
Peter la tenait en joug avec un de ses lanceurs de toile, il pourrait certainement l’immobiliser rapidement si c’était nécessaire, Ned était en train de se préparer à se lancer sur elle pour la plaquer au sol quand elle sembla entendre un bruit derrière elle et se retourna, fermant la porte brusquement.

Peter descendit aussitôt et s’apprêta à défoncer l’énorme blindage qui protégeait l’entrée du duplex quand la porte se réouvrit à la volée et que Grace apparut devant eux :

- « C’est Peter et Ned ! » s’exclama la petite fille avant de faire une grimace et de chuchoter : « Zut, je ne dois pas crier, maman fait dodo, le bébé la fatigue beaucoup, beaucoup. »

Grace les laissa pénétrer dans l’appartement et les deux jeunes hommes firent à nouveau face à la jeune femme qu’ils avaient aperçue juste avant.

- « Ne t’inquiète pas Grace, ta mère dort, je viens d’aller vérifier. » annonça-t-elle en ébouriffant un peu plus les cheveux indisciplinés de l’enfant. Elle se tourna vers Peter et Ned et ajouta : « Désolée pour l’accueil, mais avec oncle Bucky qui est en mission Merlin seul sait où et tante Hermione qui refuse de se reposer, je deviens un peu paranoïaque… » Elle tendit la main et annonça : « Je suis Dominique Weasley, la nièce d’Hermione. »

- « Vous êtes la petite Dominique ? » s’étrangla presque Ned, avant de se rattraper : « Ned Leeds, le geek- »

- « -dans le fauteuil. » compléta la jeune femme avec un sourire. « Moi aussi j’ai entendu parler de vous… »

Dominique et Peter eurent à peine le temps de se présenter avant que Grace n’emmène ce dernier dans sa chambre pour lui montrer le dernier jouet que son père lui avait ramené de mission.

- « Je peux vous offrir un thé ou un café ? » s’enquit Dominique, avec politesse.

Secouant la tête pour sortir de la contemplation de son hôte, Ned accepta et ils se dirigèrent tous deux vers la cuisine. Ils échangèrent quelques banalités avant que Peter et Grace ne les rejoignent.
Alors que Grace régalait son auditoire captivé de sa dernière aventure scolaire, la baguette de Dominique se mit à vibrer et elle s’excusa rapidement en direction de la chambre parentale. Grace se dirigea aussitôt vers le salon, Peter et Ned sur les talons, ils ne firent pas un bruit tandis qu’ils écoutaient ce qui se jouait à côté.

- « Tante Hermione, tu sais que tu dois rester couchée. » soupira Dominique.

- « Je sais, mon ange. » concéda Hermione d’un ton trop doux pour être honnête. « Mais j’ai entendu la voix de Peter et de Ned et j’ai envie de les voir. J’ai l’impression que ça fait des mois que je suis enfermée dans cette chambre. »

- « Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ? » répondit Dominique, un sourire dans la voix. « Bon, je te fais léviter jusqu’au canapé si tu me promets que ce sera ta seule activité physique de la journée, marché conclu ? »

- « Bon d’accord. » grommela Hermione. « Mais tu es dure en affaire, Domi. »

- « On va mettre ça sur le compte du fait que mes parents travaillent pour les gobelins… » conclut la jeune femme avec espièglerie, faisant rire sa tante.

Sous les regards curieux des deux hommes et les applaudissements de Grace qui adorait voir sa mère être déplacée ainsi, Dominique transporta Hermione jusqu’au canapé du salon de quelques mouvement de baguette, la déposant avec délicatesse avant d’aller replacer un coussin dans son dos.

Après avoir expliqué à Peter et Ned ce qui se passait et notamment le fait qu’elle était supposée rester alitée en permanence à cause d’une très légère complication dans sa grossesse – euphémisme qui fit lever les yeux au ciel à Dominique -, Hermione passa l’après-midi à bavarder avec tout le monde.
Lorsque Grace se lassa des adultes, elle alla chercher des crayons et des feuilles dans sa chambre et vint dessiner sur la table basse du salon, les écoutant distraitement tout en coloriant ce qui ressemblait à des licornes violettes et vertes.

Alors que la luminosité commençait à se réduire, Hermione suggéra de commander des pizzas, au plus grand plaisir de Ned et Peter qui avaient rarement le temps de manger autre chose que des ramens quand ils étaient à Boston.
La conversation durant le repas se tourna vers Dominique et surtout le choc culturel qu’était pour elle sa vie à New-York depuis quelques mois.
Après être allée coucher Grace qui s’était endormie avec des tâches de sauce tomate sur les joues, juste à côté de sa mère, Dominique évoqua son enfance, ses étés à la Chaumière aux Coquillages et sa vie dans le cottage que ses parents avaient acheté, après la Guerre, non loin de Sudbury, dans le Suffolk.
Elle leur expliqua aussi à quel point elle avait appris à aimer New-York. Lorsque son oncle Bucky n’était pas en mission et qu’il était là pour empêcher Hermione de faire des bêtises – comme vouloir prendre sa douche toute seule - , elle en profitait pour aller visiter les musées, les parcs ou seulement se balader dans les immenses boulevards de la ville.

Lorsqu’Hermione tenta de cacher un énième bâillement derrière sa main, Dominique lui lança le même sort qu’à Grace un peu plus tôt, lui nettoyant le visage et les dents comme si elle venait de les brosser et après avoir fait promettre aux garçons de revenir, Hermione se laissa ramener jusqu’à sa chambre, consciente qu’elle avait atteint le bout de ses forces.

Lorsque Dominique retourna au salon après avoir aidé sa tante à se coucher, Peter et Ned avaient débarrassé la table et s’apprêtaient à partir.

- « Je suis ravi d’avoir enfin fait ta connaissance, Domi. » lui dit Peter avec un grand sourire avant de la serrer brièvement dans ses bras. « Depuis le temps qu’Hermione me parlait de toi… »

- « C’est vrai que c’est agréable de mettre enfin un visage sur toutes les histoires de ma tante. » lui répondit la jeune femme avec un sourire avant de repousser une mèche de cheveux derrière son oreille.

Ned fut un instant transfixé par ce léger mouvement. Il ne connaissait Dominique que depuis quelques heures, mais il avait envie de tout savoir sur elle : elle avait un sens de la répartie unique, était intelligente, douce avec Grace et si déterminée et protectrice face à Hermione. Sans compter d’une beauté qui le laissait toujours muet.
Réalisant qu’il avait été silencieux un peu trop longtemps lorsque Peter toussota pour le rappeler à la réalité, Ned se lança :

- « Si ça te dit, la prochaine fois que… Que Bucky sera là, je pourrais peut-être t’emmener découvrir de nouveaux coins de la ville ? » Ned aurait juré entendre Peter l’encourager à voix basse. « Enfin, si tu veux bien. »

Un sourire timide qu’il ne lui avait jamais vu jusqu’alors se dessina sur le visage de Dominique.

- « Oui, avec plaisir. » souffla-t-elle timidement. « Je t’enverrai un hibou dès qu’oncle Bucky sera rentré… Comme ça on pourra s’organiser... »

- « Génial ! Le rendez-vous est pris alors ! » s’exclama Ned sans faire attention.

Et soudain, il prit conscience de la portée potentielle de ce qu’il venait de dire. Il hésita un instant, mais Dominique le regardait toujours avec ce sourire si doux, alors il se dit qu’il n’y aurait pas de demi-mesure. Il fallait que ses intentions soient claires.
Il déposa une bise rapide et timide sur la joue de Dominique et lui dit un dernier au revoir de la main tandis qu’il rejoignait l’ascenseur et qu’elle levait sa main pour toucher l’endroit où les lèvres de Ned s’étaient posées.

Note de fin de chapitre :

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