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De Conseil d'Administration le 26/05/2024 18:10


144e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 144e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Samedi 18 mai à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits et à vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De L'équipe des Nuits le 12/05/2024 11:00


Nouvelles des Podiums du joli mois d'avril


Bonsoir à toustes !

En ce début de printemps, c'est la nouvelle pousse des sélections nouveau format qui fait sa germination !

Vous pouvez donc voter pour le thème du prochain trimestre de lectures, ici, entre le personnage Hagrid, la catégorie Romance ou le genre Aventure/action, jusqu'au 30 avril !

Egalement jusqu'au 30 avril, vous pouvez lire ici les textes de la Sélection Enfances, puis voter ! Nous vous encourageons fortement à laisser un petit mot après votre lecture, cela motive et encourage toujours, et donne corps à notre volonté de favoriser les échanges autour des textes sélectionnés.

De jolies récompenses sont prévues grâce aux créations graphiques de lilychx ! Rendez-vous au début du joli mois de mai...


De L'Equipe des Podiums le 03/04/2024 00:05


143e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 143e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Vendredi 12 avril à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits. C'est ici pour vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
À très bientôt !

 


De L'équipe des nuits le 31/03/2024 15:51


Journées Reviews de mars !


Aux membres d'HPF,

Les prochaines Journées Reviews auront lieu du vendredi 22 au lundi 25 mars. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page jusqu'au jeudi 21 mars.

A bientôt !


De Journées Reviews le 17/03/2024 18:35


142e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 142e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Samedi 23 mars à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits. C'est ici pour vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
À très bientôt !

 


De L'équipe des nuits le 12/03/2024 11:27


Vivianus par Bloo

[3 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Les personnages appartiennent à l'autrice de Harry Potter.

Note de chapitre:

Ce texte est une participation au Trans HPF Month parce que, quoi qu'en dise une certaine autrice, les personnes trans et non-binaires existent, sont légitimes et seront toujours à leur place sur HPF, et dans tous les univers qu'elles veulent bien.

Il s'agit également d'une réponse à la table des prompts lancée pour l'occasion par les Modératrices de HPFanfiction, en l'occurrence, le prompt Wolfstar (Remus/Sirius).

Les drapeaux qui apparaissent dans le résumé sont le drapeau progressif et le drapeau non-binaire.

Très belle lecture à tou-tes ♥

À peine avait-il mis un pied dans le bar qu’il avait attiré tous les regards – parce que ses longs cheveux noirs, qui tombaient en boucles souples, parce que la cigarette, qui dégageait le côté gauche de son visage comme une ébauche, l’esquisse, d’un portrait raffiné parce que, Sirius.

Sirius était ainsi, un astre, et il faisait se tourner et retourner les têtes dans son orbite.

Il s’accouda au comptoir, avisa la boisson que sirotait son voisin, qui se trouvait être une voisine, et commanda la même. C’était la première fois qu’il franchissait seul le seuil d’un établissement Moldu, sans l’expertise de Lily, sans surtout la confiance de James, et sans même la sagesse de –

Remus.

Sirius

fronça les sourcils, et planta ses yeux sombres dans les iris azurés de sa voisine d’une soirée, dont il aurait juré, une seconde, qu’ils appartenaient à son vieil et tendre ami.

C’était le bleu qui l’avait observé, curieux, à la table des première année de Gryffondor, le bleu qui le premier, avait pétillé à l’écoute d’une de ses joutes avec un Serpentard plus âgé le bleu, qui l’avait accompagné, et approuvé, et fusillé condamné le bleu qu’il avait retrouvé, le bleu, dont Sirius s’était aperçu, un jour enfin, qu’il l’avait enveloppé, bleu amoureux.

— Pardon, maugréa-t-il.

Il n’aimait rien de moins que d’être confronté à sa lâcheté : et la seule pensée de Remus suffisait à le renvoyer, non pas seulement à une affreuse soirée de pleine lune qui avait bien failli faire de lui un meurtrier, mais à une vie entière basée sur une contre-vérité.

Car il était plus aisé de faire croire, aux camarades qui chuchotaient dans les couloirs de Poudlard, qu’il avait quitté sa maison de son plein gré, préférant à sa famille, ses idées.

Et plus aisé de boire, ses déboires, comme ce soir au bar.

— C’est qu’une seconde, je vous ai prise pour l’un de mes amis, à cause de vos yeux, vous voyez, vos yeux bleus bleus bleus, là, et j’avais bien besoin d’un ami, aujourd’hui.

L’inconnue sa voisine, elle le dévisagea ses doigts en suspens qui effleuraient un verre à moitié vide, et peut-être parce que ses yeux les yeux bleu amoureux, il continua, Sirius s’épancha :

— Marlène, c’est ma copine, enfin c’était, elle m’a quitté, et putain ça fait mal mais le pire, c’est que ça fait même pas mal pour ce que ça devrait. J’ai toujours su qu’avec elle, je jouais, je jouais un rôle, le rôle de ma vie, et ce qui fait si mal, c’est d’avoir échoué, c’est d’avoir pas réussi à la convaincre, et même pas réussi à me convaincre, moi, que je pouvais être, cet homme.

— Le genre, d’homme, qui aime les femmes.

— Le genre, d’homme, qui n’aime pas les autres hommes.

— Le genre, que ses parents n’ont pas foutu dehors, à seize ans, parce qu’ils l’ont surpris embrasser un garçon dans le square qui jouxte la maison le genre, qui n’est pas parti, qui n’a pas choisi, mais qui s’est enfui, pour sauver sa chienne de vie.

— Et le pire. Enfin, ça je l’ai déjà dit mais le pire, le vrai pire, c’est que j’aurais pu partir, et même, j’aurais dû partir. Mes parents, c’étaient des pourris. Et j’abhorrais tout ce qu’ils étaient. Mais putain ça me faisait peur, c’était vertigineux la pensée, d’être tout seul au monde entier. Et maintenant, voilà, Marlène m’a quitté, James est avec sa Lily et j’arrive même pas à lui en vouloir parce qu’elle est douloureusement formidable, et de toute façon même à lui j’ai jamais rien dit j’ai jamais rien dit à personne, vous voyez, j’ai jamais dit qui, j’étais, en vrai, au fond, là, et… et, et Remus…

Et à nouveau.

Les yeux clairs rencontrèrent deux grands yeux humides, amers, et Sirius encore se dit : elle n’a rien dit, mais elle a écouté, elle n’a rien dit mais elle est restée et si elle a le regard clair elle l’a surtout sincère elle l’a, similaire, à celui de Remus.

Et parce que.

Parce qu’il avait compris, l’année passée son méfait quand Remus refusait de lui parler, parce qu’il avait compris qu’il se languissait comme on ne se languit pas seulement d’un ami, parce qu’il avait alors abordé Marlène et sabordé le possible, parce que ça n’avait pas marché, parce qu’il n’avait pas oublié parce qu’il s’était langui langui langui parce que, cette nuit, la voisine avait ses yeux à lui : Sirius se pencha pour l’embrasser.

Ses lèvres avaient l’odeur de la pluie, il crut d’abord que c’était ses larmes à lui mais puisqu’elle gardait sa bouche fermée, presque pincée, il rompit le baiser qu’il lui avait imposé.

— Sirius…

— Je suis vraiment, vraiment désolé. Je vous présente mes excuses. Je n’aurais pas dû et, et je m’en vais.

— Sirius !

Il enfila sa veste en cuir, chinée pour lui par Lily, jeta au comptoir un billet qui couvrait largement sa boisson et celle de la tablée, et il se serait enfui, ainsi, si les doigts de la femme ne s’étaient soudain glissés entre les siens et que sa supplique, qu’il avait cru reproche, lui parvint enfin :

— Je n’ai pas dit mon prénom, souffla-t-il.

Elle avait encore une larme au coin de l’œil, qu’elle cueillit de sa main libre celle qui ne retenait pas Sirius à ses côtés, et à son tour elle murmura :

— C’est moi, qui suis désolée.

La voix était rauque, grave, masculine et à la fois, étrangement aiguë, comme si ça n’était pas naturel, comme si elle avait craint, peut-être, qu’il ne reconnaisse son timbre, le vrai.

— Qui es-tu ? s’enquit Sirius.

— Vivian. Ici, je suis Vivian.

— Et dehors ?

Alors la main l’entraîna, elle l’entraîna à sa suite dans la rue éclairée aux réverbères, et la nuit était claire la lune à demi-pleine, Vivian entraîna Sirius et sortit d’une poche sa baguette.

Sirius savait bien qu’il aurait dû se méfier, et dégainer la sienne à son tour, et la sommer de s’arrêter, de s’expliquer sous peine de quoi, il n’effectuerait pas un pas de plus. Mais il savait, il sentait, qu’il ne courait pas de plus grand danger qu’il n’en avait déjà pris ce soir-là, pas de plus grand danger que celui de se dévoiler.

Et lorsque Vivian se stoppa brusquement, à l’angle d’une ruelle sombre qu’illuminait seule la devanture d’une droguerie, elle tendit sa baguette non pas sur Sirius, mais sur son propre visage et :

Et ses cheveux raccourcirent, s’éclaircirent, ses pommettes s’étirent tandis que sa mâchoire se contractait, des cicatrices roses, presque blanches, se dessinèrent sur la peau pâle et les cernes, les cernes s’étirèrent sous les yeux de Remus.

— C’est vrai que tes parents t’ont chassé pour un baiser ?

— C’est vraiment ce dont tu veux parler maintenant ?

— Sirius…

— Remus.

Puis les épaules se détendirent et :

— Ou Vivian ?

— Moi non plus, je ne l’ai jamais dit à personne.

— Tu n’as jamais dit quoi ?

— Que ce corps, que ce genre, que tout ça, ça ne m’allait pas. Que je me sentais comme une bête de foire, comme un monstre tu vois, bien avant, tu sais, la morsure. Parce que j’étais un garçon, et qu’apparemment, cela devait codifier ma façon de me comporter, ma façon d’échanger, même ma façon d’aimer.

— Et tu voudrais être une femme ?

— Non, non. Je voudrais, être moi. Qui ne s’est jamais ni senti comme un homme, ni langui d’être une femme. Parce que dans le fond, c’est quoi, que tu vois, toi, en me regardant ? Et quand tu regardes James, Marlène, Lily ? Tu vois des hommes, des femmes, ou tu vois, tu vois des personnes, qui aiment danser, qui aiment voler, qui ne portent que des vêtements colorés et craignent l’orage et préfèrent le vert et noircissent tous leurs parchemins de dessins et sont sensibles et courageuses et loyales et commères et vaniteuses et, et qui mangent pour deux ou quatre ou comme un moineau, des personnes, des gens, des gens qui s’aiment qui s’enlacent qui se cassent, des gens qui crient, et qui rient, et qui vivent ? Parce que moi, je ne vois rien d’autre que ça. Je n’ai jamais rien vu d’autre que ça, des personnes que j’aime, et d’autres que je n’aime pas, et je n’ai jamais voulu être autre chose que ça.

— Que quoi, finalement ?

— Que ça, tu vois : vivant.

Vivianus.

Le regard de Vivian pétilla, et ses doigts, à Sirius, ses doigts serrèrent les siens, sa main, ses doigts l’ancrèrent un peu plus fort à la nuit-qui-luit et à la langue-qui-délie et aux confidences-enfin, de deux amis de toujours.

— Comment est-ce que tu sais ? interrogea Vivian.

— Tu veux dire quoi : le latin ? Ou, ton obsession, absolument pas originale au demeurant vu ce prénom Remus, pour l’Empire romain ? Et comment est-ce que je sais que Viviane est ton personnage favori des légendes arthuriennes, ce qui encore, soit dit en passant, est un bien drôle de choix considérant l’existence de Morgane ? Tu veux savoir comment je sais que tu adores toi aussi cette actrice américaine qu’adule Lily, cette Vivien Leigh ? C’est ça, que tu veux savoir ?

Et ils fermèrent les yeux, de concert, repensèrent, à toutes ces fois où :

le bras de Sirius s’était négligemment enroulé autour de ses épaules et où

il avait lissé ses cheveux dans un geste tendre qu’il ne réservait pas même à James, où

il avait croqué un bout du chocolat qu’il tenait dans sa bouche

il lui avait emprunté un affreux pull-over qu’il ne lui avait jamais rendu, prétextant l’avoir perdu

– ils savaient tous les deux que –

ils s’étaient embrassés, parce que la bouteille de Whisky Pur-Feu les avait désignés, ou ?

— Dis-moi, le pressa Vivian.

— Je sais tout ça, parce que je t’écoute, je te vois. Et, il y a un instant, je t’ai entendu dire que tu n’as jamais rien vu que des gens que tu aimes, et d’autres que tu n’aimes pas. Alors, est-ce que ça veut dire, ce que je crois ?

— Je te défie de le découvrir.

— Tout à l’heure, tu m’as repoussé.

— Je devais te repousser, parce que tu ne savais pas qui j’étais et comment est-ce que tu aurais pu consentir à ce baiser sans même savoir avec qui tu l’échangeais ?

— Mais tu vois, tu te trompes : je savais qui tu étais.

Sirius désentrelaça leurs mains, seulement pour poser ses dix doigts sur le visage émacié, le visage, dont il aurait pu tracer les contours de chaque cicatrice dans le noir absolu. Et il le fit, il fit glisser une main à la mâchoire, où la peau était un peu plus rose, avec une lenteur infinie, il dessina la striure qui jaillissait des deux côtés de l’œil droit, et encore, il caressa les joues, glissa enfin un doigt sur les lèvres fines, et pâles, et entrouvertes, recueillit un soupir entre ses paumes, pressa ses genoux contre les cuisses, qui frémirent, et fit se frôler leurs deux nez, et dans les yeux gris les yeux bleus bleus bleus les yeux amoureux, luire, un désir fou.

— Je savais qui tu étais, parce que pour la première fois, ce désir que j’avais, il était vrai.

Et le désir assouvi deux amis, qui riaient qui fumaient qui se lançaient dans des joutes verbales que l’un ou l’autre emportait enfin d’un baiser, deux amis, dans le lit qui finit par épouser leurs formes, deux amis se (re)découvraient et c’était la guerre, c’était le deuil, c’était la peur, c’était les traumatismes les cicatrices c’était les traces invisibles et indélébiles c’était, c’était les secrets, mais les secrets à deux sentaient mieux : parce que ça y était ils étaient, et ils étaient vivants.

Note de fin de chapitre :

Merci d'avoir lu ♥♥♥

Vivian est un prénom mixte provenant du latin Vivianus qui signifie vivant.

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