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News

Concours hommage à Barbara - Ma plus belle histoire


De plus loin, que nous revienne
L’ombre de nos amours anciennes,
Du plus loin, de la première écoute…


Durant l'été 2022 (juin à août), nous, Juliette54 et Amnesie, vous proposons de déclarer votre amour à Barbara.
En un concours en trois manches, nous vous proposons de (re)découvrir ses chansons et son univers. Le premier chapitre (de 500 à 5000 mots) doit être écrit et mis en ligne d'ici le dimanche 10 juillet à 23h et doit s'inspirer d'une chanson de Barbara de ton choix et du thème Ma plus belle histoire...

Pour t'inscrire, nous donner le lien vers ton chapitre et pour plus d'info, nous t'invitons à consulter ce post sur le forum HPF !

Notre plus belle histoire d'amour, c'est toi, Barbara...


De le 03/07/2022 11:03


125éme édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 125e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 22 juillet à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Délaissez le temps d'une soirée la plage et les cocotiers,
votre clavier vous appelle, vous avez plein d'histoires à raconter !

Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De Équipe des Nuits le 03/07/2022 00:26


125éme édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 125e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 22 juillet à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
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Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De Équipe des Nuits le 28/06/2022 07:52


Concours officiel HPFanfic


Les 25 ans de Harry Potter

 

L'équipe de modération HPFanfic vous propose un concours d'écriture afin de célébrer dignement les 25 ans de Harry Potter.

Vous avez jusqu'au 25 août 2022 pour publier votre texte ! Les votes seront lancés dans la foulée.

Laissez-vous tenter par l'aventure en suivant ce lien ! Vous y trouverez les différentes modalités de ce concours.

A bientôt !


De L'équipe de modération d'HPFanfic le 25/06/2022 17:25


Assemblée Générale Ordinaire 2022


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 24 juin 2022, à 22h.

Venez lire et discuter, et voter pour les candidats au conseil d'administration.

Bonne AG !
De Le CA le 17/06/2022 23:08


124ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 124e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 24 juin à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 08/06/2022 18:45


Ma victoire par Morgane

[196 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

sur l'ancienne version du site, j'avais mis un avertissement pour cette fic... et comme mon chapitre a disparu dans les limbes du net... je ne le retrouve plus. Mais à peu de choses près, j'y disais que certaines scènes de cette fic sont susceptibles de heurter les plus sensibles par leur dureté phsychologique. Cependant, ce que Ginny craint ne viendra pas.. ceux qui liront ce premier chapitre comprendront ;)
je mets quand même un rating -12, pour rpévenir plus clairement... même si à mon avis cela ne mérite su'à moitié, mais mieux vaut prévenir que guérir, c'est le cas de le dire ( et ça rime !)

J’avais à peine 25 ans, et ma vie a cessé.
Disparue.
Oubliée.

Emportée par la folie des hommes. La folie d’un homme. Je suis morte dans cette salle sombre. Maudite. Morte avec tous les autres.
Je ne parviens pas à imaginer comment le monde peut continuer à vivre après avoir accueilli en son sein tant de haine et de violence. Je ne comprends pas qu’il puisse exister des gens qui ignorent la couleur de ces sorts, la force de ces mots et l’horreur de ces affrontements.
Je n’accepte pas d’être la seule à devoir supporter ces images incessantes.
Je vois tout en vert. Des éclats de lumière verte, des robes vertes, des murs verts… et des yeux. Des yeux verts et tristes. Vaincus.

Jamais je ne reverrai ces yeux verts. Harry est mort. Mais pas autant que moi. Lui continue à vire dans la mémoire des gens et parfois même dans leur cœur. En secret souvent, avec haine parfois, mais il reste présent dans l’esprit des vivants.
Juste à côté d’Albus Dumbledore. Une légende vivante. Mais un corps bel et bien mort. Tout comme l’espoir de voir un jour notre monde se défaire de son emprise à Lui. Sa férocité. Sa détermination. Sa puissance.

Rien n’est plus puissant que la mort. Personne ne peut la braver. Lui parvient à lui voler chaque jour ce qu’il aurait dû lui donner il y a des années. En échange il lui offre des vies sacrifiées. Des âmes torturées.
La mienne sera un met de choix mais il ne la cédera pas. La mort ne me prendra pas et pourtant, je l’appelle de toute mon âme.
Albus avait raison. Il y a pire que la mort. L’attente de la mort elle-même.

___________________________________

- Ginny ? GINNY !? où est Harry ?
- je ne sais pas ! il est parti vers le gouffre et....
Les deux jeunes femmes ne purent poursuivrent cet échange. Plongeant à terre pour éviter les hallebardes qui volaient vers elles, elles durent concentrer toutes leurs forces pour se protéger d’une salve de sorts destructeurs.
Hermione profita d’un bref répit pour se ruer vers le précipice.
Plusieurs mètres plus bas, des combats faisaient rage. Hermione ne distinguait plus ses amis de ses ennemis. Tous employaient à présent les mêmes armes. Fini le temps des nobles considérations. Il fallait tuer ou mourir.

La sorcière avisa un sentier abrupt qui lui permettrait de rejoindre rapidement ce lieu qui aurait pu sembler paradisiaque aux yeux d’un innocent. Des dizaines de couleurs miroitaient en tout sens, fusant ça et là en se répercutant parfois contre la roche.
Le spectacle aurait pu sembler joli, s’il n’y avait eu ces cris. Des hurlements de rage ou de douleur, d’impuissance ou de férocité.
Des paroles de déments. Des mots de meurtriers.

Hermione glissait sur cette allée sinueuse, trébuchant parfois sur un rocher qui se détachait de son domaine pour rouler et s’écraser à grand fracas entre les combattants, bien plus bas.
Bientôt, Hermione sentit plus qu’elle n’entendit les pas de Ginny derrière elle.
Les deux jeunes femmes se souciaient peu de leurs chevilles douloureuses ; sans prendre garde au sol accidenté sur lequel elles évoluaient, elles cherchaient des yeux, en dessous d’elle, la silhouette du Survivant.
La voix de Dumbledore parvenait parfois à leurs oreilles, véritable fontaine d’espoir : tant qu’il demeurait au sein de la bataille, ils n’étaient pas vaincus. Mais Albus avait donné des consignes strictes et précises : si Harry tombait, tous devaient fuir. Nul autre ne pourrait vaincre Lord Voldemort.

Chacun des membres de l’Ordre du phénix connaissait le lieu précis où transplaner en cas de défaite et tous mettaient un point d’honneur à l’oublier. Comme si chasser ce dernier salut de leur esprit pouvait conjurer le sort. Les obliger à vaincre.
L’heure était venue d’accomplir la prophétie. Depuis sa sortie de Poudlard, Harry avait suivi un apprentissage plus qu’exceptionnel. Les membres de l’AD étaient venus grossir les rangs de l’Ordre du phénix et on ne pouvait que se réjouir de cette aide qui apportait force et jeunesse au groupe.
Harry venait d’avoir 26 ans. On s’était promis de regoûter aux douceurs de Mrs Weasley onze jours plus tard, pour l’anniversaire de sa cadette.

26 ans. 25 ans. Un bel âge, mais pas pour mourir.

Hermione sauta les quelques mètres qui lui restaient et roula au sol. La sorcière s’était redressée avant même que les mangemort n’achèvent leurs incantations. En un mouvement et deux mots, elle avait distribuée la mort.
Ginny l’avait imitée avec presque autant d’habileté. La mort les accompagnait... Généreuse en cette après midi d’août, elle n’était pas avare de ses services.
Brune ou rousse, sang de bourbe ou sang pur, la vie cédait sous leur voix qui auraient dû disperser des mots tendres et des chants joyeux. Au lieu de cela, elles devaient salir leurs âmes et déshonorer leurs familles.
Tuer, ou mourir.

Dos à dos, les deux jeunes femmes offraient un contraste saisissant de couleurs et de sang. Mais la même détermination, la même certitude de devoir résister les animait.
Les serviteurs de Voldemort les entouraient, jaugeant ces deux sorcières si différentes et pourtant si semblables.
Un beau plaidoyer pour la réhabilitation des impurs. Hermione, malgré tout ce qu’ils pouvaient dire et penser, les obligeait aujourd’hui à rester sur leur garde.
On ne se méfie pas assez de ce que l’on croit faible ou inférieur. Miss Granger, sure et adroite, s’autorisait quelques démonstrations…

Malheureusement, nul ne pourrait témoigner de son adresse et admettre la puissance de ses sorts malgré la faiblesse de ses origines. Nul ne survivait à ses incantations.
Les deux amies semblaient être habitées par la férocité d’un démon à deux têtes. Seul leur respiration rapide prouvait leur fatigue et leur peur.
Hermione chercha à nouveau autour d’elle, distinguant la tignasse rousse de Ron parmi les nuages de poussières et les mèches flamboyantes de Tonks à ses côtés, tandis que Ginny envoyait un troisième sorcier rejoindre le passeur.

Le cœur d’Hermione manqua un battement
- il est là … murmura-t-elle. Là !
Ginny se força à ne pas détourner son regard de celui, vide et froid, du mangemort qui lui faisait face.
Exténuée, elle ne trouvait plus la force de lever sa baguette et lorsque le sorcier prononça l’incantation
- A TERRE Hermione !
Son amie avait plongé en avant, évitant une fois de plus le sort fatal tandis que Ginny roulait plus loin avant de heurter les rochers.
Les deux jeunes femmes eurent soudain la sensation que la bataille prenait fin. Autour d’elles, le temps s’arrêtait. Même la lumière des sorts sembla s’immobiliser dans les airs
Ginny tourna la tête vers Hermione, qui venait une fois de plus de donner la mort.

Elle se releva péniblement et avança vers elle. Suivant le regard d’Hermione, elle sentit son sang se glacer.
IL était là.
Les sorcières cherchèrent leur mentor du regard mais une onde voilait l’atmosphère. Le son devint sourd, comme si le terrain de ces affrontements s’était soudain retrouvé sous l’eau.
Une vague de magie sembla naître autour des deux sorciers qui se faisaient à présent face et que Ginny devinait au loin et bientôt, le choc qui en émana submergea tout et tous autour d’eux.
Harry et Voldemort s’affrontaient, laissant amis et ennemis muets et immobiles alentour. Dès que cette aura de magie atteignit les deux sorcières, elles surent qu’elles devaient fuir.

Cette force avait la couleur de la nuit, la froideur de la glace et l’odeur de la folie. Rien de tout ça ne pouvait provenir de Harry.
Ginny sentit quelqu’un tirer sur son bras.
- viens ! partons, vite !
Elle suivit Hermione en abritant bien inutilement et naïvement sa tête de ses bras. Comme si quelques centimètres de tissu avaient jamais pu contrer un sort…
Ginny distinguait les larmes sur le visage d’Hermione mais aussi la panique qui l’envahissait.
Courant à perdre haleine, les deux jeunes femmes s’engouffrèrent dans un grotte au fond de laquelle s’élevait un ancien temple.

Les sorts fusaient dans leur dos mais elles ne songeaient plus à les rendre, à présent. Dans un réflexe, elles se prirent la main pour parcourir les derniers mètres qui les séparaient d’un abri temporaire.
A l’intérieur de ce temple en ruine, les membres de l’Ordre s’étaient regroupés en masse et Kingsley organisait le plan de retraite.
L’air surchargé de magie empêchait tout transplanage et les portoloin étaient dès lors leur seule échappatoire.
Hermione Agrippa Ron dès qu’il entra à son tour dans le temple, le serrant contre elle tandis qu’il vociférait tel un dément, les yeux hagards et noyer de larmes de rage.

Bill et Tonks obstruèrent rapidement l’entrée sous un éboulis de rochers et se tournèrent vers le centre de la pièce.
- dès que vous êtes parvenus à bon port, vous nous attendez. Ordonnait Kingsley d’une voix presque inaudible tant elle était devenue sourde de terreur et de tristesse confondues.
- c’est impossible. Impossible. Plasmodiait Tonks. Pas lui. Pas EUX !
Ginny serrait ses poings contre ses tempes, appuyée à la paroi froide et grise de cette pièce qui lui semblait être une chambre mortuaire.
Soudain, derrière elle, le mur protecteur vola en éclat. Les mangemort faisaient irruption, déjà accompagné par ces couleurs vertes, horribles, mortelles.

Kingsley embrassa la pièce du regard. Tonks, les frères Cirvey et Susan Bones se trouvaient près de lui autour du portoloin.
- fuyeeeeeeeeeeezzz !! hurlèrent Fred et Georges de concert
Kingsley fit rapidement le compte : il abandonnait derrière lui cinq Weasley, Hermione et Neville.
- vous n’aurez pas le temps ! partez ! ordonna à son tour Bill en serrant sa sœur contre lui dans un mouvement convulsif.
Le regard et le sourire de Kingsley devraient à jamais rester dans la mémoire du jeune homme. Tant de tristesse, de culpabilité, et de pardon en cette fraction de seconde qui précéda leur évasion le marquèrent plus fortement que nulle autre parole.

Le calme qui s’ensuivit parut irréel. Après quelques secondes de ce silence inquiétant, tous semblèrent considérer que leur seule chance de salut était la dispersion, mais leur seule issue était occupée par un groupe serré de sorciers haineux.
Ginny et ses amis parvinrent à éviter quelques sorts et à en envoyer d’autres mais bientôt, un expelliarmus retentissant les privait de leur dernier rempart contre cette folie meurtrière.
Les mangemorts s’écartèrent en riant à gorge déployée, laissant un large passage à leur maître.

- votre chance insolente a pris fin ! vociféra Lucius Malefoy peu avant l’arrivée de celui-ci. Potter est mort, cette fois, et même Dumbledore n’a pu mourir pour lui ! maître et élève sont très justement réunis ! et vous les rejoindrez sous peu !!!
Ginny tournait la tête contre la roche dure comme pour limiter le poids de ces paroles qui tombaient sur eux comme autant de coups de fouet. Elles sentaient couler sur sa joue des larmes incontrôlables.
Autour d’elle, ses amis et ses frères attendaient la mort, prostrés. Leurs baguettes avaient volées à travers la pièce pour atterrir dans la main du Seigneur des Ténèbres qui se tenait à présent au centre du cercle que formaient ces morts en suspend.

- Voici donc, murmura Voldemort, les fiers guerriers de l’Ordre du Phénix.
Son rire froid envahit ensuite l’espace, glaçant un peu plus l’atmosphère.
- Dumbledore n’avait donc rien de mieux à m’opposer que ces créatures à peine sorties de l’adolescence ? reprit-il en les jaugeant tour à tour.
Bill hurla de rage en se jetant sur lui mais, d’un geste, Voldemort le projeta le long de la paroi où il s’écroula en gémissant de douleur.
- bien… si vous le permettez mes amis, fit-il en se tournant vers ses fidèles, je vais moi-même procéder à l’exécution de ces quelques parasites.
Des rires gras accueillirent cette annonce et Ginny distingua les regards avides de ces monstres en manque de spectacle. Aucun ne jugea bon de donner son « accord » au maître dont le moindre désir constituait un ordre pur et simple.

- commençons donc, reprit Voldemort avec un sourire froid en se tournant vers Hermione, par débarrasser le monde de « ça ».
Les rires redoublèrent et Ginny trouva enfin la force de relever la tête. Assise à quelques pas d’elle, Hermione fixait son bourreau sans ciller, le regard plein de défi.
La jeune Weasley suivit ce regard et observa le Lord Noir : comme l’avait dit Dumbledore, il avait retrouvé un aspect parfaitement humain.

Une enveloppe humaine pour une âme démoniaque, des yeux sombres qui donnaient l’impression de pouvoir tuer leur cible au moindre désir, des cheveux aussi noir que la nuit et un sourire glacé, calculateur.
Ginny sentit la nausée l’envahir à revoir ce visage dont elle se souvenait que trop bien. Le Tom Riddle qu’elle avait eu la triste occasion de rencontrer des années auparavant avait tout gardé de son charme venimeux et de son charisme paralysant.

Ginny observa comme dans un cauchemar le sorcier lever sa baguette au ralenti tandis que Malefoy souriait de plus belle, les yeux étincelants de plaisir malsain. Soudain, elle eut un regain de force et bondit vers son amie pour la projeter plus loin.
Hermione heurta brusquement le sol tandis que le sort qui lui était destiné frôlait les cheveux de Ginny pour percuter le mur qui s’effondra en partie sur elle
Recroquevillée à terre, celle-ci resta immobile sous les décombres, tentant de retrouver son souffle sans avaler la poussière et les gravats.
Voldemort gronda de mécontentement et d’un geste ample du bras fit voler au loin les monceaux de pierres.
Un nouveau mouvement sec de la main cloua Ginny contre la paroi ; assise, le souffle coupé et le corps douloureux, la jeune femme ferma les yeux en attendant la mort.

Un bruit de lutte lui fit à nouveau porter le regard sur la pièce : Ron tentait désespérément de se libérer de l’emprise d’un mangemort et Voldemort la fixait.
Il baissa soudain sa baguette, provoquant une certaine perplexité, et fit un pas vers la sorcière.
- on se connaît ?
Ginny croisa son regard et fit un signe négatif en hochant la tête, le cœur battant à tout rompre.
Elle sentit que tout en elle appelait la mort lorsque le sorcier sourit en l’observant, de cet air de prédateur qui paralysait toutes ses proies.
- oh si… on se connaît. Murmura-t-il avant d’ajouter : Lucius ?

- oui, Monseigneur ? s’empressa Malefoy en avançant.
- cette fille, demanda Voldemort en montrant Ginny du doigt, n’est-elle pas celle qui a eu en sa possession mon précieux journal ?
Malefoy marqua une pause et fixa Ginny. En lui semblait se disputer des sentiments opposés mais il finit par approuver les doutes de son maître.
- je vois… fit Voldemort en faisant à nouveau face à Ginny.
D’un mouvement de baguette, il la força à se relever et enserra son cou de sa main libre. Emprisonnant son visage entre ses doigts, il l’obligea à lui faire face et Ginny eut l’impression que ses os allaient céder sous cette poigne de fer.
Refoulant un cri de douleur, elle ferma les yeux pour ne pas offrir à ses ennemis la joie d’y lire toute sa détresse.

Voldemort approcha son visage du sien et Ginny pensa un bref instant à se débattre avant de se sentir à nouveau submergée par le désespoir.
- ouvre les yeux. Ordonna Voldemort en un murmure.
Ginny obtempéra, et la seconde suivante, elle sentit deux lames s’enfoncer dans ses prunelles. Le regard du sorcier, planté dans le sien, sondait son esprit en provoquant une douleur telle que Ginny pensait que son cerveau subissait la même pression que sa gorge.
Elle comprit alors toutes les douleurs que Harry pouvait ressentir lors de ses séances d’occlumencie.
Au bout de secondes qui lui semblèrent interminables, Voldemort la lâcha et cessa cette torture. Ce qu’il avait puisé au fond de son esprit semblait le réjouir au plus haut point.

- Ginny Weasley… siffla-t-il à son intention. J’ai entendu dire que tu avais fait preuve d’une insolence rare à mon égard et d’un comportement capricieux fort désagréable…
La sorcière ne pipa mot, les jambes flageolantes.
- tu as refusé d’ouvrir la chambre pour moi et d’obéir à mes ordres, alors qu’ils étaient pourtant clairs et gentiment formulés.
En d’autres circonstances, Ginny se serait étouffée de rire…
- j’ai un marché à te proposer. Fit-il soudain.
Tous se figèrent à ces paroles et Malefoy ébaucha une grimace avant de se maîtriser rapidement.
Voldemort jaugeait Ginny en jouant avec sa baguette du bout des doigts sans se soucier des frères Weasley qui se démenaient comme de beaux diables pour porter secours à leur sœur.
Le sorcier toucha la jeune femme au front du bout de sa baguette, provoquant chez Ginny un sursaut puis l’immobilité la plus complète.
Chacun observait la scène sans plus bouger.

- je vais t’emmener, et tu seras à moi.
Ginny mit plusieurs secondes à comprendre que ce rire froid qui s’élevait dans la pièce était le sien.
- plutôt mourir sous la torture, articula-t-elle finalement.
Les mangemort se figèrent encore davantage, dans une parfaite imitation des Gargouilles.
- fort bien. Fit Voldemort. Lucius ! apporte moi donc l’un de ces rouquins.
Ginny devint blême mais ne put esquisser un mouvement. Relevant la main vers elle, Voldemort la plaqua au mur sans même la toucher. De son autre main, il dirigeait déjà sa baguette vers Bill, que Malefoy traînait à ses pieds en le maintenant par les cheveux.
- Mourir sous la torture, fit Voldemort d’une voix mauvaise, ne me pose aucun problème.

Avant de se tordre de douleur sous le sort du mage noir, Bill encouragea sa sœur à ne pas céder, à rester digne jusqu’à la mort.
Ginny ferma les yeux en tournant la tête pour ne plus voir le corps de son frère convulser de douleur sous le regard avide de Malefoy, mais ses cris lui parvenaient encore.
Voldemort releva finalement sa baguette, laissant un Bill essoufflé et recroquevillé à ses pieds, incapable d’ébaucher la moindre défense. Malefoy ne jugeait d’ailleurs plus nécessaire de le maintenir et s’éloigna de quelques pas.
- alors, reprit Voldemort en obligeant à nouveau Ginny à lui faire face d’un signe, ce marché ne t’intéresse toujours pas ?

Bill émit un gargouillement inaudible, mais elle savait parfaitement qu’il lui enjoignait de maintenir sa décision.
Voldemort leva à nouveau sa baguette et lui infligea un nouveau doloris au cours duquel Bill cessait parfois de hurler, le souffle littéralement coupé par la douleur. Ginny posait alors sur lui un regard angoissé, persuadée que son cœur venait de céder à tant de souffrance.
- arrêtez, murmura-t-elle enfin. Je vous en prie, stop.
Ron hurla un « non » déchirant en dévorant sa sœur du regard tandis que le Lord Noir affichait un sourire carnassier.
Il replaça sa baguette sur le front d’une Ginny tremblante et poursuivit.
- tu seras à moi, corps et âme…

L’insistance avec laquelle il avait prononcé ces mots et la façon dont il examina lentement les courbes de la jeune femme du regard provoqua un haut le cœur chez Hermione et fit se recroqueviller Ginny sur elle-même.
La pression qu’il infligea sur son front la força cependant à rester debout et elle ferma les yeux.
- et en échange, je consens à laisser vivre… cette engeance qui te sert de fratrie… fit Voldemort d’un ton écoeuré.
Fred et Georges l’arrosèrent d’insultes mais les mangemort chargés de leur surveillance se chargèrent de les ramener au calme avec efficacité.

- refuse Ginny, gargouillait Bill tandis que Ron secouait frénétiquement la tête pour encourager sa sœur sur cette voie.
Voldemort ne leur accorda pas le moindre regard.
- je te laisse trente secondes. Poursuivit-il. C’est plus que je n’en ai jamais accordé à quiconque.
Goyle approuva d’un mouvement de tête avant de se figer sous le regard dur de Lucius.
- refuse. Répéta Bill. Tu n’as pas idée de tout ce qu’il te fera subir si tu acceptes…
- et toi, ajouta Voldemort d’une voix mauvaise en se tournant vers lui, tu n’as pas idée de ce que je TE ferai subir si elle refuse… tu devrais plutôt réfléchir à ça.
- je ne vous laisserai pas ma sœur, monstre. Souffla Bill en se tournant vers lui sans pouvoir se lever cependant.
Voldemort leva sa baguette au dessus du sorcier et Bill serra les dents, prêt à recevoir le sort qu’il espérait mortel, pour ne plus avoir à endurer cette torture.

- je suis d’accord ! intervint Ginny, suspendant le geste du sorcier sous le hurlement de ses frères, de Neville et d’Hermione. J’accepte… sous certaines conditions.
Le regard de Voldemort vrilla le sien, mais Ginny était convaincue de ne pas vouloir ni pouvoir céder. Elle donnerait sa vie à ce prix là seulement, ou elle mourrait avec eux.
- dis toujours. Questionna Voldemort.
- vous avez dit que vous les laisseriez vivre…
Voldemort approuva d’un signe de tête
- mais rien ne me garantis que vous ne les retiendrez pas prisonniers pour leur faire subir…ça…
Voldemort éclata d’un rire froid
- en effet, c’est une idée… fit-il en la fixant.
- je veux qu’ils soient libres et que vous me donniez l’assurance qu’ils ne seront pas poursuivis ou torturés… même une fois sortis d’ici. Même dans une semaine ou dans trois. Tous…

- et bien, fit Voldemort en approchant d’elle, on n’a peur de rien…
- j’accepte à cette condition. Aucune autre… soutint Ginny.
La jeune femme pensait à juste titre que sans cette assurance, rien ne servirait de se sacrifier. Offrir à ses frères et amis un sursis n’était pas une cause suffisante pour que sa vie s’achève aujourd’hui dans ce temple en ruine.
- très bien. Murmura Voldemort au bout de longues secondes silencieuses. Ils repartent tous, et personne n’ira les chasser jusque dans leur… trou…. En revanche, je m’accorde le droit de me défendre s’ils viennent rôder autour de mes terres… ajouta-t-il d’une voix cynique.
Il envoya à nouveau Bill glisser contre le mur opposé de la pièce d’un geste de la main qu’il tendit ensuite à Ginny.

- un serment sorcier… ça signifie qu’une fois ce pacte conclu, tu ne pourras plus t’en défaire. Il te sera impossible de revenir sur ta décision.
Ginny tendit la main à son tour, tandis que la voix de Voldemort lui parvenait par-dessus les cris de ses amis.
-…à moi corps et âme. Tu céderas au moindre de mes désirs et satisferas tous mes caprices…
Le contact de sa paume contre celle du sorcier provoqua une onde électrique qui lui tira un bref cri de douleur. L’instant d’après, elle distinguait le sourire vainqueur de Voldemort.
- voyons un peu, fit-il, si ta leçon est sue…

Il approcha à nouveau d’elle et enserra sa gorge de sa main.
- si tu fermes les yeux, si tu as le malheur de ciller… je romps ce contrat et tu les verras tous mourir les uns après les autres…. Sous des sorts que tu n’imagines même pas.
Ginny eut à nouveau l’impression que son cerveau allait imploser ou bien que ses yeux tentaient de s’extraire de leurs orbites. Malgré la douleur lancinante, elle maintenait ce contact avec Voldemort, se forçant à garder les paupières ouvertes malgré la douleur.
Bientôt, elle sentit qu’elle ne pourrait plus soutenir cette souffrance très longtemps et enserra de ses mains le bras du sorcier dans un mouvement réflexe pour se concentrer sur son but : garder les yeux ouverts.
- je vous en prie, supplia-t-elle d’une voix presque inaudible. Ça fait mal. arrêtez…s’il vous plait

Après quelques secondes supplémentaires au cours desquelles Ginny fut certaine de perdre la raison, Voldemort relâcha son étreinte et détourna le regard, libérant la jeune femme qui s’effondra au sol.
Il la releva ensuite en enserrant sa taille et se tourna vers ses fidèles.
- on rentre ! il y a .. tant de choses à faire….
Tous transplanèrent en riant sous les hurlements de douleur et d’impuissance de ceux qu’ils laissaient là et Bill s’évanouit de souffrance tant morale que physique à l’instant même où le regard du Lord Noir croisait le sien.
Tout, dans ces yeux, signifiait que Le Seigneur des Ténèbres vivait comme une bénédiction le fait de pouvoir laisser six jeunes gens pleurer leur sœur et amie en imaginant quel genre de caprice il pourrait vouloir assouvir.

La vie de Ginny prenait fin, pour que la leur continue.
A présent, pour elle, commençait celle de la servante du Seigneur des Ténèbres.

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