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News

145e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 145e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Vendredi 14 juin à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
À très bientôt !


 


De L'équipe des nuits le 12/06/2024 12:33


Maintenance des serveurs


Attention, deux interventions techniques prévues par notre hébergeur peuvent impacter votre utilisation de nos sites les 28 mai et 4 juin, de 20h à minuit ! Pas d'inquiétudes à avoir si vous remarquez des coupures ponctuelles sur ces plages horaires, promis ce ne sont pas de vilains gremlins qui grignotent nos câbles ;)

De Conseil d'Administration le 26/05/2024 18:10


144e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 144e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Samedi 18 mai à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits et à vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De L'équipe des Nuits le 12/05/2024 11:00


Nouvelles des Podiums du joli mois d'avril


Bonsoir à toustes !

En ce début de printemps, c'est la nouvelle pousse des sélections nouveau format qui fait sa germination !

Vous pouvez donc voter pour le thème du prochain trimestre de lectures, ici, entre le personnage Hagrid, la catégorie Romance ou le genre Aventure/action, jusqu'au 30 avril !

Egalement jusqu'au 30 avril, vous pouvez lire ici les textes de la Sélection Enfances, puis voter ! Nous vous encourageons fortement à laisser un petit mot après votre lecture, cela motive et encourage toujours, et donne corps à notre volonté de favoriser les échanges autour des textes sélectionnés.

De jolies récompenses sont prévues grâce aux créations graphiques de lilychx ! Rendez-vous au début du joli mois de mai...


De L'Equipe des Podiums le 03/04/2024 00:05


143e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 143e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Vendredi 12 avril à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits. C'est ici pour vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
À très bientôt !

 


De L'équipe des nuits le 31/03/2024 15:51


Journées Reviews de mars !


Aux membres d'HPF,

Les prochaines Journées Reviews auront lieu du vendredi 22 au lundi 25 mars. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page jusqu'au jeudi 21 mars.

A bientôt !


De Journées Reviews le 17/03/2024 18:35


Un sourire sur tes lèvres par Omicronn

[3 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Cette histoire, c'est un petit bout de rien, fanfiction d'une fanfiction. La fanfiction Kiss away the pain, de DobbyRocksSocks, autrefois disponible sur fanfiction.net mais supprimée par son autrice depuis. Un froid dimanche de janvier (c'est faux, je ne me rappelle plus de la météo), alors que Tiiki et moi cherchions à nous occuper, nous nous sommes chauffées sur une traduction à quatre mains. Notre choix s'est rapidement porté sur un Sily (parce qu'il n'y a pas assez de Sily français et parce que Tiiki en connait mon amour) et nous nous sommes lancées dans la traduction de cet OS, écrit du point de vue de Lily.
Un sourire sur tes lèvres, c'est ce texte, enfin ma réinterprétation, du point de vue de Sirius. C'est aussi un cadeau, plutôt un remerciement, pour cet après-midi passé à me changer les idées, et plus généralement pour être cette amie formidable qui m'accompagne depuis deux ans, qui est so supportive au quotidien mais aussi et surtout dans l'écriture. Merci d'être ce genre d'amie. ❤

Note de chapitre:

Avertissement : idées noires

On dit souvent que la nuit est calme, que le silence fait frissonner les âmes et que le battement d’une chauve-souris claque dans l’immobilité du crépuscule. Sirius aimerait vraiment que ce soit vrai. S’échapper en douce de la Salle Commune n’a pas suffit, le brouhaha le poursuit où qu’il aille. Ici, perché au sommet de la Tour d’Astronomie, assis sur les remparts, sa tête est pleine de bruit. Des bruits. Du bruit. Ceux de ses camarades de dortoir, qu’il aime tant mais qui ne connaissent pas le silence. Celui de sa baguette fendant l’air vicié du salon à chaque sort que sa désobéissance lui coûte. Les conversations tournent en boucle, ses sommations forment une litanie dont il n’arrive pas à se défaire. Ici dans le froid qui mord ses bras mais qu’il ne sent même pas, les voix prennent toute leur puissance, se mêlent aux claquements du vent dans les branches et se repassent en boucle les vociférations.

Tout perdu qu’il soit dans sa tête, ses yeux ne manquent pas la lueur qui s’approche et son corps se tend imperceptiblement. Le visage qu’il distingue derrière la lumière provoque en lui un mélange indistinct d’émotions. Son corps ne sait plus à laquelle se fier et tout voudrait sortir en même temps, la rage, la peur, le soulagement, l’amertume. Un rire sans joie lui échappe et surprend sa camarade.

“Fais ce que tu veux Evans, décrète-t-il avant qu’elle n’ait le temps d’ouvrir la bouche. Colle-moi une retenue ou retire-moi des points, cette soirée ne peut pas empirer.”

L’air inquiet sur le visage de la préfète s’accentue encore un peu et Sirius n’est pas prêt à rajouter sa voix inquiète par-dessus le vacarme du reste. Trop de voix et de gens qui s’inquiètent. Il aimerait juste avoir la paix. Juste, la paix.

Lily a visiblement continué à parler et le pousse maintenant gentiment du coude pour s’installer à ses côtés. Sa voix, sa voix à lui, s’emballe dans sa tête et son cerveau carbure pour ne pas dire ou faire quelque chose de stupide, comme la serrer dans ses bras ou sauter de la plus haute tour du chateau. Assise à ses côtés, Lily semble déterminée à mener cette conversation.

“Qu’est-ce qui ne va pas ?”

Et voyant qu’il ne répond pas, elle ajoute d’une voix douce :

“Sirius…?”

Et cette douceur, et Lily à ses côtés, et cette journée qui s’est si mal passée, et son prénom, son prénom prononcé avec tant de précaution par Lily, Lily assise à ses côtés, sur les remparts de la plus haute tour du château alors que Sirius a seulement envie de se laisser tomber pour que le vent sifflant à ses oreilles remplace la voix hurlant dans ses tympans.
C’est définitivement trop.

Un sanglot meurt dans sa gorge et il sait, il sait qu’elle l’entend, elle est si proche de lui, mais il détourne quand même le visage parce que personne ne doit voir. Il pleure en silence et les sentiments se mêlent, s'emmêlent, la honte, la peur, le soulagement, l’amertume. Ses épaules suivent le mouvement de ses pleurs et il sent son regard braqué sur sa nuque. Il se sent nul, de pleurer ainsi devant elle, puis pourquoi ne part elle pas, déjà ? Et la situation lui paraît de plus en plus bizarre, parce qu’ils ne sont pas, enfin pas vraiment vous voyez, des amis ou quelque chose comme ça, et ne devrait-elle pas partir, finir sa ronde, et partager dans son dortoir qu’elle a vu Sirius Black pleurer comme un gamin. Sirius s’en veut maintenant. Lily n’est pas comme ça, et pour faire amende honorable, il récompense sa patience et répond à sa question. Non, c’est faux, il répond parce qu’il en a besoin.

“J'ai reçu une lettre de mes parents ce matin.” Il ne précise pas que c’était une beuglante, que les mots, gravés à la plume dans le fin papier, ont lacéré ses tympans quand la voix castratrice de sa mère a retenti dans le cocon de leur dortoir. Sa voix a souillé la quiétude de ce lieu, loin de tout ce que représente sa famille, deux mondes qu’il a mis tant d’efforts à séparer.

“Apparemment, ils ont décidé que j'avais beaucoup à me faire pardonner pour mon comportement de ces dernières années, et ils savent exactement comment. Cela pardonnerait tout. Le fait que je sois un mauvais fils, le raté, un minable Gryffondor. Ils ont trouvé le moyen de régler tout ça, un moyen de rectifier la situation…"

Ses muscles se tendent et sa gorge s’assèche. Il veut sortir les mots. Il doit les sortir mais les dire à voix haute les rendra trop vrais. A cet instant, Lily est comme un livre ouvert. Elle sait ce qu’ils demandent. Exigent. Lily lui donne le courage d’expulser les mots.

"Ils veulent que je prenne la Marque lorsque je retournerai chez nous cet été."

La rage, la peur, le soulagement, l’amertume. Tout se mêle à nouveau et sa respiration devient pénible. Lily glisse sa main dans la sienne et le bourdonnement dans ses oreilles devient assourdissant. Ce simple contact le sauve du précipice dans lequel il s’efforce de ne pas sombrer à chaque instant. Il enfouit son visage dans son cou et les bras de Lily l’entourent dans la seconde, geste réflexe et protecteur car elle sait.

Parce qu’il ne veut pas l’entraîner avec lui, il finit par se détacher d’elle et rencontre son regard inquiet.

“Comment espèrent-ils que tu puisses la dissimuler l’an prochain ?, demande-t-elle.”

Je ne suis pas censé revenir l’an prochain. Mais les mots sont trop durs à dire et Sirius ne parvient pas à les envisager. Au-delà de ça même. Il refuse de les envisager. La peur laisse place à la rage et les cris reviennent à ses oreilles. Les sortilèges s’inscrivent à nouveau dans sa peau mais cette fois il ne plie pas. Cette fois, la main de Lily toujours dans la sienne, Sirius s’accroche. Sa voix, celle de Lily, calme le bruit. Les bruits. Ceux des pleurs, ceux des coups, ceux des cris. Ceux des heures passées à se dire qu’il est trop, mais surtout pas assez, à se répéter, comme une litanie, qu’un jour il sera pardonné.
Mais il n’a rien à se faire pardonner.

“Je ne la prendrai pas.” affirme-t-il avec aplomb. “Plutôt mourir que porter Sa marque”.

C’est le sort que lui réserve Mère après tout, avec ou contre nous. Il a choisi son camp.

Les lèvres de Lily se posent sur les siennes et Sirius ne l’a pas vue venir. Son cerveau, qui cavale depuis des heures, se met brusquement en pause et son corps prend le relais. Il savoure cet instant, les lèvres de Lily et se perd dans leur baiser.

Tout s’arrête trop vite mais Sirius sent encore le goût de ses lèvres sur les siennes, les caresses de sa langue sur la sienne. Elle lui offre un sourire rayonnant, de ceux qui font briller ses magnifiques yeux verts. Puis elle se lève avec souplesse pour quitter le rempart et devant son air plus que confus, elle ajoute :

“Je dois finir ma ronde, maintenant que tu vas mieux.”

Tendrement, Sirius sourit et des millions de questions explosent sous son crâne. Des questions simples, qui font taire les coups, les cris, le bruit.

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